<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969</id><updated>2011-07-08T03:40:41.275+02:00</updated><category term='Visites'/><category term='Lectures'/><category term='Humeurs'/><category term='Flâneries'/><category term='Colères'/><category term='Expositions'/><category term='Analyses'/><title type='text'>Clio-blogueuse</title><subtitle type='html'>« Le savant, en songeant que la vie universelle est suspendue tout entière à la floraison de l’individualité des personnes, devrait considérer avec une modestie quelque peu jalouse le labeur de l’artiste, si lui-même, en imprimant nécessairement son cachet personnel à la conception générale des choses, ne lui donnait toujours un prix esthétique, vraie raison de sa pensée. » 
Gabriel Tarde, Les lois sociales</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>50</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-8643550937181424742</id><published>2010-04-10T21:07:00.001+02:00</published><updated>2010-04-10T21:09:21.970+02:00</updated><title type='text'>ça déménage...</title><content type='html'>Clioblogueuse a déménagé...&lt;br /&gt;De Blogger à Wordpress...&lt;br /&gt;nouvelle adresse&amp;nbsp; : &lt;a href="http://www.clioblogueuse.com/"&gt;http://www.clioblogueuse.com/ &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Merci google...&amp;nbsp; &lt;br /&gt;See you later&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-8643550937181424742?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.clioblogueuse.com/' title='ça déménage...'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/8643550937181424742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=8643550937181424742&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/8643550937181424742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/8643550937181424742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2010/04/ca-demenage.html' title='ça déménage...'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-1103516893791509862</id><published>2010-04-08T01:59:00.000+02:00</published><updated>2010-04-08T01:59:46.508+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>De sources et de journalisme...</title><content type='html'>Souvent les jeunes étudiants-chercheurs, me demandent d’expliquer la différence entre «&amp;nbsp;sources&amp;nbsp;» et bibliographie. Je leur explique que ce n’est pas, contrairement à ce qu’ils croient spontanément, une différence entre «&amp;nbsp;documents manuscrits&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;documents imprimés&amp;nbsp;», ou entre document anciens et documents récents. La différence est à placer dans la manière de traiter de l’information. La bibliographie analyse&amp;nbsp;; la source est à analyser. La frontière est infime parfois, et, comme Lucien Febvre n’a cessé de le faire observer, cela fait partie du travail de l’historien de faire le partage entre l'un et l'autre et de constituer ses sources. &lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/S70UwIVxHeI/AAAAAAAACGw/Vd7cRBsxjOs/s1600/renderCover.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/S70UwIVxHeI/AAAAAAAACGw/Vd7cRBsxjOs/s200/renderCover.jpg" width="140" /&gt;&lt;/a&gt;A preuve cet article très intéressant, trouvé lors d’une recherche autour du terme «&amp;nbsp;technicité&amp;nbsp;». Son titre &amp;nbsp;: Technicité intellectuelle et professionnalisme des journalistes. Ses auteurs &amp;nbsp;: Gérard Cornu, et Denis Ruellan. Il est paru en 1993, il y a presque dix ans donc, dans la revue &lt;i&gt;Réseaux&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Alors source ou bibliographie &amp;nbsp;? Bibliographie, si l’on travaille, de fait, par exemple, sur la technicité. Mais source, si on se place d’un point de vue d’histoire du journalisme… et que l’on cherche à comprendre l’extraordinaire dépréciation d’une profession qui fut, historiquement, l’un des piliers de la construction démocratique. &lt;br /&gt;Voici en effet ce qu’on y apprend &amp;nbsp;: &lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/S70Uykxrr3I/AAAAAAAACHA/0pduZdf8DPo/s1600/RadioPreparation1918.gif" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/S70Uykxrr3I/AAAAAAAACHA/0pduZdf8DPo/s320/RadioPreparation1918.gif" /&gt;&lt;/a&gt;La rationalisation des pratiques journalistiques a pris son essor dans les années 30. Le mouvement de rationalisation, parti du point aval de la chaîne c'est-à-dire de la diffusion de l’information auprès du public a été le premier moteur d'une réorganisation rationnelle de la production d’information. « Au-delà de l'intuition d'un Hearst ou Pulitzer, se sont développées dans le courant du XXe siècle, les outils de la psychologie sociale et du marketing, qui ont achevé de consolider, mais peut-être aussi de dévoyer, cette fonction de communication devenue la pièce centrale du processus de rationalisation. » Les techniques d'écriture mise au point dans les années 50 ont été largement enseignées dans les écoles de journalisme : étude sur les mécanismes de la lecture et de la mémoire, détermination de la lisibilité des textes, élaboration de règles de règles d'écriture. «&amp;nbsp;Au rapport chronologique entre l'écriture et la lecture s'est substituée un rapport contrôlé ou la finalité de la lecture déterminée donnait les moyens d'une écriture efficace. » Dans le même temps, la chaîne opératoire de la mise à disposition de l’information s’étoffait et se compliquait. Le journaliste, homme de presse, puis de radio, de cinéma, de télévision enfin, devenait un utilisateur de technologie, collaborant avec les technicien de l’imprimerie, du son, de l’image, en régie…, pour mener à bien ce qu’il considérait sa spécificité, la production d’«&amp;nbsp;un sens premier et précaire sur le réel en train de se faire ». Un sens qu’il ne s’agissait plus simplement de donner, mais de donner de manière à être à coup sûr compris, entendu. Telle fut la première forme de technicisation intellectuelle de ce métier, que renforça l’évolution technologique. On eut donc, alors, d’un côté le journaliste envisagé comme un donneur de sens, de l’autre, les techniciens envisagés comme les médiateurs de cette mise à disposition de ce sens. &lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/S70Uwl_9wbI/AAAAAAAACG4/2NKM47WK3JU/s1600/G69461444374952.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/S70Uwl_9wbI/AAAAAAAACG4/2NKM47WK3JU/s320/G69461444374952.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Le «&amp;nbsp;procédé angulaire&amp;nbsp;» fut l’étape suivante. Ebauchée dans les années trente aux états-Unis (c’est encore la «&amp;nbsp;Story&amp;nbsp;»), elle apparut dans dans les manuels de journalisme dans les années 70 en France. L'angle suppose de choisir un éclairage, un fil conducteur. Par exemple, on décompose le traitement d'un sujet complexe en plusieurs papiers articulés chacun à partir d'un angle différent. Et cela rejaillit sur la composition dans la mesure où il est plus simple d'écrire des textes dont l'effet est prédéfini. En d’autres termes, le processus de rationalisation, de «&amp;nbsp;technicisation de l’écriture&amp;nbsp;» (on aurait dit au XVIe siècle de «&amp;nbsp;réduction en art&amp;nbsp;») bascula de l'amont vers l'aval. Après avoir essayé de rationaliser la manière de rendre publique la parole, on chercha à rationaliser la manière de se saisir du sens. Fait intéressant, la pratique angulaire anticipe sur la cohérence, elle l’impose en quelque sorte, en partant du postulat que sans cohérence initiale, il ne peut y avoir de lisibilité.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Le point de vue «&amp;nbsp;angulaire&amp;nbsp;» n’est pas sans poser problème, en particulier pour les enquêtes de terrain, lorsque l'angle se trouve déterminé par la rédaction, avant l’enquête. Outre que cela ne manque pas d’orienter les observations, cela pose un dilemme au journaliste, lorsque, sur le terrain, il découvre des données opposées à l'angle adopté. Les arguments majeurs devinrent la pertinence et l’honnêteté &amp;nbsp;: à défaut d'être objectif au moins soyons honnêtes.&amp;nbsp;», ce qui traduisait une modification des valeurs au sein d’une profession qui refusait de se considérer comme un vulgaire complément de la chaîne matérielle d'information, et privilégia en réaction la possibilité d'effectuer un choix personnel subjectif entre plusieurs formes de traitement du même réalité. Le nouveau système de valeurs privilégia l’expérience en lieu et place de l'objectivité. Les critères mis en avant pour faire accepter la méthode nous sont biens connus, puisqu’ils fondent le journalisme actuel&amp;nbsp;: accessibilité ; adaptation aux intérêts ou connaissances du public visé ; pertinence et originalité. Il en est résulté un journalisme « soucieux de spécificité plutôt que de représentativité.&amp;nbsp;» Un journalisme de la paraphrase, aussi... &lt;br /&gt;Le piège ne tarda pas à se refermer. Dans les années 80, le nombre de journalistes augmenta et celui des techniciens se réduisit, du fait de l’évolution technologique &amp;nbsp;: le journalisme absorba la fonction technique par le biais du traitement de texte et de la miniaturisation ; puis, fort de sa maîtrise technique de l’information, amont et aval, il colonisa les territoires neufs de la communication. Les journalistes se mirent à «&amp;nbsp;faire des ménages&amp;nbsp;», c’est-à-dire à animer de faux colloques, à   rédiger des rapports d’entreprise, à faire du publi-reportage du journalisme institutionnel etc. Avec, à la clé, une&amp;nbsp; inversion de la relation information / marketing. Dans les années 30, le marketing se nourrissait des recherches faites par les journalistes pour «&amp;nbsp;faciliter&amp;nbsp;» la réception. Cinquante ans plus tard, les journalistes se transformaient en professionnels du marketing intellectuel et de la communication. Dans le même temps, le journalisme d’opinion poursuivait certes son activité, mais&amp;nbsp; en se retranchant de plus en plus derrière le point de vue d’ «&amp;nbsp;experts&amp;nbsp;» et d'hommes de science. &lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/S70U1JP6WEI/AAAAAAAACHI/oFGeuCU7yiY/s1600/efficross.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/S70U1JP6WEI/AAAAAAAACHI/oFGeuCU7yiY/s320/efficross.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Voilà donc, évolution technologique aidant, comment une profession a perdu sa spécificité. C’est ce qu’apprend l’article, à l’aune de l’évolution actuelle, bien qu'il ne l'explique pas. Je m’explique. Pour être journaliste auparavant, il fallait savoir conjuguer une capacité d’ordonnancement de la pensée, à partir de faits bruts, et une capacité à maîtriser une chaîne opératoire technique, celle de la presse, de la radio, de la télévision, etc. ; il fallait savoir dialoguer avec les faits et avec les techniciens et combiner son expression avec les contraintes imposées par ces chaînes opératoires. L’outil informatique a modifié cette réalité en mettant à la portée de tous, la capacité à s'exprimer publiquement. Entre la donnée brute et le public la chaîne opératoire n'a plus de raison d'être. Fin du monopole. L’article montre, malgré lui, comment le journaliste a contribué à l’évolution : en privilégiant la spécificité, l’originalité, la pertinence et l’honnêteté sur l’objectivité, il s’est dépouillé du critère essentiel de différenciation professionnelle, et donné à un public parfaitement au fait de la rhétorique, les outils intellectuels pour user de la révolution informatique… Car, comme chacun sait, la spécificité, l’originalité, la pertinence et l’honnêteté, le «&amp;nbsp;bon sens&amp;nbsp;» disait Descartes, sont les choses du monde les mieux partagées…&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/S70bFnNmPUI/AAAAAAAACHQ/fOirv4TQags/s1600/descartes716593.vignette.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/S70bFnNmPUI/AAAAAAAACHQ/fOirv4TQags/s320/descartes716593.vignette.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quant aux techniques de communication, elles ne spécifient plus la profession. Ainsi, des deux manières d'envisager le journaliste &amp;nbsp;: comme un informateur utilisant des moyens techniques ; comme un technicien valorisant des moyens techniques en leur injectant du sens - la première s’est totalement banalisée&amp;nbsp;; la seconde s’est développée :&amp;nbsp; la presse gratuite, qu’est-ce si ce n’est un média de marketing auquel on donne un surplus de sens &amp;nbsp;? &lt;br /&gt;Il reste l’objectivité…&amp;nbsp; dont on sait qu’elle est totalement antinomique d’avec le marketing. Et donc, sans valeur marchande…&lt;br /&gt;Les sources sont parfois cruelles… &lt;br /&gt;(Cornu et Ruellan. Technicité intellectuelle et professionnalisme des journalistes. &lt;i&gt;Réseaux&lt;/i&gt; (1993) vol. 11 (62) pp. 145-157)&lt;br /&gt;blogs connexes :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/04/10/"&gt;Internet &amp;amp; Opinions&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href="http://radiopub.unblog.fr/tag/medias/%20"&gt;Radiopub, le blog de Michel Colin&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href="http://windowonthemedia.com/2008/07/histoire-objectivite-journalistique/"&gt;Window on the media&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://mlikahamdi.unblog.fr/"&gt;Philosophie des mathématiques&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Sources :&lt;br /&gt;&lt;a href="ttp://arcweb.archives.gov/arc/action/ExternalIdSearch?id=533480&amp;amp;jScript=true"&gt;arcweb.archives.gov  (USA)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/issue/reso_0751-7971_1993_num_11_62"&gt;www.persee.fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-1103516893791509862?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/1103516893791509862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=1103516893791509862&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/1103516893791509862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/1103516893791509862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2010/04/de-sources-et-de-journalisme.html' title='De sources et de journalisme...'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/S70UwIVxHeI/AAAAAAAACGw/Vd7cRBsxjOs/s72-c/renderCover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-854166209811657511</id><published>2009-04-06T02:40:00.009+02:00</published><updated>2009-04-06T04:59:41.065+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Visites'/><title type='text'>Industrial Heritage in Mexico City</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 1. La Plaza Loreto à Mexico City&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdliFMfA1pI/AAAAAAAABCA/q7bfHFwyVKQ/s1600-h/IMG_0546.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 272px; height: 204px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdliFMfA1pI/AAAAAAAABCA/q7bfHFwyVKQ/s320/IMG_0546.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321392276105123474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdliEyw-dYI/AAAAAAAABB4/xHynVdU4838/s1600-h/IMG_0544.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 274px; height: 205px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdliEyw-dYI/AAAAAAAABB4/xHynVdU4838/s320/IMG_0544.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321392269201143170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdliETu12sI/AAAAAAAABBw/_I17DXo4H7o/s1600-h/IMG_0542.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 258px; height: 193px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdliETu12sI/AAAAAAAABBw/_I17DXo4H7o/s320/IMG_0542.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321392260870691522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdlrASAAV5I/AAAAAAAABCg/iK6-JXWWLTY/s1600-h/IMG_0550.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 320px; height: 195px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdlrASAAV5I/AAAAAAAABCg/iK6-JXWWLTY/s320/IMG_0550.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321402087290984338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En mission au Mexique pour deux semaines pour le &lt;a href="http://epi.univ-paris1.fr/tpti"&gt;master Erasmus Mundus TPTI&lt;/a&gt;, je découvre grâce aux collègues mexicains de l'UNAM, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=w3oztyygOkw"&gt;Sergio Niccolai&lt;/a&gt;  et Norma Susana Ortega, la très réhabilitation de la fabrique de papier Loreto y Pena Sobre. L'endroit, connu maintenant sous le nom de &lt;a href="http://www.soumaya.com.mx/contactanos/ploreto.html"&gt;Plaza Loreto&lt;/a&gt;, se situe entre les avenues Revolucion et Rio Magdalena. Réhabilitation impertinente au regard des critères européens : privée, ô combien, puisque l'oeuvre de Carlos Slim, la première fortune mondiale (selon un classement qui n'est pas de Shangai), commerciale à souhait, mais aussi culturelle en diable, et remarquablement agencée. On y trouve des magasins, des cinémas, un gymnase, et... le &lt;a href="http://www.latribunedelart.com/Nouvelles_breves/Breves_2008/05_08/Acquisitions_Soumaya_842.htm"&gt;musée Soumaya&lt;/a&gt;, qui abrite, entre autres, la plus importante collection d'oeuvres de Rodin en Amérique Latine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'endroit est passant, accueillant, populaire, agréable aussi au regard du climat. Il est aussi documenté historiquement, avec le maintien volontaire des structures des anciens ateliers, et dans la cafétéria, d'une machine à papier éponyme du site.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdljDT3INTI/AAAAAAAABCQ/yE-uIP0OcoI/s1600-h/IMG_0548.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 247px; height: 227px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdljDT3INTI/AAAAAAAABCQ/yE-uIP0OcoI/s320/IMG_0548.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321393343237207346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdljDXzyUYI/AAAAAAAABCY/pT9ZEBGqFWQ/s1600-h/IMG_0549.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 305px; height: 229px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdljDXzyUYI/AAAAAAAABCY/pT9ZEBGqFWQ/s320/IMG_0549.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321393344296931714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'usine, en effet, qui a fonctionné près de 80 années, de 1906 à 1986, fut l'une des plus grandes usines à papier d'Amérique Latine. Son fondateur : Alberto Lenz, venu d'Allemagne, arrivé au Mexique en 1890. Encore qu'il ne s'agisse pas exactement d'une fondation : un moulin à papier l'avait précédé de 1760 à 1882 (Victoria Novelo, "Fabricas de Papel",&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Arqueologia de la Industria en Mexico&lt;/span&gt;, Museo Nacional de Culturas Populares, Coyoacan, 1983 ou 1984).  La réhabilitation a fait évoluer le site de friche industrielle en lieu commercial et culturel, sans détruire bien au contraire, la trace de l'activité industrielle. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdljDAhX1kI/AAAAAAAABCI/jG8NVLZPz0E/s1600-h/IMG_0545.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 144px; height: 192px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdljDAhX1kI/AAAAAAAABCI/jG8NVLZPz0E/s320/IMG_0545.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321393338045683266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Carlos Slim a réhabilité d'autres sites de cette manière. A tout prendre : n'est-ce pas du "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;win-win&lt;/span&gt;", comme on dit aujourd'hui... ? Dans une ville,  il est vrai, forte de vingt millions d'habitants et dont l'économie foncière dépend, entre autres, d'une géologie et d'un environnement volcanique avec une activité sismique marquée qui rend difficile la multiplication des buildings ... &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdlrBNwUhwI/AAAAAAAABC4/X_iBziebci8/s1600-h/IMG_0554.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdlrBNwUhwI/AAAAAAAABC4/X_iBziebci8/s320/IMG_0554.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321402103331325698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pourquoi "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;win-win&lt;/span&gt; ? Parce que affirmation des racines entrepreneuriales après le virage "post-industriel"; affirmation quasi à l'ancienne, dans la lignée de l'évergétisme, d'une puissance entrepreneuriale qui "offre" au public un lieu d'emplettes, de loisir et de culture.. ; et prise en charge du lieu par le public qui s'y plaît et le rend vivant. On ne visite pas Rodin, on le côtoie, en allant au cinéma, dans une ambiance "post-industrielle". L'impertinence est là. Qu'un entrepreneur, richissime de surcroît, valorise son patrimoine, dans tous les sens du terme, avec un zeste de mécénat, ne manquera pas, chez tout bon français, d'engendrer soupçon et méfiance. Qu'importe. Il est agréable d'imaginer qu'un lieu puisse exister, ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;anywhere out of the world&lt;/span&gt; ?") où un entrepreneur considère que ce qui compte  de l'argent qu'il amasse, c'est aussi la valeur  que lui donnent le social et le patrimonial - au sens public, cette fois.... On se prend à rêver aussi de ce qu'aurait pu donner autour de l'Ile Seguin une réhabilitation élégamment orchestrée par Renaut et Pinault, où le "doux commerce" (et non le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;marketing&lt;/span&gt; effréné) aurait côtoyé l'art contemporain, le sport, le cinéma et la douceur d'un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;patio&lt;/span&gt; à l'ancienne... Hélas, l'élégance nous a quittés... A coup sûr, l'histoire s'écrira plus tard, des virages ratés de ce qui (re?)devient chaque jour un peu plus l'"Etat français"...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-854166209811657511?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/854166209811657511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=854166209811657511&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/854166209811657511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/854166209811657511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2009/04/industrial-heritage-in-mexico-city.html' title='Industrial Heritage in Mexico City'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SdliFMfA1pI/AAAAAAAABCA/q7bfHFwyVKQ/s72-c/IMG_0546.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-8630513692049119640</id><published>2009-01-01T18:07:00.013+01:00</published><updated>2009-01-01T20:38:16.981+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Le Patrimoine, antidote de la disparition ?</title><content type='html'>La disparition nous environne.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s1600-h/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 320px; height: 248px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s320/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286405887674301762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Elle est partout : disparition propre à la nature humaine que ce soit après vieillesse, maladie, accident ou par fait de guerre déclarée ou larvée, ou encore cette sorte de disparition impensable et néanmoins multipliée, qui prend forme d'éradication, de génocide et blesse en leurs tréfonds des pans entiers de civilisation, de culture, de peuples  et de nations; disparition provoquée par une brutalité de la nature, tremblement de terre, tsunami, irruption volcanique; celle, à l'endroit de la nature, venue de l'activité de l'homme avec le vivant qui s'amenuise, les espèces végétales, animales des plus étranges aux plus communes. Celle enfin, fruit de l'activité humaine qui met fin à l'activité humaine : disparition depuis trois décennies de pans entiers du tissu productif en Europe, agriculture et industrie avec, en France, un tissu productif qui, à force de s'élimer, présente une transparence proche de la rupture...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    Singulière ou totale, la disparition est, en quelque sorte, le destin de l'humanité. C'est un fait anthropologique, que l'humain spontanément prend et traite tel depuis qu'il construit son humanité  Depuis la nuit des temps, il met en oeuvre ce qui lui permet de faire face et de le dépasser. Moyens matériels qu'il décline en fonction de la complexité du monde dans lequel il vit : totems, tombes, monuments commémoratifs ; moyens immatériels, récits, méta-récits, poèmes, tragédies qu'il élabore, qu'il transmet comme tombeaux d'un autre genre. L'homme s'est doté de fonctions mémorielles et de fonctions imaginatives qui le distingue des autres êtres vivant et, on le sait maintenant, qui fondent son humanité bien plus que l'outil matériel. Le développement de la fonction métaphorique, qui est l'un des apprentissages essentiel de l'enfant, donne à l'homme les moyens de tisser les chaînes de l'avenir en usant des trames du passé. Dire, avec Arnold Von Genep que tout mythe est mythe des origines quoiqu'on sache aujourd'hui que le mythe est en perpétuel renouvellement, c'est détecter cette capacité humaine à poursuivre l'aventure en réactualisant incessamment le passé.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s1600-h/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 162px; height: 126px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s320/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286405887674301762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Qu'en est-il, alors, en ce monde où les méta-récits collectifs semblent ne plus devoir fonctionner ? L'écart s'est progressivement accru entre une conscience de plus en plus aiguë de la disparition et l'évanescence des outils habituels, des modalités ancestrales de sa gestion. La disparition par un singulier retournement, a fini par porter  sur les moyens qu'avait construit l'humain pour l'affronter.  En regard, toutefois, des formes conscientes d'historicité ont émergé. Historicité... Le concept, vulgarisé par François Hartog  dans son ouvrage &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Régimes d'Historicité. présentisme et expériences du temps&lt;/span&gt;, a été élaboré entre XIXe et XXe siècle par de grands philosophes : W. Dilthey, M. Heidegger, H. G. Gadamer et P. Ricoeur.  L'historicité c'est d'abord le caractère de ce qui est historique, par rapport à ce qui ne l'est pas (&lt;a href="http://www.philo.umontreal.ca/prof/jean.grondin.html"&gt;Jean Grondin&lt;/a&gt;, professeur à l'Université du Québec à Montréal, en propose une définition claire et bien utile dans le &lt;a href="http://www.puf.com/wiki/Dictionnaire:Dictionnaire_des_sciences_humaines/Hans-Georg_GADAMER"&gt;Dictionnaire des sciences humaines&lt;/a&gt;). Le terme dans ce cas renvoie à la positivité du fait en tant que certitude de la survenue de l'événement. Comment, toutefois juger de ce qui est historique par rapport à ce qui ne l'est pas ? Difficile problème, dont Lucien Febvre traite abondamment lorsqu'il explique que l'"historien fabrique ses sources", et que "les archives ne sont pas des greniers à faits" (&lt;a href="http://classiques.uqac.ca/classiques/febvre_lucien/Combats_pour_lhistoire/Combats_pour_lhistoire.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Combats pour l'Histoire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;).  Chacun intuitivement, distingue ce qui est historique et de ce qui ne l'est pas. Mais il est moins aisé de comprendre que cette distinction évolue, qu'elle se modifie en fonction d'une multiplicité de facteurs, au rang desquels le vécu, l'expérience, individuelle et sociale. La compréhension, individuelle ou collective, que l'être se fait du monde évolue, et l'amène en retour,  individuellement ou collectivement, à revisiter le passé, à le ré-interpréter. Cette aptitude à à la ré-interprétation des faits, en fonction ou sous le coup d'expériences nouvelles, différentes, conduit directement au deuxième sens du terme : historicité. L'être humain, en tant qu'être pensant, en temps qu'être interprétant, en tant qu'être symbolisant, est historique par essence. L'homme évolue dans et par une triple temporalité : celle de son existence, individuelle, celle du contexte dans lequel il évolue, celle des représentations qui l'animent, auxquelles ils se heurtent.  Il est revenu à Hans-Georg Gadamer (1900-2002) d'explorer et de définir cette historicité, dans son ouvrage &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vérité et méthode&lt;/span&gt;, paru en 1960. A l'instar de ce qu'expliquait déjà Lucien Febvre,  Gadamer y rappelle la nécessité qu'il y a pour l'historien d'employer une méthode qui l'aide à tenir en échec ses préjugés historiques. Parce que "toute compréhension se trouve aiguillée par des anticipations de sens (ou des préjugés)." Parce que "toujours fusionnent les horizons de l'interprète et de la chose à comprendre." En clair, l'historien se doit sans cesse de démêler entre sa propre historicité - ce contexte individuel, familial, sociétal duquel il reçoit ses outils de pensée et à partir duquel il en forge d'autres, et l'historicité de son objet : ces outils de pensée qui s'offrent ou s'offraient au sujet qu'il étudie, dans le temps et le lieu que ce sujet habitait. Car la traversée du temps et sa compréhension ne sont pas les mêmes selon les endroits, selon les sociétés.&lt;br /&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà pourquoi François Hartog a raison de faire de la notion de « régime historique » cet instrument heuristique qui permet de s'interroger sur les modes d'articulation des trois catégories du passé, du présent et du futur..., en partant des catégories elles-mêmes, et de la façon dont leurs articulations ont varié selon les lieux et les époques."  (&lt;a href="http://www.vox-poetica.org/entretiens/hartog.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vox-poetica&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, entretien avec Annick Louis). Mais, tout à son souci d'y raccrocher l'autre concept de présentisme qui lui est propre, il n'évite pas l'aporie, en limitant l'approche à une modalité d'inscription dans l'histoire en instituant par contre-coup, une a-historicité de l'histoire elle-même... L'historicité est au contraire la modalité d'être de l'humain, cette condition qui le relie inéluctablement au temps, d'abord et avant, temps de son passage dans le monde. La relation passé/présent/avenir est un fait anthropologique massif. Si l'historicité est à la fois le fondement de la condition humaine, son être-au-monde,  et les modalités de son expression, son étude renvoie à la manière dont un peuple élabore sa relation à la temporalité, la manière dont une nation, un clan, une ethnie comprend, élabore, recompose sa vision du monde. Toute société humaine s'inscrit dans deux histoires, celle qu'elle subit et celle qu'elle élabore. C'est cette dernière qui la définit et qui exprime sa relation à la temporalité. Elle est universelle dans son fonds, mais contingente dans sa forme. Elle est ce lieu, cet espace mental où dans un temps, à un moment donné, un groupe, un établissement humain au sens anthropologique du terme, déroule, élabore sa relation à la temporalité, sans obligatoirement la régir : relation passive plus souvent qu'active, vécue comme un héritage, avec la force d'évidence que présente une relation au monde, et dans lesquels interfèrent l'individu, la société et les représentations qui les animent. L'historicité est donc moins un ensemble de règles, de facteurs qui caractérisent le fonctionnement, le cours de quelque chose que le lieu d'interactions dynamiques d'instances parfois conflictuelles. C'est davantage une topique qu'un régime. &lt;br /&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s1600-h/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 153px; height: 120px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s320/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286405887674301762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quoiqu'il en soit, régime ou topique, un point fait consensus : les modalités de l'historicité dans notre société, se sont récemment modifiées. Tout au long du XIXe siècle et jusqu'après la seconde guerre mondiale, la science historique a été l'outil majeur d'inscription des sociétés européennes dans leurs temporalités. On parlait du sens de l'histoire et on y croyait. Ce moment est passé. Une topique nouvelle est apparue dans les années 1980, qui s'est généralisée irrésistiblement. La temporalité du monde s'appréhende désormais au moyen du tryptique histoire/mémoire/patrimoine, quoique ce soit le plus souvent dans une semi-conscience. Le patrimoine industriel, l'un des premiers objets déclarés de l'approche patrimoniale, s'est trouvé pris d'emblée, en dynamique et en tension, dans ce triptyque, dans cette topique. Voilà pourquoi, conformément à l'enseignement de L. Febvre et à celui des philosophes, on ne peut comprendre ce qui entre en jeu dans le patrimoine industriel sans avoir au préalable défini chacune des instances qui en constitue le fondement, sans les avoir situé les unes par rapport aux autres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;               La mémoire, tout d'abord, sans quoi il n'y a ni société humaine, ni passé. Ses fondements sont biologiques. Que son origine soit génique ou neuro-chimique, elle est cette faculté que possède le vivant à garder traces, à répéter, à transmettre. Un grand singe sait organiser ses actes en fonction d'un besoin futur, il peut tenir compte de circonstances absentes. Et sa capacité d'adaptation ne repose pas seulement sur la mémorisation induite par l'acte. Il agit en intégrant ce que sait autrui : il sait agir collectivement. Mais il ne peut évaluer l'inobservable, il ne peut par exemple, imaginer un mécanisme. Et quand il coopère, il ne cherche pas à informer; il ne montre pas. "Expliquer l'observable par l'inobservable serait donc une spécificité humaine" (Thierry Bernard, &lt;a href="http://www.pourlascience.com/index.php?ids=IkfHuiWRSqTncmziUCdq&amp;amp;Menu=Pls&amp;amp;Action=3&amp;amp;idn3=6180"&gt;La raison des singes&lt;/a&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour la Science&lt;/span&gt;, octobre 2007). Expliquer, c'est-à-dire développer une conception du monde et la transmettre,  en mettant en jeu l'absence et le souvenir commun, caractérise l'humain. La mémoire, par essence, relève de l'anthropologie. Elle donne à l'homme cette capacité de symbolisation, qui est dans son fondement, une capacité à figurer l’absent, à se le représenter par des artefacts. Ces artefacts sont matériels, concrets, palpables ; ce sont aussi, conjointement ou de manière complémentaire des artefacts de pensée, comme les mythes, les épopées,  régulièrement mises en scène, rejoués dans des cérémonies collectives. L’absent ainsi représenté, ce sont les ancêtres, ce sont les territoires d’où la tribu, la clan, le groupe, la famille est originaire et qu’elle a dû quitter. Ces cérémonies mémorielles peuvent aussi servir à ramener en mémoire la mesure du territoire que l’on domine, ses réalités et ses dangers, ou encore, à faire vivre le territoire donné dans la totalité de ses dimensions, utilitaires et sacrées,. matérielles et fantasmatiques. Un exemple célèbre et saisissant de cette inscription mémorielle de l'identité physique d'un peuple et de son territoire, ce sont les "songlines", les "pistes chantées" aborigènes à la fois la descriptiond'un chemin pour le voyage à pied, et récit mythique narrant la création de chemin dont tout membre de tribu détient un couplet en mémoire.  La mémoire intervient de plusieurs manières dans les actions humaines : d'elle dépend la transmission, qui fut d'abord orale rappelons-le, et la formation identitaire ; elle autorise la mobilisation du passé pour penser le futur, qui est en soi scandaleux,  risqué puisqu’il s’agit d’oser défier, aller vers l’inconnu ;  elle autorise l'élaboration et la re-élaboration des identités, dans une recomposition où le couple mémoire/ oubli joue autant que la mémoire seule.  Oublier fait partie du travail de mémoire, et souvent de l'oubli, naît la re-mémoration. Un travail que que l'excès de commémoration peut étouffer. Voilà pourquoi, il n'est pas judicieux de parler de « devoir de mémoire ». Il faudrait plus exactement parler du devoir de laisser se faire le travail de mémoire. Le pire qui puisse arriver en effet, n'est pas l'oubli, c'est le déni. &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Joël Candau, dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mémoire et identité&lt;/span&gt;, distingue trois types de mémoire : la mémoire des gestes, la mémoire proprement dite, et la "méta-mémoire", qui est la représentation que chacun se fait de sa mémoire, à partir de laquelle se développe la mémoire collective.  Puis, il différencie entre "société à mémoire forte" et "société à mémoire faible" au rang desquelles il place nos sociétés "post-modernes". L'absence de méta-récits identitaires et structurants - nous n'avons pour seul Odyssée à nous réciter que l'&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nono_le_petit_robot"&gt;Ulysse 31&lt;/a&gt; de nos enfants - induit en retour la multiplication des artefacts mémoriels. Généalogie et micro-muséologie sont le symptômes de cette faiblesse mémorielle. La distinction rejoint celle que j'ai pu établir en analysant les réussites et les déboires de l'Association pour le Patrimoine Minier et Métallurgie Armoricain, l'APMA, qui oeuvra en Bretagne dans les années 1990, entre "mémoire vive" et "mémoire éteinte". Tout repose à vrai dire sur le récit, ce que Paul Ricoeur qualifie à juste titre d'identité narrative, cette propension, pour ne pas dire cette qualité, qu'à l'être humain à construire son identité en se racontant, en racontant et en se racontant ce qu'il est. J'ai pu montrer comment de tels récits circulent y compris autour du patrimoine industriel. Et, le bilan de dix années de travail sur le terrain,  c'est que l'historien est rarement convoqué quand la mémoire reste vive, c'est-à-dire lorsque les communautés, déracinées ou non, transmettent par récit, le souvenir de ce qui les relie identitairement au passé, de ce qui les identifie. Tandis que l'historien est convoqué pour pallier l'absence de mémoire, pour construire une "mémoire éteinte" : mémoire parce que les traces sont là encore du passé : toponymes ou patronymes par exemple, mais des traces sans paroles, sans mots pour les évoquer et les transmettre. La relation avec l'historien, souvent passionnée dans ses débuts, se dégrade bien vite. Car, ce qui est recherché est une manière d'identité, non une objectivation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s1600-h/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 160px; height: 124px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s320/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286405887674301762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Disons le abruptement : Il ne peut y avoir de sociétés sans mémoire; tandis qu’il est des sociétés humaines sans histoire. Qu'est-ce en effet que l'histoire ? Un mode d’objectivation du passé dont l’élaboration repose sur une technique elle-même objectivante : l’écriture. Il n'est d'histoire sans volonté d'objectivation du passé, et il n'est de possibilité d'objectivation du passé sans écriture. L'écriture est en soi un dépôt de mémoire, ces "sources" dont l'historien fait son miel.  Cela ne signifie pas que les sociétés sans écriture soient des sociétés sans histoire. Cela signifie qu'il n'est d'objectivation de cette histoire, d'objectivation hors mémoire, sans cet outil d'objectivation qu'est l'écriture. Je ne m'étendrai pas ici sur ce qui constitue l'histoire. Je rappellerai simplement qu'elle n'est pas un "roman vrai", comme a pu l'écrire Paul Veyne. Cela ne se peut, en bonne logique, parce qu'il n'existe pas de "roman faux"; mais cela ne se peut non plus, parce que les deux récits, celui des romanciers et celui des historiens ne relèvent pas de la même intentionnalité. Le roman est l'expression esthétique de la subjectivité, il travaille  à d'atteindre l'universel par l'expression d'une singularité; le récit historique est la mise en scène au plus près de sa vérité d'un moment passé; il travaille moins à atteindre l'universel que reconstituer les conditions d'existence de l'action et de la pensée humaine dans un lieu et à une époque donnée. Le romancier s'adresse à l'affect; l'historien à l'intellect. Ce pourquoi il rompt avec la mémoire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;                &lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'histoire est le moyen que les sociétés complexes se donnent pour appréhender le passé. C'est par définition une science sociale, susceptible de donner sens à l'action humaine, par les éléments qu'elle met à disposition: l'histoire est explication et interprétation des événements, compréhension de la manière dont les sociétés évoluent, rappel objectif de ce qu'elles ont été. On connaît aujourd'hui la complication des moteurs sociaux. On parle souvent, après Bernard Lepetit, de "feuilletage de temporalités". Avec raison, quoique l'écheveau soit une meilleure métaphore. On peut, en effet, avec cet outil de pensée, reconnaître que les temporalités de l'économie, du politique, du social, du culturel, du technique, tout ce qui structure les sociétés humaines s'étirent et se nouent comme autant de fils, comme autant d'ondes, engendrant des dynamiques différenciées. C'est comprendre qu'aucun de ces éléments structurants n'avancent  du même pas; qu'ils peuvent être diversement facteurs d'accélération ou d'inertie; être à la traîne ou devenir des éléments moteurs. C'est reconnaître également qu'au sein des groupes sociaux, qu'au sein des institutions une dynamique des représentations existe et se déploie, distincte de la dynamique de l'action, avec le lot qui en découle d'accélérations, inerties, de  blocages, d'explosion. L'histoire est cette science qui s'attache à décrypter ce jeu des temporalités, à les définir et à les expliquer, nonobstant le fait qu'elle est conflictuelle par essence, qu'en elle s'originent les conflits entre passé historique et passé idéologique; entre passé historique et passé mémoriel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s1600-h/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 172px; height: 134px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s320/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286405887674301762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La notion de "patrimoine" est autrement plus difficile et délicate d'usage car elle ne relève pas du même registre que les deux autres notions. La mémoire relève du registre anthropologique, l'Histoire du registre scientifique. Le Patrimoine appartient au registre de l'usage social. Il a pour domaine originel, le droit privé, qui demeure son domaine premier. Parler de patrimoine dans le vocabulaire courant, c'est d'abord désigner l'ensemble des biens hérités ou réunis et conservés et que l'on transmet aux descendants. Disposer d'un patrimoine, c'est disposer d'un bien, de valeurs susceptibles d'être augmentées ou diminuées, susceptibles d'être transmises. On possède un patrimoine, on l'entretient ou pas, on le fait fructifier ou pas; dans tous les cas, positif ou négatif, on le transmet.  Plusieurs réflexions s'imposent dès lors :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;On voit comment le terme se rattache aux précédents. Dans les trois cas, il y a relation au passé ; dans les trois cas, il y a constitution et transmission : constitution et transmission de souvenir et d'identité pour la mémoire; constitution et transmission de connaissances objectives pour l'histoire, constitution et transmission de richesses pour le patrimoine. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;La synergie a pu s'établir entre les trois termes, entre les trois instances, lorsque la notion "patrimoine" s'est élargie au-delà du droit privé pour s'appliquer à l'ensemble de ce qui peut se transmettre sous des formes matérielles et immatérielles : patrimoine génétique, patrimoine culturel. Ce glissement de sens, débuté au XIXe siècle avec l'invention du « Monument Historique », s'est imposé au Xxe siècle irrésistiblement : d'abord en réaction aux destructions de grands monuments lors des guerres, ensuite en réactions aux questions posées par l'épuisement des ressources naturelles. Le patrimoine est devenu ce qui est transmis à une personne, une collectivité, par les ancêtres, les générations précédentes, et qui est considéré comme un héritage commun. L'étape essentielle a été franchi en 1972, à la conférence des Nations-Unies à  Stockholm, en Suède, ou furent définis les fondements de la protection du patrimoine culturel et naturel d'une valeur universelle exceptionnelle.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Cet élargissement n'a pas été sans effet sur la notion : outre qu'il oblige à l'arbitrage, celui nécessaire pour décider du caractère exceptionnel ou non de monuments, d'ensembles ou de sites, il renforce singulièrement le lien entre ressources et protection du fait qu'il en vient à donner à des biens, la qualité d'inaliénabilité quant au fonds, d'usufruit quant à l'usage. Une nation souveraine, lorsqu'elle signe la convention de l'UNESCO, « reconnaît l'obligation d'assurer l'identification, la protection, la conservation, la mise en valeur et la transmission aux générations futures du patrimoine culturel et naturel » (Convention Unesco). On mesure l'ampleur de la contrainte : contrairement à un propriétaire qui peut dilapider son patrimoine, une entité juridique nouvelle, l'humanité, très exactement, « les peuples du monde »,  en tant que personne morale globale représentée par l'Unesco, se donne pour droit d'utiliser les biens communs à tous, et pour devoir la transmission de ces biens aux générations futures. Ce faisant, le patrimoine cesse d'être exclusivement ce moyen social qui atteste du droit à posséder et à jouir d'un bien dans la durée; il devient cette durée, il l'institue en même temps qu'il en atteste matériellement. En corollaire, mémoire et histoire deviennent les outils de l'expertise indispensable à l'arbitrage. Les enjeux étaient suffisamment lourds pour qu'un nouveau régime d'historicité s'instaurât subrepticement qui détrôna l'histoire de la position qu'elle occupait pour à la fois rapporter sur le passé et donner sens au présent. C'est désormais le patrimoine qui est le plus souvent spontanénement requis désormais pour faire le lien entre passé, présent et futur, au nom de la dynamique de conservation. La notion, il est vrai, parce que plus malléable, est en harmonie avec le marketing culturel, dont se nourrit désormais abondamment, l'économie du pays.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s1600-h/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 111px; height: 85px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s320/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286405887674301762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L'évolution n'épargne pas le patrimoine industriel : Qu'est-il, en effet, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;stricto sensu&lt;/span&gt; ? L'ensemble des biens détenus par un chef d'entreprise travaillant dans le secteur industriel, personne privée ou morale, qu'il est supposé faire fructifier, qui est aussi une mesure de sa fortune, et qu'il est supposé transmettre. Qu'est-ce que le patrimoine industriel au sens élargi ? « Le patrimoine industriel est constitué des traces, plus ou moins bien préservées, de son fonctionnement et de son insertion dans le paysage ou dans la société. Il parle d’une histoire inscrite non seulement dans les statistiques, les enquêtes, les comptabilités, mais aussi dans l’espace à trois dimensions, dans la vision d’une population, dans des vies quotidiennes » (Bergeron, Dorel-Ferré, 1996, p. 5). On mesure, à la confrontation des définitions, l'ampleur du glissement et sa violence, presque. D'un coté des biens mesurant une fortune; de l'autre, des traces préservées de fonctionnement, d'insertion dans un lieu. Entre les deux, un fait, une béance : la fermeture d'un lieu de travail, qui toujours se solde par la perte de l'emploi, et bien souvent par la mise à mal de l'économie locale; une fermeture qui parfois, mais pas obligatoirement, a signifié la ruine de l'industriel. Olivier Kourchid détermine très justement l'enjeu de la transformation : patrimonialiser l'industrie, c'est opérer « un transfert d'attributions permettant un discours et une action au nom d'autrui ». On comprend dès lors que ce processus, qui consiste à faire de l'industrie un bien commun à tous, et devant être transmis pour la valeur qu'elle est susceptible de représenter aux yeux des générations futures alors même que la dite industrie vient de perdre toute valeur matérielle tandis que le terrain qu'elle occupait en possède, n'aille pas de soi. Parce que, qu'on le veuille ou non, la fermeture d'une usine représente socialement au mieux un échec, au pire une fuite. Par ailleurs, le processus suppose, pour sa réalisation apaisée, un positionnement également apaisé de l'entrepreneur ès qualités, dans la cité, ce qui est loin d'être le cas dans notre pays. Parce que la sauvegarde d'un espace économiquement vide, suppose à son endroit, une valorisation culturelle ou sociale, une valeur publique supérieure à la simple valeur foncière. Parce que, enfin, la profondeur et la brutalité de la crise économique des années 1980-2000, n'ont pas touché les seuls ouvriers : les entrepreneurs eux aussi, ont du faire face à la modification de la relation à 'industrie qu'a induite la mise en système des nouvelles techniques, la globalisation et la dématérialisation des modes de production qui en est résulté. La vague de démolition et d'arasement qui a accompagné la fermeture des usines, dans la décennie 85-95 ne trouve pas seulement son origine dans la brutalité patronale, ni même dans la nécessité qu'il y avait à se débarrasser rapidement de friches coûteuses à l'entretien – après tout, Renault a montré avec l'Ile Seguin que d'autres alternatives étaient possibles. Cela correspondait aussi à la nécessité pour l'entrepreneur de mettre fin matériellement à des modalités de compréhension de l'industrie vieilles de plusieurs siècles. Nul, dans le secteur industriel, n'a eu le privilège du deuil dans ces décennies terribles de la fin du Xxe siècle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s1600-h/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 109px; height: 82px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s320/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286405887674301762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Certainement l'historien des générations futures rendra compte de l'extraordinaire foisonnement qui a environné la disparition des grands bassins industriels français. Le fracas qui a entouré la mort de ces mastodontes productifs : bassin houiller du Nord et du Pas-de-Calais, vallées sidérurgiques de la Lorraine, bassins industriels des Cévennes : Decazeville, Alès, chantiers de construction navale, et autres, fut bien plus que social. Les associations fleurirent, tout une génération d'intellectuels et d'artistes se démenèrent, gens du crû, intellectuels peu ou prou impliqués dans l'histoire industrielle, dans la sociologie, dans l'ethnologie des techniques pour témoigner, accompagner, enregistrer, sauvegarder, pour maintenir coûte que coûte si ce n'est l'industrie, du moins ce qu'elle avait structuré autour d'elle, de savoir-faire, de paysages, de lien social, d'humanité, de souffrances, de vie. Et contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, le patrimoine industriel dans l'acception qu'on lui connaît désormais, ne fut pas le premier convoqué. A dire vrai, la notion existait à peine. Il fut question essentiellement de sauvegarde. L'Ecomusée du Creusot, &lt;a href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.early-birthplaces.eu/Binaries/Binary336/1640-3.jpg&amp;amp;imgrefurl=http://www.early-birthplaces.eu/fr/Le_Creusot_2.html&amp;amp;usg=__XI_Yqy9--2UiwkgC7BNEqnLn9ws=&amp;amp;h=195&amp;amp;w=300&amp;amp;sz=27&amp;amp;hl=fr&amp;amp;start=14&amp;amp;sig2=aW2BkMC3YFZ_1k3t9_d26g&amp;amp;um=1&amp;amp;tbnid=ZvE4LpUnkydZ3M:&amp;amp;tbnh=75&amp;amp;tbnw=116&amp;amp;ei=mRRdSb-SCMasjAfNiYW9Dw&amp;amp;prev=/images%3Fq%3D%25C3%25A9comus%25C3%25A9e%2Ble%2Bcreusot%26um%3D1%26hl%3Dfr%26lr%3D"&gt;fondé en 1973&lt;/a&gt;, en fit son maître mot, et de manière magistrale bien a-delà de ce que parler de patrimoine industriel a ensuite signifié. Dans un court texte paru quatre ans plus tard,&lt;a href="http://www.jstor.org/pss/3778126"&gt; Marcel Evrard&lt;/a&gt; explique le projet, à cette date exotique à bien des égards. S'agissait-il de sauver des bâtiments, une usine, de garder traces d'espaces ? Pas véritablement et  l'on peut regretter qu'il ne reste rien ou presque au Creusot qui témoigne in situ de ce que fut ce géant de l'industrie sidérurgique, rien dans la plaine des Riaux, redevenue quelconque pour rappeler matériellement, qu'est née là une discipline scientifique nouvelle, la métallographie; rien non plus pour illustrer l'emprise de l'entreprise sur le territoire environnant. L'écomusée se plaçait ailleurs, dans l'analyse et la sauvegarde des spécificités culturelles et sociales d'un territoire; mieux : considérer le « moment Schneider » dans l'histoire de ce territoire, appréhender ce qui avant, pendant ce « moment » avait structuré ce territoire, et comment ces structures pouvaient évoluer. Il semblait, avec un tel concept, qu'on pouvait envisager la « disparition policée » d'un secteur structurant de l'économie d'une région, en gardant au-delà du structurant, la forme sociale qui en avait résulté et l'utiliser pour le futur de l'évolution économique, pour l'émergences de nouveaux dynamismes. « Pour entraîner à agir sur l'environnement global, 1'Ecomusée de la communauté manifeste les habituelles préoccupations muséales : inventaire, sauvegarde, conservation, mise en valeur du patrimoine culturel, ce dernier étant entendu au sens le plus large et appartenant à toutes les couches de la population. Celle-ci est invitée à le découvrir et à le faire revivre sur les lieux, non pour le plaisir de la reconstitution ou pour trouver refuge dans le passé, mais pour mettre en évidence, à travers la radiographie de sa mémoire collective, les facteurs positifs qui ont forgé sa personnalité ou les facteurs négatifs qui ont enrayé son développement. » (Marcel Evrard, 1977).&lt;br /&gt;Dans une région d'industrie « à la française », je veux dire d'industries intégrées pour le meilleur et pour le dire dans un milieu rural, la tension ville/campagne était le maître-mot  de l'architecture sociale à analyser dans son passé, son présent et son futur. Dans cette configuration, sauvegarder l'héritage industriel ne signifiait ni la fossilisation des traces d'un moment industriel, ni sa disparition, mais, comme l'écrit très justement Olivier Kourchid, « une forme de mobilisation collective pour défendre l'outil de travail devenu autre » et un outil de sauvegarde de la « mémoire opératoire indispensable à la reproduction des sociétés », que véhicule entre autres le langage, et qui prend appui sur la mémoire collective et son objectivation muséale, historique, ethnologique. « En tous les cas, ce sont les mêmes spécialistes du musée qui collaborent avec les habitants. Il n'y a pas d'animateurs de milieu. L'écologiste s'occupe aussi bien du barrage de la Sonne que des itinéraires forestiers, de la suppression du bocage que des clubs scolaires, des nuisances des fumées de l'usine sur les pâturages, etc. ; le technologue collecte, étudie, sauvegarde outils, machines, bâtiments agricoles, artisanaux, préindustriels, industriels ; l'inventaire architectural recense habitats ruraux et habitats ouvriers ; l'archiviste travaille sur les archives industrielles de Creusot-Loire, des Houillères, de la Tuilerie de Montchanin, mais aussi sur celles de toutes les communes ; les monographies, autobiographies, publications diverses qu'il rassemble rendant compte du passage de l'état rural à la ville, de la main-d'oeuvre agricole à la mine et l'usine, de l'histoire paysanne à l'histoire ouvrière ; de même en ce qui concerne les arts et traditions populaires, objets, parlers locaux, etc. »  C'est ce qu'aurait dû être à proprement parler le patrimoine industriel,  ce qu'il est à souhaiter qu'il devienne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s1600-h/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 111px; height: 84px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s320/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286405887674301762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les conditions historiques, savoir le choc induit par la disparition quasi-simultanée de tous les grands bassins industriels dans un pays traditionnellement structuré dans une relation conflictuelle, en même temps que la modification du régime d'historicité, ce glissement précédemment évoqué de la relation habituelle Histoire-Mémoire vers la triangulation Histoire/Mémoire/Patrimoine, poussèrent la sauvegarde de l'héritage industriel vers d'autres voies. Avec pour premier dommage collatéral, l'échec de l'archéologie industrielle, comme approche scientifique de cet héritage. En 1976, Maurice Daumas (1910-1984), élève de Bachelard, chimiste, historien des sciences, historien des techniques, au CNAM père du CDHT – Centre d'Histoire des Techniques -  participait à la fondation de la revue &lt;a href="http://www.cilac.com/"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Archéologie industrielle en France&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, et quatre ans plus tard, son ouvrage du même nom, après avoir impulsé un vaste programme de recherche sur Les Bâtiments à usage industriel. L'archéologie fut donc la première discipline convoquée pour garder témoignage des traces industrielles et les expliquer. L'idée en venait certes de la Grande-Bretagne, mais Maurice Daumas ne s'en saisit pas dans un seul souci de mode ou d'imitation. C'était pour lui, un moyen d'affirmer la nécessité qu'il y avait, pour qui s'intéressait à l'histoire de l'industrie, de travailler aussi à l'histoire des machines et des bâtiments, d'ajouter à l'approche intellectuelle, le sens et la compréhension du terrain. Ce fut un geste militant, un plaidoyer contre l'intellectualisme qui dominait l'Histoire de l'industrie. L'historien des sciences, auteur de l'histoire des instruments scientifiques, qui avait brillamment démontré que l'histoire des sciences avait progressé non seulement par les idées mais aussi par la capacité technique grandissante des artisans,, l'historien des techniques, co-fondateur en 1968 d'&lt;a href="http://www.icohtec.org/"&gt;ICOHTEC&lt;/a&gt; -  International Committee for the History of Technology-  dont l'une des premières manifestations porta sur l'introduction des techniques dans les pays non-initiateurs (1970)  pouvait-il penser autrement ? Ceci dit, soyons lucides : le désir de Maurice Daumas de voir se rejoindre autour de l'industrie, l'histoire économique, l'archéologie industrielle et l'histoire des techniques reste tout entier à réaliser. L'archéologie industrielle, à peine née, disparaissait dans les replis du patrimoine industriel, notion autrement plus aisée à manier, socialement, psychologiquement, intellectuellement, dans le contexte français des années 1980. Serge Chassagne parle à ce propos d'élargissement. J'y verrais quant à moi un infléchissement qui porta les historiens sur un terrain qui n'était pas le leur a priori. La caution politique, et la légitimté qu'elle donnait à la démarche, y fut pour beaucoup : aux rênes d'un pays ébranlé par la crise économique, le gouvernement de gauche voyait en la culture en outil de conciliation sociale (&lt;a href="http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-patrimoine/valorisation/"&gt;rapport Querrien&lt;/a&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour une nouvelle politique du patrimoine&lt;/span&gt;, 1982). Le manque à gagner est certain. L'absence de l'archéologie industrielle, en tant que discipline rend malaisée la sauvegarde de la mémoire opératoire des grands processus industriels du Xxe siècle et minorise les quelques excellents travaux qui en relèvent en partie ou totalement. Jusqu'à peu, il est vrai, c'est-à-dire jusqu'à l'émergence de la gestion des connaissances (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Knowledge management&lt;/span&gt;) induit par l'industrialisation croissante des processus cognitifs, innovation et conception entre autres, à peu près aucun des acteurs institutionnels majeurs, pas plus les syndicats (Lefebvre), que  le patronat, et a fortiori la puissance publique, ne s'intéressaient à ce champ de la recherche historique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s1600-h/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 116px; height: 87px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s320/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286405887674301762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L'histoire du Centre Historique Minier de Lewarde (Nord) témoigne du glissement vers le « tout-patrimoine ».  En 1971,  les Houillères du Bassin Nord Pas-de-Calais - HBNC, qui préparaient la fermeture de leurs mines, prirent la décision de sauvegarder une fosse et d'en faire un exemple régional sur le modèle allemand. On souhaita travailler avec Marcel Evrard ; on fit appel à l'expertise scientifique : Maurice Daumas et Jean Cuisenier qui dirigeait alors le musée des ATP.  La constitution fut envisagée d'une équipe pluridisciplinaire regroupant des ingénieurs, sociologues. ethnologues, archéologues, historiens. Mais l'objectif   de « travailler à la base, de réunir des chercheurs, des associations. des usagers et des travailleurs, et aussi constituer des collections d'objets significatifs » différait  de la dynamique initiée au Creusot. Le choix du site se porte sur la fosse Delloye à Lewarde (Compagnie des Mines d'Aniche. puis Groupe de Douai), datant des années 1930 et fermée depuis 1971. Le projet est un projet d'ingénieur et son argumentaire explicite sur les orientations des représentations retenues : 1) "Delloye .., correspond à la vulgarisation la plus fréquente d'une exploitation houillère : chevalements, bâtiments plantés dans la mer des champs" ; 2) il faut «  faire une présentation typique d'une époque révolue. » « Ce parti pris de transfiguration (1 propre ), et esthétisante du site , expliquent Olivier Kourchid et Hélène Menin, a pour corollaire, l'avantage )) de ne pas avoir de coron, ni de terril. ni d'industrie annexe (pas de lavoir). ni de chemin de fer (démonté). et qu'il est de petite taille, donc moins difficile à gérer. L'initiative de Lewarde présente aussi le bénéfice de faire d'une pierre trois coups : les H.B.N.P.C. y font une opération de reconversion ; sur un de leurs sites industriels ; et de surcroît dans le domaine de la pédagogie et de la culture scientifique et technique. » Le  &lt;a href="http://www.chm-lewarde.com/index2.htm"&gt;Centre Historique Minier&lt;/a&gt; (C.H.M.) est créé officiellement en novembre 1973. Une amicale du C.H.M. est constituée en 1976. un administrateur nommé en 1978 : c'est un ancien ingénieur du fond, devenu responsable des relations publiques des H.B.N.P.C.). Avouons-le : c'est pour large part, dans le Nord-Pas-de-Calais, et au Centre Historique Minier de Lewarde, qu'est née et que s'est fixée une forme de patrimonialisation donnant des lieux de travail industriel une image esthétisante, stylisée et pour tout dire mythifiée. Non pas que des formes de patrimonialisation qui cherchent ou ont cherché à à sauvegarder la mémoire du travail, des formes de patrimonialisation qui cherchent ou ont cherché à construire à partir du terrain une histoire des formes de l'industrie n'existent pas ou n'ont pas existé. Mais, ce ne sont pas ces formes qui tiennent le haut du pavé. D'autant que l'écomusée du Creusot, qui aurait pu jouer le rôle de contre-poids dans cet infléchissement général survenu dans les années 1979-1985, s'est lui-même quelque peu perdu dans les sables de l'intellectualisme puis de l'inertie. Tandis que l'Archéologie industrielle en France s'éloignait du programme que lui donnait son titre, s'intéressait de plus en plus à la sauvegarde du bâti et dédaignait la patrimonialisation des techniques et des savoir-faire, la revue Milieux, s'éloignait elle aussi du recueil de mémoire et des analyses de terrain au profit d'une réflexion très généraliste, de nature philosophique.  Durant ce temps, le ministère de la culture ne parvint jamais véritablement à faire se rencontrer durablement le travail sur la mémoire des acteurs - pris en charge par la mission du patrimoine ethnologique, et le travail sur les architectures du travail - pris en charge par la cellule patrimoine industriel créée en 1983, et laissa en friche le terrain de l'archéologie industrielle sans comprendre qu'il y avait là des sources inestimables de compréhension scientifique et de valorisation territoriale. Il resta donc sur le terrain, les associations qui s'attelèrent, autant qu'elles le purent à la sauvegarde puis à la conservation, les collectivités territoriales qui hésitèrent entre désir de sauvegarde et destruction résignée ou pragmatique; et, dans un deuxième cercle, les universitaires qui s'attelèrent à la mise sur pied de formations, sans toutefois considérer l'épistémologie de la notion, sans entamer ne serait-ce qu'un débat de fond sur la signification du terme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s1600-h/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 140px; height: 108px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s320/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286405887674301762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Incontestablement, le pays vit une nouvelle étape dans la désindustrialisation de son secteur secondaire. Après les grands bassins industriels, c'est au tour des PME d'affronter les faillites, de subir rachats et/ou fermetures. Simultanément, le secteur des services s'industrialise à grande vitesse . A court d'argent, le gouvernement a délégué aux collectivités territoriales, l'inventaire et la gestion du patrimoine culturel et matériel. Le marketing culturel devient une modalité forte du développement économique tandis que dans les musées locaux, la génération fondatrice, souvent des anciens ouvriers, cadres, ingénieurs, disparaissent.  Ces réalités économiques, administratives, humaines, posent de nouveau crûment la question de la transmission et rendent urgente une re-définition de l'héritage industriel.  Qu'entend-on par mémoire de l'industrie ? Quel type d'Histoire faut-il écrire ? Le patrimoine industriel relève-t-il de la pratique pure ? Commençons par rappeler ces évidences : On préserve un patrimoine, on écrit une histoire, on sauve une mémoire. Rappelons aussi que la mémoire n'est pas une, même lorsqu'elle est collective; qu'elle comprend l'oubli, à partir de quoi peut se faire la ré-interprétation, le renouveau.. Qu'on le veuille ou non, l'héritage industriel, ce sont d'abord les pratiques, les techniques, les savoir-faire, ceux de l'ensemble des métiers de l'industrie, entrepreneurs, ingénieurs, ouvriers. Ceci est de l'ordre de la mémoire, et l'erreur serait de considérer qu'il suffit pour garder un procédé en mémoire, de disposer des écrits techiques qui les concerne. Si cela était le cas, point serait besoin d'historiens des techniques, et l'histoire des techniques serait une discipline à ce point aisée que tous la pratiqueraient. Entendre un récit de métier l'enregistrer, comprendre le geste, le noter, permet d'appréhender l'implicite des techniques, que, par nature, l'écrit passe sous silence. La perte de ces savoir-faire peut s'avérer proprement catastrophique dans le long terme, alors que la pénurie menace une globalisation gourmande en matière énergétique, en pétrole tout particulièrement. La question de la sauvegarde est économique, ici, avant que d'être sociale ou culturelle – et on s'étonne véritablement qu'en France, plus souvent prête à brader qu'à protéger, si peu d'économistes ou de géographes, s'interrogent et prospectent à ce sujet. La mémoire, comme l'avait compris Marcel Evrard il y a trente ans, c'est aussi la mémoire sociale, l'inscription dans les pratiques sociales, dans les pratiques culturelles quotidiennes, des habitus imprimés par l'industrie, qu'il convient de repérer et de connaître parce qu'ils sont facteurs de blocage peut-être, mais tout aussi sûrement porteurs d'aptitude, facteurs de résilience, de capacité à rebondir. On comprend mal, là encore, que si peu d'études soient menées à ce propos.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ceci renvoie au rôle social de l'historien qui travaille sur ces dépôts de mémoire, écrits, parlés, dessinés; qui les objective et les interprète. L'historien des techniques, par exemple, analyse la technique proprement dite, l'évolution des lignées et filières techniques, l'architecture des complexes techniques, leur possible articulation en systèmes, et l'interférence avec les autres structures sociales : politique, religieuse, sociale, économique, culturelle. Il analyse comment s'organise la pensée technique, détecte les lois du changement technique, les modalités de l'innovation : autant d'éléments dont on ne comprend pas pourquoi ils ne sont pas enseignés dans les écoles qui forment les futurs industriels, ingénieurs, techniciens. Ceci étant, l'histoire a besoin d'auxiliaires : les recueils de mémoire en sont, mais aussi les réalisations patrimoniales et l'archéologie industrielle, qui aident à saisir la matérialité d'époques et de procédés. Inventaire et sauvegarde patrimoniales sont d'une absolue nécessité à condition toutefois de bien les mettre à leur place. Je ne partage pas complètement l'idée chère à Serge Chassagne d'un patrimoine, "vaste champ disciplinaire commun à bien des spécialistes de l'économie, de la société ou de ses productions, matérielles ou artistiques. » Il s'agit, à mon sens, plus exactement  d'une approche relevant de la recherche appliquée et de la recherche-action. Les méthodes du savoir-patrimonialiser appartiennent à l'ingénierie culturelle au sens noble du terme : inventaire, constitution de collections, conservation, restauration, valorisation. Elles peuvent, à l'instar d'un certain journalisme, verser dans le marketing culturel, auquel cas il y aura répétition à l'envi de lieux communs collectifs, comme, par exemple, oublier les entreprises de moins de 10 ouvriers alors que plus de 50% de notre tissu industriel, toutes époques confondues, s'est composé, se compose d'entreprises de taille inférieure. La stérilité est inéluctable au bout d'un tel chemin. Elles peuvent, au contraire, opter pour l'étonnement et la remise en question qui accompagnent une recherche scientifique, de fait pluri-disciplinaire : histoire, histoire de l'art, archéologie, ethnologie... C'est appuyé sur les deux pratiques d'ingéniérie culturelle et de recherche action que le patrimoine industriel peut devenir lieu-ressource, à la fois pour la recherche et le développement, le tourisme et la pédagogie,l'économie des territoire et la compréhension des processus cognitifs productifs : conception, innovation, gestion des connaissances. Et valoriser ce temps d'avance que nous avons sur les pays émergents- le temps de la désindustrialisation, dont nous sommes théoriquement capable de mesurer les conséquences. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Bergeron Louis, Dorel-Ferré Gracia. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le patrimoine industriel. Un nouveau territoire&lt;/span&gt;. Paris : Liris, 1996&lt;br /&gt;Beltran Alain. La culture d'entreprise : mode ou nouveau champ historique ? &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vingtième siècle. Revue d'Histoire&lt;/span&gt;, n° 15, juillet 1987, p. 135-137&lt;br /&gt;Bon François. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Daewoo&lt;/span&gt;. Paris : Fayard, 2004&lt;br /&gt;Candau Joël. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mémoire et identité&lt;/span&gt;. Paris : PUF, 1998&lt;br /&gt;Chassagne Serge. L'élargissement d'un concept : de l'archéologie (industrielle) au patrimoine (industriel). &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Mouvement social&lt;/span&gt;, n°199, Avril-Juin 2002, p. 7-9&lt;br /&gt;Dosse Françoise. Le moment Ricoeur. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vingtième siècle. Revue d'Histoire&lt;/span&gt;, 69, Janvier-mars 2001, p. 137-152&lt;br /&gt;Garçon Anne-Françoise. L’ouvrier ne fait pas patrimoine. De la difficulté en France de faire se rejoindre mémoire du travail et archéologie industrielle. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Archéologie industrielle. Revue du Cilac&lt;/span&gt;, n° 36, juin 2000, p.48-59.&lt;br /&gt;Garçon Anne-Françoise. L’épinglette et la plume. A propos du Patrimoine Minier et Métallurgique Armoricain, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La vie industrielle en Bretagne. Une mémoire à conserver&lt;/span&gt;, C. Geslin (dir.), Rennes : PUR, 2001 , p.107-130.&lt;br /&gt;Garçon Anne-Françoise et al.. Démolition, Déconstruction, Disparition. Approches techno-économiques et anthropologiques. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Documents pour l'histoire des Techniques, Cahiers n°11&lt;/span&gt;. Paris : CDHT/CNAM, 2003.&lt;br /&gt;Goux Jean-Paul. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mémoires de l'enclave&lt;/span&gt;. Paris : Mazarine, 1986 (rééd. Actes Sud, 2003).&lt;br /&gt;Hartog François. Régimes d'historicité: présentisme et expériences du temps. Paris : Seuil, 2003&lt;br /&gt;Kourchid Olivier, Menin Hélène. Mobilisations et mémoire de travail dans une grande région: le Nord-Pas-de-Calais et son patrimoine industriel, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Mouvement Social&lt;/span&gt;, n°199, Avril-Juin 2002, p. 37-59&lt;br /&gt;Le Roux Thomas. Le patrimoine industriel à Paris entre artisanat et industrie : le facteur d'instruments de musique Couesnon dans la Maison des métallos (1881-1936), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Mouvement Social&lt;/span&gt;, n° 199, avril-juin 2002, p. 11-36&lt;br /&gt;Morphy Hedward. Behind the Songlines. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Anthropology Today&lt;/span&gt;, vol.4, n°5, Oct. 1988, p. 19-20&lt;br /&gt;Touraine Alain. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Production de la société&lt;/span&gt;. Paris : Seuil, 1973&lt;br /&gt;Veschambre Vincent, Habiter un lieu de production et de travail. in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Habiter le patrimoine. Enjeux, approches, vécu&lt;/span&gt;, Maria Gravari-Barbas (dir.), Rennes : PUR, 2005,  p. 511-516&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour un bon click de sortie, je conseille : &lt;a href="http://www.residues.net/photos.html"&gt;www.residues.net&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-8630513692049119640?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/8630513692049119640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=8630513692049119640&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/8630513692049119640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/8630513692049119640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2009/01/le-patrimoine-antidote-de-la.html' title='Le Patrimoine, antidote de la disparition ?'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SV0WJXFcPUI/AAAAAAAAAgs/QXJKkcuxuBA/s72-c/apr_tacoma_bridge_070802_ssh.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-5887944778765164371</id><published>2008-04-20T18:22:00.009+02:00</published><updated>2008-04-20T19:12:18.412+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>économie et patrimoine industriel : une conquête</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtwY05QveI/AAAAAAAAAWY/5Yi3p7ft1ck/s1600-h/Gasnier_Lamard+2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 207px; height: 207px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtwY05QveI/AAAAAAAAAWY/5Yi3p7ft1ck/s320/Gasnier_Lamard+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191366567292616162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://livre.fnac.com/a2046884/Marina-Gasnier-Le-patrimoine-industriel-comme-vecteur-de-reconquete-economique?PID=1"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le patrimoine industriel comme vecteur de la reconquête économique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Marina Gasnier, Pierre Lamard (dir.) : voilà une publication, modeste mais intéressante, parce qu'elle fait voir de l'état actuel du patrimoine industriel . Deux approches, deux moments plutôt des études patrimoniales, s'y juxtaposent en effet. Avec, à l'origine, deux journées d'études organisées par les laboratoires Récits et Cresat, la première sur les friches industrielles, et la seconde, celle-ci sur la reconversion. Le but ?  "poursuivre la réflexion entre théoriciens et praticiens..., affiner la problématique et participer de manière aussi pragmatique que possible au débat sur les questions de réhabilitation axées sur un créneau particulier." Le lecteur d'emblée s'interroge : peut-on envisager conjointement le pragmatisme de l'action et la réflexion théorique, sans poser la question de leur articulation ? Marina Gasnier, dans une introduction fort intelligente, résume clairement le problème : "il semble peu crédible à long terme de militer en faveur de la requalification du patrimoine industriel sans encourager et développer les rapports public/privé" (p. 16) &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtxCU5QviI/AAAAAAAAAW4/t-dkikSfNgQ/s1600-h/Nantes_Ile7.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 248px; height: 186px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtxCU5QviI/AAAAAAAAAW4/t-dkikSfNgQ/s320/Nantes_Ile7.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191367280257187362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;et évoque, à propos du débat vif qui a suivi l'intervention de J.-C. Landwerlin, architecte et aménageur "la complexité latente, voire la crispation qui peut exister entre théoriciens et praticiens, et la difficulté de dépasser une certaine cristallisation, un figement des positions respectives" (p. 17) &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtxCU5QvhI/AAAAAAAAAWw/PuYiHDan2KI/s1600-h/Nantes_Ile6.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 274px; height: 205px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtxCU5QvhI/AAAAAAAAAWw/PuYiHDan2KI/s320/Nantes_Ile6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191367280257187346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La table des matières confirme l'orientation affichée de pragmatisme, le refus de la "sacralisation patrimoniale" et de la réduction patrimoniale au muséal : sur les 14 interventions, 12 sont consacrées à des études de cas, présentation ou analyse : la zone sous-vosgienne (Raphaël Faveraux), la manufacture des tabacs (Paul Smith), le &lt;a href="http://crdp.ac-reims.fr/cddp08/artsculture/sitesremarquables/vendresse/index.htm"&gt;haut-fourneau de Vendresse&lt;/a&gt; (René Colinet), l'île de Nantes (Jean-Louis Kerouanton), Grasse (Maogan Chaigneau-Normand), la Ruhr (Monique Chapelle), &lt;a href="http://www.cc-agglocreilloise.fr/article/archive/326/"&gt;Gournay-les-Usines&lt;/a&gt; (Clarisse Lorieux), la région lyonnaise (Nadine Halitim-Dubois), Cristel (Emmanuel Brugger), &lt;a href="http://www.okhra.com/"&gt;Okhra&lt;/a&gt; (Sophie Mariot) à quoi s'ajoutent en annexes deux travaux d'élèves-ingénieurs, l'un sur le puits Arthur de Buyer, l'autre sur la filature de laine de Malmerspach, tandis que côté théorie : 2 interventions proposent des analyses globales : "réaffectation économique et sens des lieux" de Bernard André et la conclusion de Louis Bergeron.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Or, ces deux interventions sont particulièrement instructives. Grâce à elles, l'on comprend la généalogie de la question, au sens où l'entendait Lucien Febvre. Bernard André dresse l'état des lieux : le "tout-muséal" a fait long feu. Aucune protection des bâtiments à terme n'est désormais dissociable de nouvelles assignations, de réinvestissements sociaux donc. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtxCk5QvjI/AAAAAAAAAXA/d5DkRUsE9zw/s1600-h/Nantes_Ile8.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 247px; height: 185px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtxCk5QvjI/AAAAAAAAAXA/d5DkRUsE9zw/s320/Nantes_Ile8.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191367284552154674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Avec justesse, ils déclinent les facteurs favorables de reconversion : la structure architecturale des bâtiments conservés, leur localisation, le fait que ce sont le plus souvent des propriétés publiques. Et, avec justesse toujours, d'observer que le plus souvent, reconversion signifie assignation au tertiaire. Historiquement cela a du sens, de fait, puisqu'inéluctablement, nous assistons à l'industrialisation du secteur des services en même temps que le secteur secondaire nous quitte au profit de celui des pays émergents. Mais B. André s'interroge : ces reconversions sont-elles le fruit d'une conscience patrimoniale ? Non, à son sens, puisque, d'une part, ces bâtiments ne bénéficient pour la plupart d'aucune protection par les Monuments Historiques (p. 27); ils valent pour ce qu'ils sont, pour ce qu'ils offrent et non pour ce qu'ils ont été. Non encore, puisque, d'autre part, et cela vaut, y compris pour les bâtiments "protégés", ils sont intérieurement transformés, adaptés à leur nouvelle vocation économique, aux dépens des logiques de métiers qui leur avaient valu leurs agencements premiers. Et que dire, conclut-il du territoire que ces logiques de métiers ordonnaient ? Résumons : ces coquilles vides, désaffectées qu'étaient jusque-là les anciens bâtiments industriels, sont destinées désormais non plus à la démolition comme il était systématique il y a encore dix ans et contre quoi il fallait lutter, mais à la réaffectation. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtwZU5QvfI/AAAAAAAAAWg/NY6t7Qe4cRQ/s1600-h/Grands+moulins+Paris+2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 394px; height: 295px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtwZU5QvfI/AAAAAAAAAWg/NY6t7Qe4cRQ/s320/Grands+moulins+Paris+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191366575882550770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La question de la sauvegarde s'est donc déplacée du bâtiment lui-même vers son contenu et sa signification. Et, par contre-coup, voilà le patrimoine industriel, assigné à de nouvelles complaintes, à de nouvelles récriminations, et comme dessaisi de son objet. Il est clair désormais qu'il ne peut tout entier se muséifier; et quoiqu'il reprenne vie, c'est dans une logique - historique certes, puisque dans le fil de l'évolution que connaît l'économie (Nadine Halatim-Dubois) ; patrimoniale certes, mais en tant que patrimoine foncier, urbain (Clarisse Lorieux); mémorielle : très peu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est frappant de voir cette synthèse prendre si peu en compte les interventions qui suivent. Pourtant, elles fournissent une partie de la réponse :  pédagogie (René Colinet, Marina Gasnier), intelligence des lieux (Paul Smith, Jean-Louis Kérouanton, Maogan Chaigneau-Normand), économie culturelle (Monique Chapelle, Sophie Mariot), interaction mémoire/développement économique (Emmanuel Brugger, Clarisse Lorieux). L'ensemble témoigne d'un beau dynamisme et montrent les spécialistes en patrimoine industriel devenir acteurs de l'évolution économique, de l'aménagement du territoire. C'est là, fondamentalement, la signification du titre : contribuer à ce que les réhabilitations se fassent en toute conscience, comprendre que la conscience patrimoniale relève fondamentalement des acteurs et non des institutions - contribuer donc à la connaissance et de la transmission; bref, penser, construire l'ingénierie et l'économie du patrimoine, sachant comme l'observe avec justesse Clarisse Lorieux que la question de la conservation de la mémoire des lieux émergera inévitablement de leur réhabilitation (p. 114). Ce lien entre mémoire des savoir-faire et lieux de leur expression, Emmanuel Brugger, directeur général des usines Cristel à &lt;a href="http://jacquelinehien.neuf.fr/usinesjapyfescheslechatel.htm"&gt;Fesches-le-Châtel&lt;/a&gt;,  leader français des ustensiles de cuisine en inox massif, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAt1Vk5QvmI/AAAAAAAAAXY/wodqMJXBQ0w/s1600-h/Cristel1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAt1Vk5QvmI/AAAAAAAAAXY/wodqMJXBQ0w/s320/Cristel1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191372009016180322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;le met en œuvre en montrant combien les questions du patrimoine privé, celui de l'entrepreneur, du patrimoine technique, ô combien oublié dans cette histoire, celui enfin, du patrimoine public, trace matérielle de l'évolution économique et sociale du pays, sont étroitement liées. Cristel en effet a choisi la restructuration de son site plutôt que le déménagement, parce que "le déménagement du site risquait de voir fuir les personnes les personnes qui ont concouru au redémarrage du site et qui incarnaient le savoir-faire de Cristel... Déménager, c'était risquer de voir à nouveau les forces vives et le savoir faire partir... c'était risquer de se retrouver sur un site neuf certes, mais dépourvu de toute possibilité de produire ou de développer de nouveaux produits par manque de connaissances..." (p. 144). Une leçon - de développement durable...- que devraient méditer les entrepreneurs autant que les administrateurs...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Louis Bergeron, en regard, montre, à son insu, combien l'approche patrimoniale française s'est mal engagée en ses origines  : " ce fut une grande victoire du début des années 1980 que de faire entrer le patrimoine industriel dans le champ général du patrimoine architectural de la France" (p. 163). Grande victoire... certes. Mais grand enfermement aussi, dans une approche exclusivement architecturale, aujourd'hui aboutie, désormais réalisée. Aménageurs et architectes s'en sont saisis. Comment dès lors, reprocher cette évolution que l'on réclamait hier ? En incriminant l'institution, cette double lacune qu'il repère en son sein, "de règles administratives qui n'imposent pas rigoureusement des consultations multilatérales préalables...;"; du " contenu et [du] style des formations donc sont issues les administrateurs et les techniciens de l'aménagement" (p. 166). &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtxC05QvlI/AAAAAAAAAXQ/zm8KH52E5pI/s1600-h/Nantes_Ile14.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 276px; height: 207px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtxC05QvlI/AAAAAAAAAXQ/zm8KH52E5pI/s320/Nantes_Ile14.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191367288847122002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En manière de réponse, l'annexe présente le travail de deux élèves-ingénieurs  de l'UTBM. Je suivrai, au final, les promoteurs de ce petit ouvrage : le pragmatisme doit primer. A condition toutefois d'y intégrer la théorie, qui doit bouger, accompagner la pratique, plutôt que chercher à l'endiguer, à la fixer. Le moment est celui de l'expertise et de la gestion, de leur conjonction avec les horizons de la connaissances historique et de la mémoire technique. Un autre terrain, plus ardu que celui du "tout muséal" ou du "tout architectural", et sur lequel tout ou presque, reste à construire. L'ouvrage édité par Pierre Lamard et Marina Gasnier y contribue, sans conteste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Crédit photographie et sitographie &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Grands moulins de Paris :&lt;br /&gt;  &lt;a href="http://derouault.net/-Urbanisme-?cols=8&amp;amp;pagine=160"&gt;portfolioPortfolio Michel Derouault, Urbanisme&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;                                  &lt;a href="http://nagram.chez-alice.fr/paris19.php"&gt;le site à Nagram&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nantes :&lt;br /&gt;Les &lt;a href="http://www.lesmachines-nantes.fr/elephant.html"&gt;Machines de l'Ile&lt;/a&gt;, avec photos de l'A.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtxCk5QvkI/AAAAAAAAAXI/fLGoi4BF5MU/s1600-h/Nantes_Ile9.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 278px; height: 208px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtxCk5QvkI/AAAAAAAAAXI/fLGoi4BF5MU/s320/Nantes_Ile9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191367284552154690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-5887944778765164371?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.services.cnrs.fr/wws/arc/athena/2006-06/msg00016/PROG_JE_RECITS.pdf' title='économie et patrimoine industriel : une conquête'/><link rel='enclosure' type='application/pdf' href='http://www.services.cnrs.fr/wws/arc/athena/2006-06/msg00016/PROG_JE_RECITS.pdf' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/5887944778765164371/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=5887944778765164371&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/5887944778765164371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/5887944778765164371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2008/04/conomie-et-patrimoine-industriel-une.html' title='économie et patrimoine industriel : une conquête'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAtwY05QveI/AAAAAAAAAWY/5Yi3p7ft1ck/s72-c/Gasnier_Lamard+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-4360072019467046898</id><published>2008-04-13T19:50:00.008+02:00</published><updated>2008-04-13T20:19:42.144+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flâneries'/><title type='text'>Bain lisboète</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJJbFGbu7I/AAAAAAAAAVg/MnCRVsKzg5k/s1600-h/Orly1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJJbFGbu7I/AAAAAAAAAVg/MnCRVsKzg5k/s320/Orly1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188790450258688946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJI2FGbu1I/AAAAAAAAAUw/Q8QWBFQzDw8/s1600-h/IMAG0064.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJI2FGbu1I/AAAAAAAAAUw/Q8QWBFQzDw8/s320/IMAG0064.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188789814603529042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJI21Gbu5I/AAAAAAAAAVQ/OohfdJYSq3g/s1600-h/Lisboa_6.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJI21Gbu5I/AAAAAAAAAVQ/OohfdJYSq3g/s320/Lisboa_6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188789827488430994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJJa1Gbu6I/AAAAAAAAAVY/C5BDvaWvRdE/s1600-h/Lisboa_13.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 291px; height: 219px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJJa1Gbu6I/AAAAAAAAAVY/C5BDvaWvRdE/s320/Lisboa_13.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188790445963721634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJIXVGbuyI/AAAAAAAAAUY/iZaddRxsLN0/s1600-h/IMAG0023.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 291px; height: 219px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJIXVGbuyI/AAAAAAAAAUY/iZaddRxsLN0/s320/IMAG0023.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188789286322551586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJL-VGbvBI/AAAAAAAAAWQ/xKS9OSGI7mU/s1600-h/IMAG0025.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJL-VGbvBI/AAAAAAAAAWQ/xKS9OSGI7mU/s320/IMAG0025.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188793254872333330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJL9VGbu_I/AAAAAAAAAWA/JD5Eb83B9lg/s1600-h/IMAG0024.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJL9VGbu_I/AAAAAAAAAWA/JD5Eb83B9lg/s320/IMAG0024.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188793237692464114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJJbFGbu7I/AAAAAAAAAVg/MnCRVsKzg5k/s1600-h/Orly1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJJbFGbu7I/AAAAAAAAAVg/MnCRVsKzg5k/s320/Orly1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188790450258688946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-4360072019467046898?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/4360072019467046898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=4360072019467046898&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/4360072019467046898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/4360072019467046898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2008/04/bain-lisbote.html' title='Bain lisboète'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAJJbFGbu7I/AAAAAAAAAVg/MnCRVsKzg5k/s72-c/Orly1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-1210317260443046505</id><published>2008-04-13T06:51:00.005+02:00</published><updated>2008-04-13T08:57:06.569+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Galilée : l'archive tuerait-elle le génie ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est avec A. Koyré, contre P. Duhem, que n'inaugure une analyse de la pensée de Galilée faisant du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dialogue sur les deux plus grands systèmes du monde&lt;/span&gt;, la clé de voûte d'une doctrine unifiée. Contre Duhem, auquel A. Koyré reprochait de ne voir dans l'œuvre galiléenne qu'une "remise en forme de concept physiques et mathématiques en usage depuis le Moyen Age."   (F. Chareix, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;op.cit infra&lt;/span&gt;) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'historiographie galiléenne se divise donc entre les partisans de la radicalité absolue et ceux de la synthèse d'éléments développés avant lui. Se saisissant de la parution récente de trois nouveaux ouvrages, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Galilée copernicien&lt;/span&gt; de Maurice Clavelin ; Galilée. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le "Dialogue sur les deux grands systèmes du monde&lt;/span&gt;" de Marta Spranzi; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Galilée. Ecrits coperniciens&lt;/span&gt;, de Marta Spranzi et Philippe Hamou, Fabien Chareix, dans un article paru dans l'excellent revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dix-septième siècle&lt;/span&gt;,  s'inscrit dans la querelle qu'au demeurant il réduit à un problème de sources. L'argumentaire en effet incorpore désormais les manuscrits, carnets et traités non publiés, l'origine de l'oeuvre en somme, qui donne accès au Galilée élaborant et pas seulement au Galilée exposant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aurait-on désormais un Galilée "pur" celui de l'interprétation philosophique" &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAGemlGbusI/AAAAAAAAATo/AemSxVtKlcA/s1600-h/220px-Galileo_Galilei_2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 182px; height: 229px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAGemlGbusI/AAAAAAAAATo/AemSxVtKlcA/s320/220px-Galileo_Galilei_2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188602631338834626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;et un Galilée "hybride et mêlé de l'histoire historienne de la science galiléenne", le Galilée de la "trace brouillée de &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAGem1GbuuI/AAAAAAAAAT4/QCXuLSMlap0/s1600-h/220px-Galileo.script.arp.600pix.jpg.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 169px; height: 259px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAGem1GbuuI/AAAAAAAAAT4/QCXuLSMlap0/s320/220px-Galileo.script.arp.600pix.jpg.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188602635633801954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;l'archive" ? La pensée de F. Chareix est trop subtile et trop fine pour trancher aussi fermement. : bien évidemment, la pensée de Galilée s'appuyait sur le fond d'une trame historique, et bien évidemment, il sut, et ce fut pour une part son génie, à la fois s'appuyer sur la tradition aristotélicienne et consciemment la subvertir. Et s'il est un point sur lequel l'A. a totalement raison, c'est lorsqu'il qualifie de "positivisme contemporain" l'habitude prise par l'historiographie de n'analyser l'invention et l'évolution des modes de pensées scientifique et, ajouterais-je, technique qu'à l'horizon du social. Oui, la mise en exergue de cette monocausalité, quoiqu'elle donne l'image de la complexité du milieu auquel elle se réfère, est bien un un néo-positivisme dans lequel le "social" a pris le relais du "fait" et s'y assimile.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais de là à prétendre que "traiter du cas de Galilée comme on le fait avec les moyens ordinaires de l'histoire, où la présence et l'absence de l'archive sont tenues pour des preuves plus importantes que celles qui peuvent être obtenues par l'analyse pure des concepts, de leurs conditions de possibilité et de leurs parentés ou affinités logiques, dès lors donc que c'est la lettre qui prévaut sur l'esprit, il devient possible d'étayer une thèse telle que celle qui consiste à ne considérer la naissance réelle du copernicianisme de Galilée qu'à partir de 1610...", il y a un pas que l'auteur franchit inconsidérément. Que fait-il, en effet, par une telle affirmation, si ce n'est invalider d'un trait de plume toute démarche historique ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'épistémologue serait-il pris dans les rets d'une épistémologie repliée sur elle-même ? Comment expliquer autrement qu'on puisse confondre entre l'archive, trace des modalités de construction d'une pensée, et son interprétation ? L'archive est certes la condition de la connaissance historique, mais pas celle de son élaboration, autrement plus complexe. La philosophie ne vaudrait-elle que d'être une mathématique refoulée ? Comment interpréter autrement cette vision d'une science historique limitée au factuel de l'archive ? Sans doute F. Chareix n'a t-il pas lu Lucien Febvre qui dans les années 1930 déjà, s'insurgeait contre cette vision de l'archive comme "un grenier à faits". Enfin, au plan strict de la logique, peut-on envisager qu'on puisse en présence de l'archive, savoir ce qui en est absent ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors, qu'apprend l'histoire sur la radicalité absolue ? Répondons brutalement, exagérément : qu'elle n'existe pas, sauf à se placer à l'échelle du divin, donc à sortir de l'histoire. 1) L'innovation, fût-elle de pensée, est par définition une hybridation. Toute radicalité s'appuie sur une antériorité dans laquelle elle s'insère et contre laquelle elle se définit. En l'occurrence, Copernic a précédé Galilée. 2) Pour être recevable, la radicalité suppose un minimum de consensus intellectuel, un minimum de "savoirs partagés". Qui existaient en l'occurence : rôle de l'expérience, primat de la méthode, prise de conscience de l'inexorabilité de la nature - fruit du travail de reconsidération des savoirs entrepris avec l'arrivée de l'imprimerie. Mais lui, osa conférer à ces savoirs partagés, un caractère de vérité absolue;  il pensa et proposa les moyens d'y parvenir, et il s'y attacha, depuis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Mechanice&lt;/span&gt; de 1597-1598 jusqu'aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Discorsi e Dimonstrazioni matematiche intorno a due scienze attenanti alla mecanica ed i movimenti locali,&lt;/span&gt; le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Discours sur les sciences nouvelles,&lt;/span&gt; rédigé entre 1636 et 1638, qu'il considérait son grand œuvre. 3) La radicalité s'évalue moins en elle-même qu'à ses effets. En l'occurrence, ils furent ravageurs : le savant invalidait l'Eglise dans l'interprétation du monde - et nul ne put les arrêter, Eglise comprise. Il lui en coûta d'assumer la&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAGfLFGbuvI/AAAAAAAAAUA/j9vDJf8_Ucw/s1600-h/250px-Galileo_Galilei,_Discorsi_e_Dimostrazioni_Matematiche_Intorno_a_Due_Nuove_Scienze,_1638_%281400x1400%29.png"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAGfLFGbuvI/AAAAAAAAAUA/j9vDJf8_Ucw/s320/250px-Galileo_Galilei,_Discorsi_e_Dimostrazioni_Matematiche_Intorno_a_Due_Nuove_Scienze,_1638_%281400x1400%29.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188603258404059890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAGfLFGbuwI/AAAAAAAAAUI/iknY1Qe8yOo/s1600-h/220px-Galileo.arp.300pix.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 168px; height: 205px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAGfLFGbuwI/AAAAAAAAAUI/iknY1Qe8yOo/s320/220px-Galileo.arp.300pix.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188603258404059906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;querelle de l'interprète.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bibliographie &lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;Chareix F., « L'archive et le système.  », &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dix-septième siècle&lt;/span&gt;, 2006/3, n° 232, p. 523-528&lt;br /&gt;Clavelin Maurice, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Galilée copernicien&lt;/span&gt;, Albin Michel, 2004&lt;br /&gt;Clavelin Maurice, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La philosophie naturelle de Galilée&lt;/span&gt;, Paris PUF 1968, rééd. Albin Michel 1996&lt;br /&gt;Spranzi Marta, Hamou Philippe, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Galilée. Ecrits Coperniciens&lt;/span&gt;, Paris, Le livre de poche, 2004&lt;br /&gt;Vérin Hélène , « Un lecteur intéressant », &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cahiers de Science et Vie, Dossier Galilée&lt;/span&gt;, n°61, février 2001, p. 68-71&lt;br /&gt;Büttner Jochen, Damerow Peter, Renn Jürgen, "Tracs of invisible giants : Shared Knowledge in Galileo's unpublished treatises, in J. Montesinos et C. Solis (ed.), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Largo campo di filosofare, Eurosymposium Galileo 2001&lt;/span&gt;, Orotava, Fundaciun Canaria Orotava de la Historia de la Ciencia, 2001, p. 183-201&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-1210317260443046505?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/1210317260443046505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=1210317260443046505&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/1210317260443046505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/1210317260443046505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2008/04/galile-larchive-tuerait-elle-le-gnie.html' title='Galilée : l&apos;archive tuerait-elle le génie ?'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/SAGemlGbusI/AAAAAAAAATo/AemSxVtKlcA/s72-c/220px-Galileo_Galilei_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-8523846703697686212</id><published>2008-03-29T19:33:00.005+01:00</published><updated>2008-04-13T09:05:25.185+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Les TICE, agents d'une nouvelle "écologie de la connaissance" ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/R-6MwWEs4fI/AAAAAAAAATI/vTPOHgz07aM/s1600-h/archimboldo-winter-r.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/R-6MwWEs4fI/AAAAAAAAATI/vTPOHgz07aM/s320/archimboldo-winter-r.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183234983336927730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;                                                &lt;p id="ar4_" class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p id="zp1w" class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt; &lt;/p&gt;&lt;h1 id="n7jv" class="western" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="x2.c"  style="font-family:Arial Narrow;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p id="zp1w" class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="a-65"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="bvja"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt; Je voudrais ici m'appesantir sur l'usage des TICE par le chercheur. Utiliser l'informatique fait partie désormais de notre métier : notre entrée en TICE s'est faite de deux manières : l'aide à la publication d'une part, le &lt;a title="définition du terme" target="_blank" href="http://www.dicofr.com/cgi-bin/n.pl/dicofr/definition/20010101000931" id="j-p7"&gt;courriel&lt;/a&gt; d’autre part. L'ordinateur nous a dégagés des tâches fastidieuses qui étaient notre quotidien dans l'élaboration scientifique et la mise en forme de nos textes : traitements des données quantitatives; reprise des textes après saisie; grâce à lui nous avons bénéficié d'une souplesse nouvelle dans la réalisation de l'apparat critique, la pagination, la justification, la réalisation d'index et de tables de matières; enfin, la relation texte-image nous est devenue directement accessible. Puis, forts de la maîtrise du clavier, nous avons découvert les joies – et les dangers - de l'échange quasi-instantané, du dialogue hors espace si ce n'est totalement hors temps. Bien avant leur adoption dans l'entreprise, PAO et courrier électronique sont devenus des outils courants, indispensables même. Et voilà maintenant que nous apprenons chaque jour un peu plus à travailler avec les bibliothèques virtuelles que mettent à nos dispositions un nombre grandissant d'universités du monde entier. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;      &lt;p id="n9j9" class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt; &lt;span id="p63c"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="o_im"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt; Paradoxalement, cet engouement ne va pas jusqu'à la mise en ligne, de nos propres travaux. Certes la mise en ligne de revues électroniques augmente visiblement chaque jour un peu plus - je pense bien sûr au travail remarquable de &lt;a title="Interview 2004" target="_blank" href="http://www.internetactu.net/2004/07/13/marin-dacos-ldition-lectronique-scientifique-la-longue-marche-vers-lappropriation/" id="wa2u"&gt;Marin Dacos&lt;/a&gt; dans et autour de &lt;a title="Calenda" target="_blank" href="http://calenda.revues.org/" id="gmm3"&gt;Calenda&lt;/a&gt;  et revues.org, et nous avons appris, mi-forcés, mi-consentants, à mettre nos textes sur &lt;a title="HAL" target="_blank" href="http://halshs.archives-ouvertes.fr/" id="vdxj"&gt;HAL&lt;/a&gt;, le site d'hyper-archives en ligne du CNRS. Mais il n'existe pas, en France, de forums, de liste de discussions entre chercheurs, du moins en Histoire, à l'instar de la très célèbre et très pratiquée &lt;a href="http://www.h-france.net/"&gt;H-France &lt;/a&gt;modérée aux Etats-Unis, et des très nombreuses listes qui regroupent les chercheurs d'un domaine et qui leur sert de "café de recherche". La seule véritable liste de discussion en Histoire que je connaisse en France, est celle des &lt;a title="Clionautes" target="_blank" href="http://www.clionautes.org/" id="i.:7"&gt;Clionautes&lt;/a&gt;, la liste des professeurs d'Histoire et Géographie enseignant en collèges et lycées.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span id="p63c"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="o_im"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;Quant aux listes d'origine universitaire, je pense en particulier à &lt;i id="ayws"&gt;Athena&lt;/i&gt;, à la naissance de laquelle j'ai participé, il est plus pertinent de les qualifier de "&lt;span id="b.wc"&gt;&lt;i id="hdsv"&gt;e&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;-vitrines", de listes d'information que de listes d'échanges entre chercheurs. L'usage des sites personnels et autres blogs est confidentielle &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="p63c"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="o_im"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;dans notre profession&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="p63c"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="o_im"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;,  et, pour tout dire, entachée de suspicion. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://http://universzeroun.wordpress.com/2006/11/"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 230px; height: 178px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/R-6VDmEs4hI/AAAAAAAAATY/fQI1okpiU7c/s320/dali04.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183244110142431762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span id="p63c"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="o_im"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;Quoique nous soyons un certain nombre à utiliser &lt;i id="y4t6"&gt;wikipedia&lt;/i&gt;, voire à participer à son écriture, il n'est en aucun cas, question de &lt;i id="k4vt"&gt;wiki&lt;/i&gt;. Et les facilités que procurent &lt;span id="xv7b"&gt;&lt;i id="x4cu"&gt;Google Docs&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, en dépit de toutes les facilités offertes pour la rédaction d'un texte commun, demeurent l'apanage de quelques &lt;span id="a8ph"&gt;&lt;i id="npao"&gt;happy few&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;. On voit où gît le paradoxe : tandis que nous pratiquons chaque jour un peu plus la consultation en ligne des textes scientifiques, anciens et actuels, nous refusons majoritairement, la propre mise en ligne de nos textes ! Ou alors au compte-goutte. Il en résulte une distorsion considérable dans le savoir disponible en ligne, au profit bien sûr des textes proposés par les communautés de chercheurs en sciences sociales habitués à travailler en "&lt;i id="b59d"&gt;open science&lt;/i&gt;", au premier chef les Etats-Unis et le Québec. Réjouissons-nous de voir un pays francophone au rang des diffuseurs de textes scientifiques actuels en ligne. Mais pourquoi, nous européens, vouloir à tout prix conférer à nos textes le sceau de la confidentialité ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p id="fy61" class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;  &lt;span id="ot_c"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="zpj6"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;La réponse la plus fréquemment exprimée est la peur du &lt;a title="une excellente définition du plagiat" href="http://www.bib.ulb.ac.be/fr/aide/eviter-le-plagiat/index.html" id="xvt8"&gt;pillage&lt;/a&gt;, du vol de nos idées. Il est relativement aisé, en réplique, de faire observer que le pillage n'est pas né avec &lt;span id="n_n9"&gt;&lt;i id="z2e5"&gt;internet&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, qu'au contraire, la mise en ligne accroît la visibilité du pillage et le rend donc plus malaisé. Il est singulier aussi de voir des chercheurs mettre en balance &lt;a title="définition du terme" target="_blank" href="http://www.cnrtl.fr/lexicographie/ethique" id="z0i7"&gt;éthique&lt;/a&gt;  professionnelle et moyens techniques : refuser l'accès de tous à ses textes, ce que procure la mise en ligne, au motif que cela accroît le risque de plagiat, c'est considérer, &lt;i id="nkjf"&gt;in petto&lt;/i&gt;, que la seule possibilité de limiter le plagiat dans le domaine des sciences humaines et sociales, n'est pas l'&lt;span id="qv5r"&gt;&lt;i id="fcxz"&gt;éthos&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; du chercheur, mais tout simplement, la technique qui le limite et le contraint...  Je ne basculerai pas, en réponse, dans un quelconque optimisme, sans considérer ce que je sais de la relation à l'innovation : La crainte, le repli sont des réflexes habituels dans tout groupe humain confronté à l'innovation. Or, la mise en ligne des textes sur le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;web &lt;/span&gt;est une innovation qui provoque une rupture dans l'habitus du chercheur. Qui plus est, en France, ce réflexe est exacerbé de deux manières : pour petite partie par le repli intra-période que connaît actuellement la discipline historique; pour très grande partie, sur cette idée, structurante chez nous, que la recherche est d'abord le fait d'individus. Il est frappant de constater en regard que la structure de la recherche en sciences sociales aux Etats-Unis, repose sur la communauté dans laquelle s'insère le chercheur. Avec pour effet, les très longues déclinaisons de bibliographies en tête d'article qui inscrivent l'écriture singulière dans une historiographie;  et pour résultat, le succès des listes de diffusion, qui sont, par excellence, le domaine de l'expression scientifique communautaire. Facteur aggravant pour la recherche française : le contexte culturel diffère. Pour avoir été le lieu de la genèse et du développement de la culture internet : théorie des systèmes, hypertexte, www, &lt;i id="fy-8"&gt;copyleft&lt;/i&gt;, licence GPL, l'Amérique du Nord, Etats-Unis et Canada confondus, offrent aux chercheurs, l'environnement conceptuel, cognitif et juridique indispensable à la maîtrise de l'outil. En regard, la science historique en France, que je prends ici pour exemple, ne dispose pas de la masse critique, tant conceptuelle qu'en nombre de chercheurs &lt;i id="gtyz"&gt;e&lt;/i&gt;-publiants, qui lui permettrait de modifier ses représentations en outrepassant les craintes. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.kelsociete.com/"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/R-6P5mEs4gI/AAAAAAAAATQ/i7htOp0RFC4/s200/googlepagerank_m.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183238440785601026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span id="ot_c"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="zpj6"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;Je ne sais pas, ici, ce qu'il faut attendre, de la prise en compte à terme, du « &lt;a title="Définition et discussion" target="_blank" href="http://urfistinfo.blogs.com/urfist_info/2006/04/citations_et_fa.html" id="gdmk"&gt;facteur H&lt;/a&gt;  », &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="ot_c"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="zpj6"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;par les organismes d'évaluation de la recherche.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="ot_c"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="zpj6"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p id="y62v" class="western" style="text-indent: 0.49in; margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt; &lt;span id="lrn3"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="vvuf"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id="y62v" class="western" style="text-indent: 0.49in; margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="lrn3"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="vvuf"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id="y62v" class="western" style="text-indent: 0.49in; margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="lrn3"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="vvuf"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt; Mais parlons innovation :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id="y62v" class="western" style="text-indent: 0.49in; margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="lrn3"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="vvuf"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;il est assez courant de comparer &lt;a title="Rapport du Sénat, novembre 2007" target="_blank" href="http://www.senat.fr/rap/r06-468/r06-468_mono.html" id="td32"&gt;Internet à Gutenberg&lt;/a&gt;. La comparaison est sensée. Internet modifie l'environnement cognitif, comme l'imprimerie a modifié l'environnement cognitif des européens à l'orée de ce que nous appelons les Temps modernes. En route donc, vers une néo-modernité ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="lrn3"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="vvuf"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt; Oui, à condition de comprendre deux éléments essentiels : 1) l'invention de l'imprimerie n'a eu d'impact qu'autant que la société était préparée à la recevoir. Et cela a pris la forme de deux révolutions, deux révolutions : celle, silencieuse à tous égards , qualifiée de "révolution scribale, "qui a touché les modalités de lecture avec le passage graduel de la lecture orale à la fréquentations silencieuse des livres; elle prit son essor au XIIe siècle, après que l'habitude se fut prise entre VIIIe et XIIIe siècle de séparer les mots dans la copie des manuscrits latins (Elena Llamas Pombo); celle, très matérielle et économique, qui consista à remplacer le parchemin par le papier, et qui intervint à partir du XIIe siècle; 2) L'essor du livre imprimé au XVIe siècle s'est accompagné d'un immense projet intellectuel, qui fut de &lt;a title="En attendant l'ouvrage..." target="_blank" href="http://www.koyre.cnrs.fr/article.php3?id_article=246" id="uda."&gt;"réduire en art"&lt;/a&gt;, d'analyser et de coucher par écrit, de manière méthodique les multiples champs de l'activité humaine, de manière à en accroître l'efficacité,  et à les rendre "inoubliables" c’est-à-dire accessibles aux générations futures. Si l'on revient, muni de ses enseignements, vers la révolution internet, qu'observe-t-on ? 1) aucun marketing n'a imposé internet à la communauté des chercheurs et des enseignants-chercheurs en France : courrier électronique et recherche en ligne, PAO se sont développés parce qu'ils correspondaient à un besoin. La communauté scientifique était prête à recevoir la nouveauté; sans doute, confusément, elle l'espérait. Plus largement, l'esprit "postmoderne" au nom duquel chacun se sent capable de tout, être son propre auteur, être son propre interprète, son propre éditeur, , a ouvert la voie autant sinon plus que le &lt;i id="m9jv"&gt;marketing&lt;/i&gt; à l'incommensurable succès d'internet; 2) en regard, pour ce qui est du grand projet intellectuel, force est de constater qu’il est né aux Amériques : hypertexte, &lt;i id="z4v."&gt;open publishing&lt;/i&gt;, &lt;i id="gprh"&gt;open archives&lt;/i&gt; viennent du nouveau monde. Nous autres, l'analysons avec distance (P. Flichy); ou le réduisons à la mise en ligne de base de données. En d’autres termes, dans notre philosophie – ou notre idéologie spontanée – où plongent les racines de la résistance à la mise en ligne, internet est inconsciemment suspect parce que : 1) d’origine américaine &lt;img id="y6om" style="margin: 1em 0pt 0pt 1em; float: right;" src="http://docs.google.com/File?id=ajgz35cpsv7d_239gg9n3fc2" height="281" width="213" /&gt; ; 2) à l’interface de l’espace public et de l’entreprise ; 3) et qu’elle s’oppose à notre &lt;a title="Sur la notion d'habitus" target="_blank" href="http://www.irenees.net/fr/fiches/notions/fiche-notions-45.html" id="jz.s"&gt;habitus&lt;/a&gt; de chercheur privilégiant l’individualité. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p id="z89e" class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt; &lt;span id="wp1t"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="moz_"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt; Parviendra-t-on, par nos résistances, à endiguer la vague de fond ? N’est-il pas préférable, à l’inverse, de franchir le pas en toute conscience, et, forts de nos compétences, d'observer et d'analyser ce vers quoi conduit la mise en ligne ? Autant que j'ai pu l'observer par ce que j'ai moi-même expérimenté : sites webs, personnel et institutionnel, blog, &lt;i id="qqbd"&gt;podcast&lt;/i&gt;, côté pile, les TICE constitue un formidable outil informatif, dont nous ne pouvons nous passer. TICE et WWW favorisent l'élargissement sans pareil de l'information - information dont il est bon de rappeler toutefois, qu'elle n'est pas la connaissance, mais la mise à disposition des connaissances. C'est donc aussi un outil d'aide à l'interprétation, un outil de traitement de l'information. Côté face : cette modification de notre environnement cognitif, je pense au « clic »,  modifie notre approche cognitive : manifestement, nous n'écrivons plus et nous ne lisons plus de la même manière. L'écriture de blog, par exemple, rapproche l'œuvre scientifique de l'œuvre d'art, en y introduisant l'affect, la pensée intermédiaire, l'expérience de pensée, l'esquisse. Elle interroge la relation texte/image. Et le blog donne à voir parfois cruellement la dissymétrie auteur/lecteur, l'impossible dialogue. Plus généralement, le texte électronique est d'abord appréhendé visuellement, presque comme une image. Il est moins perçu pour lui-même que pour le chemin où il nous mène, par renvois, par association. C'est une lecture elliptique, une lecture en cascade, par sauts, un butinage. Que devient l'effort de mémoire dans la lecture virtuelle ? ... Mémoire, dont on sait historiquement qu’elle est le fondement de l'invention ? Que devient la preuve dans une approche cognitive qui néglige la démonstration, le raisonnement ? La lecture virtuelle accroît le desserrement de l'ordonnancement logique. Il s'y déploie une recherche de preuve par le clic, à partir d'une démonstration antérieurement constituée, mais négligée parce que perçue comme une donne fondamentale. Le lecteur "virtuel" donne à ce qu'il lit l'aura de la chose écrite, tout en évacuant ce qui la constitue.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span id="ok6l"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="e40s"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;Attention toutefois : j’insiste sur le fait que cette manière de lire n'est pas induite par support électronique : elle lui préexiste. Cela fait dix ans et plus que nous voyons les étudiants délaisser la démonstration pour l'information, mettre en avant la lecture par index ou par mots clés  aux dépens de la compréhension du raisonnement. Les TICE exacerbent cette relation au texte écrit, qu'ont sans doute induite l'accélération du temps et la multiplication des données disponibles. On comprend dès lors qu’il est aisé de confondre le mal et l’objet technique qui le représente. Et du coup se dévoilent les autres racines de la résistance : d’un côté les professeurs  quoiqu’ils butinent, se méfient d’un média dont ils savent combien il conforte les étudiants dans leur tendance à l'illustration en lieu et place de la véritable élaboration ; de l’autre les étudiants, qui acceptent les TICE autant qu’elles confortent leur goût pour le butinage, mais redoutent une prise en main qui les obligeraient à aller au-delà, à élaborer. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p id="xyrw" style="margin-right: 0.25in; margin-top: 0.45in; margin-bottom: 0in;" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="ok6l"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="e40s"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;&lt;div id="k825" style="padding: 1em 0pt; text-align: center;"&gt;&lt;img style="width: 320px; height: 223.09px;" id="umpf" src="http://docs.google.com/File?id=ajgz35cpsv7d_237dh6kgdch" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span id="ok6l"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span id="e40s"  style="font-family:Bitstream Vera Serif, serif;"&gt;Or internet n’est pas la prairie où les abeilles font leur miel en paix, ni la forêt où chemin faisant, l'on va ramassant châtaignes et champignons. C’est un média constitué, un média structurant à défaut de paraître structuré. Les deux questions de l'interprète et du référent, complémentaires et fondements de l'approche interprétative, bougent sous nos yeux, une mutation qu'accélèrent les TICE. Voilà, à mon sens, ce qui devrait nous travailler, essentiellement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p id="vf8n" style="margin-bottom: 0in;" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="ixjd"  style="font-family:Arial Narrow, sans-serif;"&gt;&lt;b id="i4te"&gt;Intervention à la &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="ozl9"  style="font-family:Arial Narrow, sans-serif;"&gt;&lt;b id="d08j"&gt;Table  ronde « Ecologie de la connaissance »&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="ixjd"  style="font-family:Arial Narrow, sans-serif;"&gt;&lt;b id="i4te"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id="vf8n" style="margin-bottom: 0in;" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="ixjd"  style="font-family:Arial Narrow, sans-serif;"&gt;&lt;b id="i4te"&gt;Apprendre  et Réussir – &lt;a title="Journées numériques de Paris  Centre Universités" target="_blank" href="http://jnum08.parisdescartes.fr/" id="r7la"&gt;Journées numériques de Paris  Centre Universités&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p id="qg2a" style="margin-bottom: 0in;" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="a:4m"  style="font-family:Arial Narrow, sans-serif;"&gt;&lt;b id="b8-j"&gt;Université  Paris V René Descartes - 28 Mars 2008&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id="qg2a" style="margin-bottom: 0in;" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="ozl9"  style="font-family:Arial Narrow, sans-serif;"&gt;&lt;b id="d08j"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id="xyrw" style="margin-right: 0.25in; margin-top: 0.45in; margin-bottom: 0in;" lang="fr-FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="l30v" src="http://docs.google.com/File?id=ajgz35cpsv7d_234grnf4nc2" align="bottom" height="2" width="630" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id="fnut" type="FOOTER"&gt;    &lt;p id="okrb" style="margin-right: 0.25in; margin-bottom: 0in;" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="ozl9"  style="font-family:Arial Narrow, sans-serif;"&gt;&lt;b id="d08j"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-8523846703697686212?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://jnum08.parisdescartes.fr/' title='Les TICE, agents d&apos;une nouvelle &quot;écologie de la connaissance&quot; ?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/8523846703697686212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=8523846703697686212&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/8523846703697686212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/8523846703697686212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2008/03/les-tice-agents-dune-nouvelle-cologie.html' title='Les TICE, agents d&apos;une nouvelle &quot;écologie de la connaissance&quot; ?'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/R-6MwWEs4fI/AAAAAAAAATI/vTPOHgz07aM/s72-c/archimboldo-winter-r.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-361455315367682329</id><published>2007-08-16T03:01:00.000+02:00</published><updated>2008-04-13T09:05:35.041+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><title type='text'>Lire LU. Le patrimoine du petit beurre</title><content type='html'>Musardant à Nantes, en l'attente d'un départ, je me laisse tenter - enfin ! - par le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;LU. Une usine à Nantes&lt;/span&gt;, publié dans la collection "Images du Patrimoine" de l'Inventaire.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOs7u4ktBI/AAAAAAAAARE/wRxp1-6mG6M/s1600-h/123_biscuits_lu_gal.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 148px; height: 196px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOs7u4ktBI/AAAAAAAAARE/wRxp1-6mG6M/s320/123_biscuits_lu_gal.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099109345311110162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    Quelques pages de textes, que l'on doit à la plume vive de Jean-Louis Kerouanton, et des images, beaucoup d'images, puisées principalement dans la collection de l'Inventaire et dans le fonds Lefebvre-Utile du Musée du Château des Ducs de Bretagne. Parmi elles, remarquables, les gouaches d'Albert Brennet, célébrissime peintre de la marine… et du travail, au demeurant ami de Mathurin Méheut, grand maître du genre, représentant les étapes de la fabrication dans le milieu des années 50. Voilà du bel ouvrage, incontestablement, sur un lieu mythique, éponyme presque de Nantes désormais, l'usine LU et sa&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;tour, du nom du plus célèbre biscuit de France.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p   style="margin: 0in; text-align: justify;font-family:&amp;quot;;font-size:11pt;"&gt;Cent ans et plus de petit beurre - il est né en 1886; &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOs8O4ktDI/AAAAAAAAARU/8y7cUlEHu_E/s1600-h/biscuits_lefevre.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 191px; height: 264px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOs8O4ktDI/AAAAAAAAARU/8y7cUlEHu_E/s320/biscuits_lefevre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099109353901044786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;un capital foncier intelligemment déployé sur les rives citadines de la Loire ; un travail incessant pour enrichir son &lt;a href="http://www.stics.be/CetG/Et3/3_1e.htm"&gt;capital symbolique&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;a href="http://www.stics.be/CetG/Et3/3_1e.htm"&gt; &lt;/a&gt;; &lt;/span&gt; une entreprise qui monta en puissance en vendant boudoirs et biscuits à contre-cycle tandis que le pays plongeait dans une crise économique profonde et sut maintenir sa place et son sens de la marque,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;voilà qui méritait et obtint réhabilitation. Entre 1998 et 2000, l'ancienne usine LU devint le "&lt;a href="http://www.lelieuunique.com/la_tour/tour.html"&gt;Lieu Unique&lt;/a&gt;" et demeura branchée, culturellement cette fois. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOnKO4ks7I/AAAAAAAAAQU/krSO8_HL5fY/s1600-h/2494862-Nightlife-Nantes.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 192px; height: 256px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOnKO4ks7I/AAAAAAAAAQU/krSO8_HL5fY/s320/2494862-Nightlife-Nantes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099102997349446578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La ville y a gagné en identité - avec le château des Ducs qui fait face : la Bretagne et l'industrie- ce qu'elle a perdu dans le comblement des canaux. Reste en chantier, celui de l'Atlantique… &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="&amp;quot;" size="11pt" style="margin: 0in; text-align: justify;"&gt;    Mais le livre ? Il répond imperturbablement aux lois du genre, de ce genre qu'a concocté l'Inventaire pour sa collection phare : des documents, des documents, encore des documents, dessins, photographies, illustrations. Le patrimoine iconographique de l'entreprise est abondamment mis à contribution et chaque illustration est commentée. On restitue ses couleurs aux murs de l'usine, ce qui est très bien. On montre beaucoup; on décrit largement et conséquemment. Mais on ne démontre pas. On ne construit pas d'Histoire, on s'arrête à la chronologie. Le propos n'est pas là. On fournit des documents à qui, lecteur ou chercheur, voudrait en savoir plus, construire une synthèse. Le but ? Etre beau, être nécessaire. Contrairement au titre qu'elle se donne, la collection &lt;a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/extranetIGPC/normes/livretPUB/html/doc&amp;meth_pub.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Images du Patrimoine&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; tient plus de l'archéologie - archéologie industrielle en l'occurrence, que de l'analyse patrimoniale.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="&amp;quot;" size="11pt" style="margin: 0in; text-align: justify;"&gt;    On remerciera donc Jean-Louis Kerouanton, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOpuu4ks_I/AAAAAAAAAQ0/300mQT-YvCQ/s1600-h/doc-528.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 154px; height: 229px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOpuu4ks_I/AAAAAAAAAQ0/300mQT-YvCQ/s320/doc-528.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099105823437927410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;rédacteur avisé et fin connaisseurs des réalités patrimoniales, des discrètes mise à distance qu'il glisse ici et là, par exemple lorsqu'il interroge les gestes ouvriers -bien plus figés d'ailleurs sur les photos où les ouvriers et ouvrières posent, que sur les splendides gouaches d'&lt;a href="http://www.amazon.fr/Albert-Brenet-Une-vie-oeuvre/dp/2742411925"&gt;Albert Brennet&lt;/a&gt;, prises sur le vif&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;- et pas seulement l'ordonnancement du bâti; ou lorsqu'il met à distance, à défaut de l'analyser, le patrimoine iconographique de l'entreprise. Mettre l'accent sur l'énergie - et l'argent - dépensés pour valoriser l'image de l'entreprise, et dans cette veine, placer en exergue les recommandations de Louis Lefebvre-Utile sur la manière de photographier son usine pour l'exposition internationale de 1937, c'est montrer à coup sûr que l'on ne saurait être dupes du lissage photographique et des réalités qu'occultait l'objectif...&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOs7-4ktCI/AAAAAAAAARM/IXvC3VqSMPU/s1600-h/10796.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 188px; height: 251px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOs7-4ktCI/AAAAAAAAARM/IXvC3VqSMPU/s320/10796.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099109349606077474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="&amp;quot;" size="11pt" style="margin: 0in; text-align: justify;"&gt;    Patrimoine industriel, l'usine LU est un monument du patrimoine nantais, s'il en est, sous tous ses aspects. Pourquoi donc se priver donc ? Rêvons, avec l'auteur peut-être, au-delà de cet ouvrage, à ce que devrait être tout ouvrage traitant de patrimoine de cette importance pour qu'il trouve place entre mémoire et histoire, qu'il favorise également le travail affectif de la mémoire&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;individuelle et collective, privée et publique, et le travail, intellectuel, de la construction historique. Il serait plus épais, certes, mais les spécialistes savent qu'au Portugal, en Espagne, en Italie, au Québec - partout sauf en France ?- les éditeurs ne manquent pas pour cette sorte d'ouvrage. Et on y trouverait : &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;ul style="margin-left: 0.5in; direction: ltr; unicode-bidi: embed; margin-top: 0in; margin-bottom: 0in; text-align: justify;" type="disc"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;bien sûr une analyse du bâti et de son histoire - celle-là même qui est faite;&lt;/li&gt;&lt;li  style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; vertical-align: middle;font-size:11pt;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;une présentation du patrimoine technique de l'entreprise, envisagé cette fois dans son ensemble et pas seulement limité aux machines. Car, pas plus que le patrimoine industriel ne se limite aux murs, le patrimoine technique ne se limite aux machines. Le cerner, c'est détecter et comprendre les processus d'apprentissage, de transmission; c'est poser la question des identités professionnelles, des cultures techniques. Il est dommage, ici, précisément, que la durée des techniques aient été perçues uniquement de manière statique : "les gestes restent les mêmes ", remarque souvent revenue dans les commentaires, et non de manière dynamique, en termes, par exemple, de continuité dans l'apprentissage, indispensable pour une régularité productive, et le maintien auprès du client, d'un goût typé et faisant référence… Mais cela renvoie inévitablement à l'ethnologie, aux interviews d'acteurs: ouvriers, ingénieurs, cadres, directeurs, clients.&lt;/li&gt;&lt;li  style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; vertical-align: middle;font-size:11pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;Une      réflexion sur la constitution de la patrimonialité entrepreneuriale : un      dépôt en musée n'est pas si banal que l'on puisse le négliger. Quelles en      sont les raisons ? Pourquoi ne pas engager la réflexion en termes      d'évergétisme ?&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li  style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; vertical-align: middle;font-size:11pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;Un      présentation générale du complexe technique : l'entreprise dans sa      dynamique productive : le sucre, la farine, les œufs, les amandes, les      noisettes, les pistaches, les boites, le papier d'emballage… En 1889,      l'usine consommait 6500 œufs par jour. Qu'en était-il au plus fort de la      production de biscuits à Nantes ? Comment achetait-on ces œufs ? Comment      circulaient-ils ? A-t-on quelque part écrit sur l'impact du développement      de la biscuiterie nantaise sur cette production dans la région ? Et      l'impact sur la laiterie, qui s'industrialisa en Bretagne à l'orée du Xxe      siècle ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li  style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; vertical-align: middle;font-size:11pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;Enfin un      positionnement de l'entreprise dans la ville. Un peu de géographie      historique ne saurait nuire : L'ouvrage offre une très belle analyse du      site. Mais la situation… pourtant largement évoquées dans les      illustrations concoctées à but de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:&amp;quot;;" &gt;marketing &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;? Le biscuit roulait-il en voiture, en train ? Avait-on      des cargaisons de Petit LU ? Naviguait-il sur la Loire ? En mer, à côté du      mauvais biscuit des marins? Et là, encore, quel impact sur l'histoire de      Nantes ?&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; J'arrête là cette réflexion, qui renvoie moins à LU, plutôt bien loti on l'a compris, qu'à la compréhension de la notion de patrimoine industriel. Placer l'industrie en patrimoine, non plus privé, mais collectif, ne se subsume ni dans la monumentalisation, ni dans la muséification. Une ex-usine n'est pas en soi un monument laissé là &lt;span style="font-style: italic;"&gt;in memoriam&lt;/span&gt;. La patrimonialisation implique une relation à l'identité d'un lieu, d'une ville, d'un quartier; aux identités professionnelles,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à la culture active et passive, à l'impact, à la trace laissée dans le paysage matériel et dans le paysage mental des collectivités... C'est dire combien la notion implique la responsabilité... passée autant qu'à venir - tandis que changent les acteurs et que se modifient les financements...&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOvhu4ktEI/AAAAAAAAARc/UcEYH9hAJB4/s1600-h/FactureLu.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 181px; height: 233px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOvhu4ktEI/AAAAAAAAARc/UcEYH9hAJB4/s320/FactureLu.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099112197169394754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bibliographie : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Kerouanton, Jean-Louis, Denis Pillet, and Bernard Renoux. &lt;i&gt;LU: une usine à Nantes&lt;/i&gt;. Images du patrimoine, 188. Nantes: Inventaire général, 1999&lt;br /&gt;Kerouanton, Jean-Louis, et al. &lt;i&gt;La construction navale en Basse-Loire, Loire-Atlantique&lt;/i&gt;. [Nantes]: Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, 1992&lt;br /&gt;Kerouanton, Jean-Louis, Yves Le Maître, and Denis Pillet. &lt;i&gt;Cordemais en Estuaire (Loire-Atlantique)&lt;/i&gt;. Itinéraires du patrimoine, 104. [S.l.]: Association pour le développement de l'Inventaire général, 1996&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-361455315367682329?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.linternaute.com/imprimer/nantes/magazine/economie/dossier/petit-lu/en-savoir-plus.shtml' title='Lire LU. Le patrimoine du petit beurre'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/361455315367682329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=361455315367682329&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/361455315367682329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/361455315367682329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2007/08/lire-lu-le-patrimoine-du-petit-beurre.html' title='Lire LU. Le patrimoine du petit beurre'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RsOs7u4ktBI/AAAAAAAAARE/wRxp1-6mG6M/s72-c/123_biscuits_lu_gal.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-8319149863117148176</id><published>2007-07-01T17:17:00.000+02:00</published><updated>2007-07-01T18:06:51.155+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><title type='text'>Mobilien et sociologues…</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'excellente revue &lt;a href="http://www.annales.org/gc/index.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gérer &amp; Comprendre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, que tout historien des techniques devrait lire et méditer, analyse, en ce mois de juin 2007, "la mort de Mobilien". &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RofIQMx5-uI/AAAAAAAAAPg/J844408LoA4/s1600-h/0409-mobilien-idf.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RofIQMx5-uI/AAAAAAAAAPg/J844408LoA4/s320/0409-mobilien-idf.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5082250885144902370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Le propos, intelligent et bien mené, est d'Antonio Gonzalez Alvarez, chercheur associé au LATTS, spécialiste en aménagement et urbanisme qui en a fait le sujet de sa thèse, soutenue en 2006, sous le titre : "Mobilien et le PDU d'Ile-de-France. L'innovation dans les politiques de déplacements au risque de la concertation". L'auteur présente ainsi son travail, sur le site HAL du CNRS : "Reposant sur le dépouillement d'archives, la réalisation d'entretiens avec les principaux acteurs du PDUIF, le suivi de divers comités de déclinaison du Mobilien à échelle locale (comités d'axe) et des recherches bibliographiques, cette thèse montre que, pour favoriser l'innovation, la concertation ne peut être que partielle : tous les souhaits ne peuvent être satisfaits ni le consensus total. Des pistes sont ainsi proposées pour une concertation innovatrice."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Mobilien est né, il y a dix ans, enfant légitime du Plan de Déplacements Urbains d'Ile-de-France (PDUIF) et de la Loi sur l'Air et l'Utilisation Rationelle de l'Energie (Loi dite Laure, 96-1236 du 30 décembre 1996). Mobilien est né sous le signe d'une concertation imposée. Imposé : en Ile-de-France, le PDU est piloté par l'administration centrale et non par l'autorité organisatrice des transports comme en province. Concerté : tirant un bilan négatif de l'élaboration du Schéma directeur de la Région en 1994, qui avait donné l'image d'un plan imposé d'en haut, le Préfet Directeur Régional de l'Equipement se fixa pour objectif fixé, d'obtenir un consensus entre les divers partenaires. Mais il est né aussi sous le signe de l'innovation - à l'échelle de l'Ile-de-France s'entend&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;avec l'idée de "mobilité durable". A partir de 1997, des groupes de travail thématiques réfléchirent sur ce thème et proposèrent une série de mesures, dessinant ainsi, typiquement, ce qui constitue le phase première d'un moment innovant, cette phase de "nébuleuse" où fourmillent les idées et les projets, sur le terrain consensuel du refus de l'existant, ou, à tout le moins, d'une volonté de dépassement. Ensuite, non moins classiquement, dans un second temps, la nouveauté prend forme d'un objet-valise toujours consensuel, mais investi à l'insu des acteurs des multiples représentations qu'ils s'en font. En l'occurrence, la concrétisation prit forme du "Réseau principal de bus", idée-phare, défendue par la RATP au sein du groupe "Qualité de Service", "pour structurer la banlieue et la rendre plus lisible" (Pierre Arnaud, ancien chef du projet Mobilien à la RATP, cité par l'auteur). Le projet fut approuvé par arrêté interpréfectoral le 15 décembre 2000, avec pour objectif d'être mis en œuvre entre 2001 et 2005. Et fut baptisé après un an de débat : "Mobilien", hybride de "Busilien" proposé par la Région et de "Mobicité" proposé par la RATP. Il s'agissait de faire du bus, un "métro de surface". &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p   style="margin: 0in; text-align: justify;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;" &gt;La politique ardemment défendue par la région depuis 1998 est que le recul de l’usage de la voiture ne se gagnera qu’avec la mise en place d’une offre performante et diversifiée de transports en commun. Celle-ci doit intégrer le fait que 70 % des déplacements internes à l’Île-de-France ont lieu de banlieue à banlieue et que 80 % d’entre eux s’effectuent en voiture. … À terme, 150 lignes du bus, près de 20 % des lignes RATP et 10 % des lignes Optil (réseaux assurés en grande couronne par des transporteurs privés) seront du type Mobilien : véhicules à carburation propre et au confort amélioré, haute fréquence de passage, larges plages horaires de circulation jusqu’en soirée et les samedis et dimanches, information en temps réel dans les voitures et aux arrêts, priorité de passage aux carrefours et circulation en voies réservées…" &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;expliquait &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;dans &lt;a href="http://www.humanite.fr/popup_print.php3?id_article=375237"&gt;l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Humanité&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Serge Méry &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;le vice-président de la région en charge du secteur &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in; text-align: justify;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Le but, en raccourci ? "Faire du bus, un métro de surface". &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.montreuil.fr/images/ACTUALITE_FICHIERS/OCTOBRE/bus_115bis.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RofIQMx5-vI/AAAAAAAAAPo/Iy43YuxwMdY/s320/bus_115bis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5082250885144902386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Mobilien profitera de l'astuce des pilotes de la DREIF (Direction Régionale de l'Equipement Ile de France) qui placèrent le projet "à la frontière entre plusieurs mondes : réseaux et territoires; communes et régions, ce qui autorisera l&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;a&lt;/span&gt; coopération entre les institutions concernées.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Par contre, il pâtira du manque de moyens, et du conflit au sein même de cette même DREIF, entre le référentiel "Environnement", privilégiant les "modes doux et les transports en communs comme symbole de la ville conviviale" et le référentiel "Développement économique", privilégiant "la bonne circulation automobile comme symbole de la liberté individuelle et d'une économie dynamique ? A. Gonzalez Alvarez évoque enfin, la tension non résolue, entre une concertation défaillante au stade de la mise en œuvre, et l'absence d'un véritable pilotage technique et politique.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;" &gt;A contrario&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;, une concertation innovatrice consisterait selon lui à "&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;" &gt;choisir de façon restrictive les acteurs associés à chaque étape, à instaurer un pilotage ferme à la fois politique et technique, ou encore à modeler les diverses dimensions du projet (territoriale, technique, urbaine et de qualité de service) en accord avec les élus locaux et avec les agents de la mise en œuvre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;."&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Nonobstant la qualité de l'étude, une approche historique aurait abouti à d'autres conclusions. D'une part, habitué à la longue durée, l'historien aurait hésité à parler de "mort de Mobilien", à propos d'un &lt;a href="http://www.stif.info/les-developpements-avenir/plan-deplacements-urbains-pdu-mobilien/mobilien-les-comites-axes/avancement-du-programme-1498.html"&gt;processus &lt;/a&gt;qui se poursuit. &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.v2asp.paris.fr/v2/Deplacements/mobilien/Ligne_91/Images/L91_inauguration_velo.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RofJysx5-xI/AAAAAAAAAP4/I8CzYrEOu-4/s320/L91_inauguration_velo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5082252577362017042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Davantage, il aurait objecté l'absence drastique de recul à la fois dans la mise en œuvre du projet et dans l'analyse qui s'en est faite, et aurait argumenté de plusieurs manières :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;En plaidant,      d'une part, pour la spécificité de comportement des institutions      publiques. L'institution publique est dans son essence, dans sa raison, et      dans son fonctionnement un hybride, qui doit en permanence conjuguer      l'efficacité technique, le pragmatisme politique et la nécessité de      définir et de garantir le bien public dans la durée. En regard, la raison      d'être de l'entreprise privée est plus simple et plus réduit. Elle n'a      fondamentalement qu'elle-même pour objectif.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Les      institutions pensent et bougent lentement. Cela se vérifie pour toutes les      époques et tous les lieux. Et rien n'indique à cet égard que les termes      "pilotage" et "gouvernance" soient appropriés. Les      contre-exemples sont rares, y compris dans les temps de profonde      "dématuration" , telle la Révolution française, processus de      renouvellement à peu près total, qui a duré dix ans, vingt si l'on y      rajoute la stabilisation napoléonienne). Ne serait-il pas temps de placer      cette donne dans le registre de l'analyse, au lieu d'en faire en négatif      un &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;" &gt;topos &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;de la déploration, en positif un &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;" &gt;topos &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;du volontarisme? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;   &lt;ul&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;A cet égard, le      conflit de représentation, tel qu'il s'est manifesté au sein de la DREIF,      entre le référentiel "environnement" et le référentiel      "développement" est un conflit majeur, auquel se heurte la      totalité des acteurs de ce temps, institutionnels et praticiens, publics      et privés. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Tension que ne résout pas l'invention de l'expression      "développemnt durable". Ne serait-il pas temps en effet      d'élargir et d'unifier les dispositifs de veille ? Comment ne pas      s'étonner par exemple, qu'au moment où le vice-président de région      reprenait le chiffre de 70% de déplacement de banlieue à banlieue,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RofLGMx5-yI/AAAAAAAAAQA/jM1QE7IuLNw/s1600-h/Transports+Paris_Page_16_Image_0001.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RofLGMx5-yI/AAAAAAAAAQA/jM1QE7IuLNw/s200/Transports+Paris_Page_16_Image_0001.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5082254011881093922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;      l'&lt;a href="http://www.iaurif.org/fr/savoirfaire/etudesenligne/enquete_globale_transport3/index.htm"&gt;IAURIF&lt;/a&gt;, dans une étude particulièrement documentée, revisait ce schéma      et démontrait que les déplacements des franciliens en banlieue étaient en      fait à 23% intracommunaux, et à 30% seulement intra-banlieues ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RofLGcx5-zI/AAAAAAAAAQI/22986iGDhgw/s1600-h/Transports+Paris_Page_16_Image_0002.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RofLGcx5-zI/AAAAAAAAAQI/22986iGDhgw/s200/Transports+Paris_Page_16_Image_0002.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5082254016176061234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il serait bon,      enfin, pour déterminer des politiques de concertation novatrices, de      redonner à l'invention sa validité, et d'oublier quelque peu l'innovation.      Disons-le franchement : les sociologues de l'innovation se trompent      lorsqu'ils font de l'innovation, "le processus menant de l'invention,      l'idée nouvelle, à sa mise en œuvre effective, son appropriation par      l'utilisateur" (Akrich, Callon, Latour, 1988). Qui pratique Bacon et      Diderot, sait que la raison historique du doublon n'est pas de désigner le      début (invention) et la fin (innovation) d'un processus. La raison historique      du doublon est de distinguer entre deux processus de changement, celui-là,      prudent qui part de l'existant et y puise les modalités du renouvellement,      celui-ci, violent, qui déconnecte l'idée nouvelle de l'actuel et pense le      renouvellement comme l'éradication de l'existant.&lt;/span&gt; Tout ceci fait qu'à l'horizon historique, il est loisible d'inventer une nouvelle politique de transport, ce qui, de fait, obligera à conjuguer pilotage et concertation. Quant à décider qu'elle sera innovante, c'est aller au mur nécessairement par inertie ou par bousculade. C'est aussi, quoiqu'il arrive, parler dans le vide :&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;nul en effet ne peut juger de l'effet à terme d'une nouveauté et de son caractère innovant, entendons, de son caractère de rupture radicale… nul, si ce n'est l'histoire… &lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;A tout prendre, le      meilleur modèle en la matière ne demeure-t-il pas Napoléon Bonaparte, qui, entre autres, "inventa" les      préfets et sut habilement définir le futur administratif en s'appuyant à      la fois sur le passé et sur l'existant…&lt;span style=""&gt; ????&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le blog du jour&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;: &lt;a href="http://parisbanlieue.blog.lemonde.f/"&gt;Paris est sa banlieue&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 153); font-weight: bold;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;Faure A., Pollet G., Warin P., &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La construction du sens dans les politiques publiques: débats autour de la notion de référentiel&lt;/span&gt;. Collection Logiques politiques, 29. Paris: Harmattan, 1995.&lt;/p&gt;  &lt;p face="Verdana" size="10pt" style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Cahiers de l'Enquête Globale de Transport&lt;/span&gt;, Édition et diffusion : DREIF&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Gonzalez Alvarez A., &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;" &gt;Mobilien et le PDU d'Ile-de-France. L'innovation dans les politiques de déplacements au risque de la concertation&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;, thèse Ecole nationale des ponts et chaussées, 2006.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;   &lt;p   style="margin: 0in;font-family:&amp;quot;;font-size:10pt;"&gt;GONZALEZ ALVAREZ A., "La mort de "Mobilien", ou l'innovation au risque de la concertation", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gérer &amp; comprendre&lt;/span&gt; 88, Juin 2007, Eska, p. 21-35&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:&amp;quot;;font-size:10pt;"&gt;Akrich M., Callon M., Latour B, "A quoi tient le succès des innovations. Premier épisode : l'art de l'intéressement", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Annales des Mines&lt;/span&gt;, Juin 1988, p. 4-17. Deuxième épisode : l'art de choisir les bons porte-paroles", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Annales des Mines&lt;/span&gt;, Septembre 1988, p. 14-29.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RofJycx5-wI/AAAAAAAAAPw/AigTC0K8Rpg/s1600-h/03-03.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-8319149863117148176?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://hal.archives-ouvertes.fr/view_by_stamp.php?label=ENPC&amp;langue=fr&amp;action_todo=view&amp;id=tel-00085981&amp;version=1' title='Mobilien et sociologues…'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/8319149863117148176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=8319149863117148176&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/8319149863117148176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/8319149863117148176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2007/07/mobilien-et-sociologues.html' title='Mobilien et sociologues…'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RofIQMx5-uI/AAAAAAAAAPg/J844408LoA4/s72-c/0409-mobilien-idf.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-7894501911627277927</id><published>2007-04-14T23:28:00.000+02:00</published><updated>2007-07-01T18:06:19.644+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Le risque informatique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFPTHJvUbI/AAAAAAAAAOk/1VSfSLUTFmI/s1600-h/engIllustration.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFPTHJvUbI/AAAAAAAAAOk/1VSfSLUTFmI/s320/engIllustration.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053407446642414002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La technique influe sur les sociétés. C'est la définition même de la notion de système technique, qui exprime précisément ces réorganisation du milieu, de la culture d'ensemble, du fait d'une sorte particulière d'organisation de la matérialité. Le XIXe siècle a connu la puissance métaphorique de la machine à vapeur, à côté de la&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;puissance économique. Nous vivons aujourd'hui sous le joug de l'ordinateur, l'un des objets- phare du système pétrole/électricité/alliages&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;(l'autre étant à l'automobile…). Sa puissance métaphorique est certaine : au XIXe siècle, &lt;a href="http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=CM&amp;ID_NUMPUBLIE=CM_063&amp;amp;ID_ARTICLE=CM_063_0239"&gt;Prévost-Paradol&lt;/a&gt; expliquait la chute de la monarchie du Juillet, en 1848, en parlant de "partie fixe" et de "partie mobile", et en rapportant la machine politique au fonctionnement de la machine à vapeur… &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFPS3JvUZI/AAAAAAAAAOU/oiI6QjB465Q/s1600-h/watt.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFPS3JvUZI/AAAAAAAAAOU/oiI6QjB465Q/s320/watt.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053407442347446674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Aujourd'hui, on parle de "logiciels", de formatage…&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La puissance économique de l'outil est patente : en tant que telle, avec le "cycle de vie du matériel informatique", un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;business mode&lt;/span&gt;l qui s'est calqué plus ou moins consciemment sur le&lt;span style="font-style: italic;"&gt; business model&lt;/span&gt; de l'automobile - sauf qu'au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hardware&lt;/span&gt;, s'ajoute désormais la très lucrative industrie du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;software&lt;/span&gt;; en tant qu'effet induit, avec le développement de l' &lt;span style="font-style: italic;"&gt;e-business&lt;/span&gt;, source de profits considérables, avec le développement du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;24-hours business &lt;/span&gt;décisionnel et financier. Cela du moins tant que les fondements matériels du système pétrole/électricité/alliages le permettront…   &lt;/div&gt;&lt;p face="&amp;quot;" size="11pt" style="margin: 0in; text-align: justify;"&gt;En complément, lentement mais sûrement, l'outil informatique, pris ici au sens large de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Technologies_de_l%27information_et_de_la_communication"&gt;NTIC&lt;/a&gt; &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFUZHJvUfI/AAAAAAAAAPE/nZh1hMfHKhQ/s1600-h/ntic.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFUZHJvUfI/AAAAAAAAAPE/nZh1hMfHKhQ/s320/ntic.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053413047279768050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;(nouvelles techniques de l'information et de la communication) infléchit, modifie en profondeur notre milieu d'existence&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;profond. En d'autres termes, les maux dont nous souffre notre société ne peuvent être rapportés exclusivement au social et au politique. Le technique joue aussi, en induisant deux formes d'évanescence : &lt;/p&gt;  &lt;ul style="margin-left: 1in; direction: ltr; unicode-bidi: embed; margin-top: 0in; margin-bottom: 0in;" type="circle"&gt;&lt;li  style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; vertical-align: middle; text-align: justify;font-size:11pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Une      évanescence de la mémoire, j'entends non la mémoire-lieux, la      mémoire-patrimoine, qui est une forme de texture mythique, un ersatz de      récit des origines, mais la mémoire en tant que fonction, le souvenir, se      rappeler tout simplement. La conséquence de cet évanescence, c'est le      "&lt;a href="http://www.clionautes.org/spip.php?article338"&gt;présentisme&lt;/a&gt;" (F. Hartog), ou sa variante, le      "jeunisme". Les techniques vont en ce sens… par deux modes      contradictoires dans leurs manifestations&lt;span style=""&gt;       &lt;/span&gt;et complémentaires dans leurs effets. D'un côté, tout est mis à      plat,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;plus rien n'est hiérarchisé,      et surtout pas l'information… On ne commente plus; on présente. On      n'analyse plus l'évènement, on le paraphrase. Le commentaire, l'analyse      n'existent plus. Le dialogue s'estompe, au profit de la mise en parallèle      de monologues plus ou moins communautaires, ce qui est      anthropologiquement, insoutenable. De l'autre côté, cette mise à plat      frappe aussi la relation passé/présent, par la "présentification"      qu'induisent les médias : Balavoine chante toujours; j'entends François      Mauriac s'exprimer sur France-Culture, empêche l'indispensable oubli et le      nécessaire travail de mémoire. Ce maintien      constant des "anciens grands hommes", par le film, le son…, rend      difficile l'émergence de "grand hommes actuels". La pensée      passe, l'image reste, l'image réelle, pas le souvenir. N'en déplaisent aux      "lieux de mémoire", l'usage métaphorique du totem se réduit, &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFRpHJvUcI/AAAAAAAAAOs/-wOvnd4Y9ec/s1600-h/totem2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 160px; height: 244px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFRpHJvUcI/AAAAAAAAAOs/-wOvnd4Y9ec/s320/totem2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053410023622791618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt;le      fétichisme le remplace, ce qui est aussi anthropologiquement insoutenable.      Le milieu culturel s'appauvrit.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li  style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; vertical-align: middle; text-align: justify;font-size:11pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Une      évanescence du "milieu technique", à prendre ici au sens premier      du terme, savoir l'interface entre le "milieu externe",      l'environnement de l'homme et son milieu intérieur. Or, dans nos      sociétés&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;la relation à      l'environnement se dé-réalise, elle se "virtualise". &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Les      artefacts se multiplient qui conduisent chacun d'entre nous à évoluer dans      des coques que nous tentons de transformer en cocons : la coque-voiture,      la coque-balladeur, la coque-messagerie, etc… , le cocon-famille, le      cocon-copains… Mais la relation de l'homme à son environnement est de plus      en plus réduite. Les urbains que nous sommes, habitants des mégapoles,      intervenons de moins en moins sur la matérialité de la nature, vivons de      plus en plus dans l'artefact, dans le média… Nous sommes de moins en moins      techniques; nous savons de moins en moins intervenir sur notre milieu      physique; la technique s'estompe au profit de la technologie.      L'informatique n'est pas un outil technique, c'est un outil technologique.      Il n'est pas pensé par l'homme pour agir sur la matérialité naturelle, ce      n'est pas un outil qui permet à l'homme de modifier son environnement; il      est pensé par des humains, à l'intention des humains; il projette donc sur      la masse des humains, des outils pensés, dessinés, réfléchis par d'autres      humains. &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFMWHJvUUI/AAAAAAAAANs/-hekMiKQYiA/s1600-h/softwaretycoon-1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFMWHJvUUI/AAAAAAAAANs/-hekMiKQYiA/s320/softwaretycoon-1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053404199647138114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt;Quand je travaille avec &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Windows&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;,      avec &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Google&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;, quand j'entends mon &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;nabaztag &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;proférer ses bêtises, je n'use pas      seulement de programmes informatiques performants, d'algorithmes géniaux,      de gadgets ingénieux, je m'environne des modes de pensées qui sous-tendent      ces programmes, algorithmes, gadgets, et je les intègre. Cela fait par      exemple, qu'après dix ans de bagarre je sais "parler le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Windows&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;", et un tout petit peu le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mac&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;, etc… &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFUY3JvUeI/AAAAAAAAAO8/qswdNSlMfns/s1600-h/win_mac.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 189px; height: 152px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFUY3JvUeI/AAAAAAAAAO8/qswdNSlMfns/s320/win_mac.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053413042984800738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt;Mais pendant ce temps, je ne      métaphorise pas le monde. J'intègre une pré-métaphorisation et, je la      développe. Ma liberté s'estompe, inéluctablement : liberté non      d'expression, mais liberté dans le mode d'intervention sur le monde. La      technique est l'outil que se donne l'homme pour agir sur son      environnement. La technologie, qui est la technique de la technique, est      l'outil que l'on me donne et qui fait que l'on décide là où je dois      intervenir et la manière de le faire. me procure les modes d'intervention      sans que j'ai moi-même à les concevoir. Il est significatif que toute la      publicité qui se fasse autour des outils informatiques mettent en avant :      la libération de la capacité de création, le "&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;do it yourself&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;". En apparence, oui. En réalité,      non, sauf sans le domaine purement domestique, jardinage, cuisine…&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;L'outil ne naît plus de la main de      l'homme, il vient du logiciel. Il en résulte un appauvrissement de la puissance      métaphorique qu'induisait la confrontation de l'homme avec son      environnement, et son remplacement par des "logiciels" de      création. Sartre, créant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Cause du Peuple&lt;/span&gt; puis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Libération &lt;/span&gt;(Libération...!), &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFPS3JvUaI/AAAAAAAAAOc/rWrTfSpIsfE/s1600-h/libe.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFPS3JvUaI/AAAAAAAAAOc/rWrTfSpIsfE/s320/libe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053407442347446690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt;cherchait à sortir Billancourt de la      désespérance. Aujourd'hui, Billancourt est une friche, et Joffrin      réfléchit à un nouveau logiciel pour le peuple…&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais quel logiciel contrecarrera la      &lt;a href="http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=CM&amp;ID_NUMPUBLIE=CM_063&amp;amp;ID_ARTICLE=CM_063_0239"&gt;mélancolisation du lien social&lt;/a&gt; ?&lt;span style=""&gt;       &lt;/span&gt;A-t-on assez réfléchi à cela que grandir dans ces totalités      urbaines que sont les banlieues, totalités bétonnées, asphaltées, faites      de cubes, de panneaux routiers et publicitaires, de centres commerciaux      criards &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFMWXJvUWI/AAAAAAAAAN8/yCSk1o5ejgU/s1600-h/HP6S5496.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFMWXJvUWI/AAAAAAAAAN8/yCSk1o5ejgU/s320/HP6S5496.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053404203942105442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt;et d'économie parallèle, c'est apprendre le monde dans      l'éloignement le plus radical du milieu naturel, c'est n'avoir d'existence      que médiatisée. Or, l'enfant, anthropologiquement, cherche à se jauger, à      s'évaluer, l'adolescent&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;met à      l'épreuve sa volonté enfantine de toute puissance, et il le fait, non pas      en se heurtant à la nature, mais obligatoirement en se confrontant à de      l'humain, à du déjà-construit. A-t-on pensé, pire encore, que ce      modèle-là, est désormais, par le jeu des médias, de la toute-puissance      télévisuelle d'abord, informatique ensuite, le modèle dominant désormais      ?&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-7894501911627277927?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/7894501911627277927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=7894501911627277927&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/7894501911627277927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/7894501911627277927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2007/04/le-risque-informatique-ce-que-bler-veut.html' title='Le risque informatique'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiFPTHJvUbI/AAAAAAAAAOk/1VSfSLUTFmI/s72-c/engIllustration.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-6631888918477571890</id><published>2007-04-14T21:33:00.000+02:00</published><updated>2008-04-13T09:06:24.368+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Devises....</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: arial; font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Hier : Liberté, égalité, fraternité...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-family: arial; font-weight: bold;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEs4nJvUMI/AAAAAAAAAMs/z8ppN7K3hKc/s1600-h/Barricade_rue_Soufflot_1848.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEs4nJvUMI/AAAAAAAAAMs/z8ppN7K3hKc/s1600-h/Barricade_rue_Soufflot_1848.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEs4nJvUMI/AAAAAAAAAMs/z8ppN7K3hKc/s320/Barricade_rue_Soufflot_1848.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053369607980536002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEs43JvUNI/AAAAAAAAAM0/XhhBySwePMU/s1600-h/juin1848StAntoineGobaut.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEs43JvUNI/AAAAAAAAAM0/XhhBySwePMU/s320/juin1848StAntoineGobaut.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053369612275503314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEv8XJvUSI/AAAAAAAAANc/j232cpokYrs/s1600-h/lar9_philippo_001f.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEv8XJvUSI/AAAAAAAAANc/j232cpokYrs/s320/lar9_philippo_001f.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053372970939928866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255); font-family: arial; font-weight: bold;"&gt;Aujourd'hui : Beauté, santé, sécurité ...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEuinJvUPI/AAAAAAAAANE/pA5UF0JGuug/s1600-h/S6000897.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEuinJvUPI/AAAAAAAAANE/pA5UF0JGuug/s320/S6000897.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053371429046669554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEuiHJvUOI/AAAAAAAAAM8/7RVU6xLTvH4/s1600-h/S6000898.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEuiHJvUOI/AAAAAAAAAM8/7RVU6xLTvH4/s320/S6000898.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053371420456734946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEujHJvUQI/AAAAAAAAANM/2Ujv-gBpeyg/s1600-h/S6000900.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEujHJvUQI/AAAAAAAAANM/2Ujv-gBpeyg/s320/S6000900.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053371437636604162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;OK...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEv8nJvUTI/AAAAAAAAANk/tweh5mZ77wg/s1600-h/martimb.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEv8nJvUTI/AAAAAAAAANk/tweh5mZ77wg/s320/martimb.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053372975234896178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-6631888918477571890?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/6631888918477571890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=6631888918477571890&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/6631888918477571890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/6631888918477571890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2007/04/devises.html' title='Devises....'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RiEs4nJvUMI/AAAAAAAAAMs/z8ppN7K3hKc/s72-c/Barricade_rue_Soufflot_1848.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-754588600727753696</id><published>2007-03-08T01:52:00.000+01:00</published><updated>2007-03-08T02:27:31.684+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le mystère de la pyramide plate....</title><content type='html'>Il est des moments, parfois longs, parfois durables, de métaphore dominante.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La métaphore mécanique porta l'Europe intellectuelle entre XVIe et XIXe siècle. Puis la métaphore biologique lui succéda. Le monde, ou l'homme, ou la politique, ou toute sorte de choses cessa d'être pensé comme une machine, pour être pensé comme une cellule, un tissu, un cerveau...  Informatique aidant, serions-nous en période de glissement métaphorique ? Le "plat" - j'entends non le contenant, mais la platitude - tendrait-il à devenir la métaphore dominante ? Après la résurgence de la "terre plate" version néo-économiste, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9jGxsjsbI/AAAAAAAAAL4/OhWd0tW_xgU/s1600-h/2915134251.01._SS500_SCLZZZZZZZ_.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 235px; height: 235px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9jGxsjsbI/AAAAAAAAAL4/OhWd0tW_xgU/s320/2915134251.01._SS500_SCLZZZZZZZ_.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5039355476121465266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;voici l'entrée en scène de la  "pyramide plate", version trentenaire.&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'une pyramide plate ? Rien, bien sûr. Un tas. Prenez une pyramide, applatissez-là, vous obtenez au mieux une ligne, au pire un tas. Or, là serait le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;must&lt;/span&gt;, le nouveau, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9mCBsjseI/AAAAAAAAAMQ/b3zt71JAM3s/s1600-h/link.cultural.revolution.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 175px; height: 128px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9mCBsjseI/AAAAAAAAAMQ/b3zt71JAM3s/s320/link.cultural.revolution.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5039358693051970018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;la révolution : "La vieille hiérarchie joyeusement pyramidale a fait place à des organisations tellement plus plates qui conviennent mieux à ceux qui préfèrent les expériences latérales à l'empilement des responsabilités. Aux âmes bien nées"... Nous serions donc, selon le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nouvel économiste&lt;/span&gt; qui consacre un dossier à cette question ("Le pouvoir de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bridget Jones&lt;/span&gt;", n° 1376, du 22 au 28 février 2007) , dans une sorte de mai 68 rampant, non celui du "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;flower power&lt;/span&gt;", mais celui du "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;courriel power&lt;/span&gt;". Le nouvel Homme révolté aurait non plus la barbe et les cheveux longs mais la cravate ou le foulard et le chic BCBG des "jeunes actifs", ces trentenaires, nés sous le signe du chômage et du sida, qui "pensent en euros, possédent un logiciel multiculturel et international, sontcertes capables de s'adonner au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cocooning &lt;/span&gt;chez papa/maman, mais pouvent partir quelques jours à Sydney". Et le journal de conclure : "la rupture générationnelle est consommée".&lt;br /&gt;Rassurez-vous : tous ces jeunes gens interrogés ne sont ni black, ni beurs. Ils sont blancs, filles ou garçons, directeur de rédaction à l'Express, fondateur de sites internet, rédacteur de régie publicitaire sur internet;  ils ont fait HEC, l'ESSEC, Normale... &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9i6xsjsaI/AAAAAAAAALw/4VOeFNG9VOA/s1600-h/warhol_100_cans.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 128px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9i6xsjsaI/AAAAAAAAALw/4VOeFNG9VOA/s320/warhol_100_cans.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5039355269963035042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Et, ils piaffent à l'idée de faire mieux que leurs ainés, il piaffent d'impatience de mettre le monde à leur image. D'en faire un monde plat, donc, "où l'on préfère la hiérarchie des talents à celle des galons", où ce que l'on met en oeuvre, ce sont des réseaux sociaux, un monde jeune dirigé par des jeunes, où les "liens de pouvoir sont partiellement atténués par la proximité d'âge, d'expérience et de goûts ou de choix de vie". Tout est dans le partiellement bien sûr,puisque d'expérience,  il y a une, donnée pour fondamentale, pour structurante,celle de l'internet : "nous sommes une génération qui n'a jamais travaillé avant l'arrivée de l'e-mail". Avec pour conséquence de cette révolution technique : "un management ...plutôt "fraternaliste""; "la pyramide est plate, ce qui induit unmode de communication largement transversal. C'est une vraie rupture managériale."&lt;br /&gt;Et, dans un pays où 25% d'une classe d'âge - celle des "vingtenaires" - mais le mot n'existe pas, est au chômage..., où le prolétarait intellectuel fait rage, où 50% des étudiants payent leurs études à coup de petits boulots, un jeune normalien affirme  : "Je n'ai pas vraiment perçu de perpespectives bouchées par un plafond de verre en raison de mon âge..." Tiens donc... Ce monde serait-il aussi plat que l'usage managerial du courriel le laisserait croire ?&lt;br /&gt;Mais n'allons pas faire la fine bouche : il est réjouissant, après tout, de voir que nos cadres supérieurs trentenaires sont pleins d'optimisme et désireux d'en découdre. Le problème serait plutôt dans la vision fantasmée et somme toute très enfantine de l'histoire immédiate qu'ils véhiculent : ce monde de rêve qu'auraient vécu les actuels "quinquas"  : pas de guerre, les trente glorieuses, pas de sidas, Woodstock, Katmandou, etc. - qui sonne comme un paradis perdu ...&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9kWRsjsdI/AAAAAAAAAMI/YHezHPn2Vi4/s1600-h/Paris_avril2006+023.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 194px; height: 259px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9kWRsjsdI/AAAAAAAAAMI/YHezHPn2Vi4/s320/Paris_avril2006+023.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5039356841921065426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voilà qui dénote une grande méconnaissance de l'histoire et du fonctionnement de l'économie.&lt;br /&gt;Petit rappel historique donc, à l'intention de ces anciens élèves de Grandes Ecoles, à l'intention aussi du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nouvel économiste&lt;/span&gt;, qui nous sert tous ces propos sans le moindre recul : la période 44-54, où les Trente glorieuses étaient à venir, fut celle de la récupération, de la reconstruction d'une France totalement dévastée physiquement, très abîmée moralement suite à l'occupation, aux dénonciations, aux déportations, au  STO, à l'emprisonnement des soldats en Allemagne. La période 54-74, appelée "Trente Glorieuses" par J. Fourastié, le fut, certes pour l'économie, qui connut un taux de croissance prodigieux, mais pour les hommes et le femmes qui le vécurent au quotidien... ce fut le temps  de l'exode rural massif, des campagnes vidées brutalement de leurs habitants - un livre célèbre fut alors "Paris et le désert français" , de la crise du logement, de la vie nouvelle dans les "cages à lapin", de l'apprentissage de la vie en ville, sans infrastructure souvent, les Universités dans la boue, sans parking, sans transports en commun. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9jkRsjscI/AAAAAAAAAMA/yG_y4T3jBFo/s1600-h/Paris_avril2006+019.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9jkRsjscI/AAAAAAAAAMA/yG_y4T3jBFo/s320/Paris_avril2006+019.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5039355982927606210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour les hommes, et pour tout le monde, ce fut la décolonisation, l'Indochine, la guerre d'Algérie, l'OAS, la peur, l'arrivée des pieds noirs... L'explosition de 68 ne fut pas une crise de gosses de riches, mais la protestation générale face à excès de déstabilisation que ne compensaient pas complètement les intangibles épaules du général de Gaulle...&lt;br /&gt;La première grande rupture, ce fut à ce moment. La seconde fut la désindustrialisation qui débuta de manière irrépréssible dans les années 80. Or, toute rupture est déstabilisante... Le prix à payer fut l'acculturation, le déracinement général - puis, la crise venue, et avec elle, la désindustrialisation massive qui s'achève aujourd'hui,  la survalorisation patrimoniale et mémorielle... Voilà ce qu'on connut les quinquas, voilà leur expérience... Une expérience sociale, politique, économique majeure et marquante - dont les énarques et les journalistes qui nous gouvernent refusent de prendre la mesure. Une expérience qui n'a rien de plat, il est vrai, mais qui peut être utile, à condition qu'elle soit reconnue pour telle.&lt;br /&gt;Petit rappel d'histoire économique aussi, dédaignée plus encore que le reste : ces jeunes hommes, et ces jeunes femmes, chefs d'entreprise ou de rédaction, comment ne pas voir qu'ils sont au début d'une aventure entrepreneuriale ? Ils ressemblent étrangement, le jeunisme en moins, à ces pionniers du secteur automobile, qui au début du XXe siècle plaidaient pareillement pour le réseau, l'absence de hiérarchie et ce qu'ils appelaient la "démocratie industrielle"... La techno-économie des services débute, tout simplement, et, comme tout secteur émergent, use de "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;business models&lt;/span&gt;" différents des secteurs en maturité. Cela ne préjuge en rien de la suite...  sauf à vouloir faire d'un moment économique, un modèle de développement, voire, pire, un modèle politique.  Mais alors, que faire du "plat"  ? &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9mCBsjsfI/AAAAAAAAAMY/R6rsOYrircw/s1600-h/400coupstournage.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9mCBsjsfI/AAAAAAAAAMY/R6rsOYrircw/s320/400coupstournage.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5039358693051970034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tout bien considéré, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bridget Jones&lt;/span&gt; n'est pas Fontenelle...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-754588600727753696?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lenouveleconomiste.fr/' title='Le mystère de la pyramide plate....'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/754588600727753696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=754588600727753696&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/754588600727753696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/754588600727753696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2007/03/le-mystre-de-la-pyramide-plate.html' title='Le mystère de la pyramide plate....'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Re9jGxsjsbI/AAAAAAAAAL4/OhWd0tW_xgU/s72-c/2915134251.01._SS500_SCLZZZZZZZ_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-7574700038478118448</id><published>2007-02-12T01:41:00.000+01:00</published><updated>2008-04-13T09:05:53.403+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Violences sur mobiles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entendu ce matin, à la radio, un reportage sur la loi votée en Suède, en 1979, interdisant l'usage de la fessée pour punir les petits enfants...  Avec la difficulté qu'il y a désormais en Suède à donner aux enfants, un statut d'enfant... Comment éduquer un "petit adulte", auquel on apprend dès les plus jeunes années, qu'il peut ester en justice contre des parents ou une institutrice dont il a estimé le comportement indélicat... ? De semblables lois vont être votées en Grande-Bretagne et en Californie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ecouté ce soir, sur M6, "Zone interdite", un reportage sur le "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;happy slapping&lt;/span&gt;", horrible et même insoutenable : des jeunes qui violent, violentent,  passent à tabac..., un professeur en collège, une copine au sortir d'une soirée en boite, un malheureux assoupi sur un banc, pour le seul plaisir de filmer la scène sur un portable et de faire circuler la vidéo...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et, elles circulent ces vidéos, de téléphone portable en téléphone portable, elles font le tour des lycées, des collèges en même temps que les vidéos de famille et les vidéogags...&lt;br /&gt;Et de portables en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Google&lt;/span&gt;, des ludothèques se forment, des ludothèques du geste barbare...&lt;br /&gt;dont se repaît une jeunesse abandonnée à elle-même.&lt;br /&gt;Qui de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nokia&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Samsung&lt;/span&gt;, Orange et autres Bouygues... se portera partie civile contre l'usage du mobile pour ces pratiques barbares ???&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La guerre des boutons vire au cauchemar.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Rc-4nVM2nnI/AAAAAAAAAKg/uD8fRseYHKE/s1600-h/guerre-des-boutons.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Rc-4nVM2nnI/AAAAAAAAAKg/uD8fRseYHKE/s320/guerre-des-boutons.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5030442294641598066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L'éthique fuit devant la mise à plat, pire : il se délite.&lt;br /&gt;Et l'image virtuelle tue le symbolique.&lt;br /&gt;La relation de l'homme au monde, j'entends la relation directe, immédiate,&lt;br /&gt;a fait naître la technique, le symbolique... la violence gratuite certes, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://detoursdesmondes.typepad.com/dtours_des_mondes/peinture_posie/index.html"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Rc-4-1M2nsI/AAAAAAAAALI/fbCCm_t2ykE/s320/masque-bambara-mali-36.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5030442698368523970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;mais aussi la beauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les médias ?&lt;br /&gt;En 1830, la presse a fait naître le gouvernement d'opinion.&lt;br /&gt;Qu'engendre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Google &lt;/span&gt;???&lt;br /&gt;Côté pile, l'addiction - que cultive une économie friande.&lt;br /&gt;Côté face, la mise en actes ---  brutale, violente, inconséquente, inhumaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En regard, la &lt;a href="http://avantlalettre.canalblog.com/archives/noir/index.html"&gt;mise en mots &lt;/a&gt;-- ce haut lieu de l'humanité, le véritable &lt;span style="font-style: italic;"&gt;connecting people&lt;/span&gt; --  s'estompe.&lt;br /&gt;Je me souviens de jeunes, une nuit, dans un centre-ville de province, dont la seule protestation était le hurlement.&lt;br /&gt;(au passage, vive le rap !!)&lt;br /&gt;Quant à la mise en oeuvre, où peut-elle s'exercer ??&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bidule.blog.lemonde.fr/category/actualites/"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Rc-4nlM2noI/AAAAAAAAAKo/AJYdiWX6C08/s320/hlm1.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5030442298936565378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Qu'importe, l'honneur est sauf, la lutte s'engage contre la fessée...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-7574700038478118448?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/7574700038478118448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=7574700038478118448&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/7574700038478118448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/7574700038478118448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2007/02/violences-sur-mobiles.html' title='Violences sur mobiles'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/Rc-4nVM2nnI/AAAAAAAAAKg/uD8fRseYHKE/s72-c/guerre-des-boutons.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-8911745826320042391</id><published>2007-02-04T00:15:00.000+01:00</published><updated>2007-02-04T01:09:17.945+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Expositions'/><title type='text'>Quand les industriels rêvaient le monde...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUeA4a1moI/AAAAAAAAAJg/RZSkzPNzzIw/s1600-h/chevalier1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUeA4a1moI/AAAAAAAAAJg/RZSkzPNzzIw/s320/chevalier1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5027457559522810498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Samedi,&lt;br /&gt;entre France-Culture et l'Arsenal...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Répliques&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, d'abord, irritante émission toujours, et toujours stimulante.&lt;br /&gt;A l'ordre du jour : "Que reste-t-il de la dissidence ?"&lt;br /&gt;La&lt;a href="http://www.radio.cz/fr/article/87596"&gt; Charte des 77,&lt;/a&gt; au regard de l'exercice du pouvoir et des réalités sanglantes d'aujourd'hui,&lt;br /&gt;Et brusquement, au mileu du débat : Munich, l'Irak, le pacifisme des années 70,&lt;br /&gt;changement de ton, une incise.&lt;br /&gt;Le maître des lieux, Alain Finkielkraut rappelle avec fermeté sa position à l'égard de l'Irak pour se défendre des bloggueurs.&lt;br /&gt;A raison. La "Toile", ce cyber-espace, est aussi une "citerne de haine" (ce sont ses mots).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, le premier étage de la bibliothèque de l'Arsenal,&lt;br /&gt;atmosphère feutrée et accueillante&lt;br /&gt;parquets craquants et murs de livres,&lt;br /&gt;"Le siècle des Saints-Simoniens", &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUczIa1mkI/AAAAAAAAAJA/r4m83JyjbZ0/s1600-h/Affiche+Arsenal.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUczIa1mkI/AAAAAAAAAJA/r4m83JyjbZ0/s320/Affiche+Arsenal.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5027456223787981378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;exposition aussi réussie que discrète,&lt;br /&gt;St-Simon : son écriture, ses idées, son livre et son crâne,&lt;br /&gt;Enfantin : la jeunesse exaltée, la maturité influente, la Bible, le Coran et l'Industrie&lt;br /&gt;Chevalier, les Péreire, Arlès-Dufour : l'industrie, la politique et le rêve d'une humanité habitant mieux le monde par la grâce de la technique. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUeBYa1mqI/AAAAAAAAAJw/UOA37pQ2cco/s1600-h/Page+031+-+action+du+-Producteur-.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUeBYa1mqI/AAAAAAAAAJw/UOA37pQ2cco/s320/Page+031+-+action+du+-Producteur-.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5027457568112745122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plaisir de voir que &lt;a href="http://www.suez.com/fr/groupe/fondation/fondation-france/presentation/"&gt;Suez &lt;/a&gt;a apporté son soutien à l'Exposition,&lt;br /&gt;Le plaisir d'y voir du monde, beaucoup, de tous âges,&lt;br /&gt;et le plaisir de voir des jeunes gens prenant des notes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ou presque est dit sur les Saints-Simoniens...&lt;br /&gt;La toile regorge de bonnes feuilles, qu'il faut feuilleter,&lt;br /&gt;et les librairies de très bons livres, qu'il faut lire : Musso, Picon, Grange, etc., François Perroux, aussi, en son temps, et le catalogue, édité par Nathalie Coilly et Philippe Régnier.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUczYa1mmI/AAAAAAAAAJQ/NyanLjbr1_k/s1600-h/Saint-Simon.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 152px; height: 192px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUczYa1mmI/AAAAAAAAAJQ/NyanLjbr1_k/s320/Saint-Simon.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5027456228082948706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Que retenir de ce beau travail ?&lt;br /&gt;1) la rémanence de l'idéologie révolutionnaire qui porte la pensée industrielle des décennies durant autant que la pensée scientifique, et confère sa tonalité à l'idée de "progrès";&lt;br /&gt;2) Cette recherche dans laquelle  confusément nous sommes, de trouver ce qui relie l'Orient et l'Occident historiquement, idéalement, positivement;&lt;br /&gt;3) Du côté de l'anthropologie politique - ou sociale, la prégance de la figure du Père, au travers des civilisations et des époques; &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUeBIa1mpI/AAAAAAAAAJo/UCBo_tiPhu4/s1600-h/enfantin-2-sized.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 179px; height: 277px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUeBIa1mpI/AAAAAAAAAJo/UCBo_tiPhu4/s320/enfantin-2-sized.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5027457563817777810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;3) Le rappel, à l'aune de nos déboires, de combien le XIXe siècle fut, de Saint-Simon à Karl Marx, un siècle où l'on projetait, où l'on pensait au-delà de l'individu, où l'on supposait la technique par essence au service du progrès social, où l'imaginaire anticipait sur le réel au nom du collectif. A quoi renvoient ces journaux multiples, qui fleurirent le siècle durant, parfois éphémères, souvent essentiels, et que l'exposition évoque judicieusement ? Aux blogs d'aujourd'hui bien évidemment, la transcendance et la confiance en moins...&lt;br /&gt;A moins que notre transcendance à nous, ce soit la haine,&lt;br /&gt;et le cynisme, la confiance que se donnent nos sociétés d'individus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La modernité n'aura-telle été qu'une "eschatologie fourvoyée" comme disait Vaclav Belohradsky,&lt;br /&gt;ce matin,&lt;br /&gt;dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Répliques&lt;/span&gt;...?? &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUiP4a1mrI/AAAAAAAAAJ4/EJWWcCdPbgk/s1600-h/Prague.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 133px; height: 177px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUiP4a1mrI/AAAAAAAAAJ4/EJWWcCdPbgk/s320/Prague.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5027462215267359410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-8911745826320042391?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.bnf.fr/pages/presse/dossiers/saint_simoniens.pdf' title='Quand les industriels rêvaient le monde...'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/8911745826320042391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=8911745826320042391&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/8911745826320042391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/8911745826320042391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2007/02/quand-les-industriels-rvaient-le-monde.html' title='Quand les industriels rêvaient le monde...'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RcUeA4a1moI/AAAAAAAAAJg/RZSkzPNzzIw/s72-c/chevalier1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-830191774854699642</id><published>2006-12-29T00:34:00.000+01:00</published><updated>2006-12-29T01:18:05.132+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><title type='text'>Chaillot, la colline...</title><content type='html'>Je croise Pascal Ory l'autre jour dans l'ascenceur : "Tiens, j'ai un livre pour toi". Voilà comment, amicalement dédicacé de son auteur, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Palais de Chaillot&lt;/span&gt; est arrivé sur mon bureau. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZRZCaZsB3I/AAAAAAAAAIQ/ucrvVw50pgc/s1600-h/9782742763924.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 118px; height: 154px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZRZCaZsB3I/AAAAAAAAAIQ/ucrvVw50pgc/s320/9782742763924.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5013730183151880050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un Palais un peu indigeste en sa fin, mais bien réussi au total, paru chez &lt;a href="http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742763924"&gt;Actes Sud&lt;/a&gt; avec le soutien de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine et de l'Agence de création multimédia Aristéas, qui l'ont mis en chantier à l'occasion de la rénovation du bâtiment.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et c'est cela qu'il faut saluer en premier : une restauration réussie dans tous ses aspects, architectural, historique et archéologique; une vraie restauration avec apport de connaissance, et pas seulement un toilettage, un récurage, comme il est trop fréquent hélas dans ce pays où l'on pratique sans état d'âmes ces rhabillages vite faits et mal pensés, où l'on démonte sans documenter ou juste ce qu'il faut pour dire, où l'on restaure sans se préoccuper de révéler les techniques primitivement mises en oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaillot au contraire, désormais épicentre architectural puisqu'il héberge la Cité de l'architecture et du patrimoine, bénéficia d'une approche historique de qualité dont témoignent outre cet ouvrage,  un &lt;a href="http://www-texte.culture.fr/Groups/architecture/valorisation_32_fr"&gt;colloque&lt;/a&gt; intitulé "La colline de Chaillot et ses palais : histoire, architecture, urbanisme"qui stimula l'intérêt des &lt;a href="http://deabelleville.canalblog.com/archives/2006/03/index.html"&gt;jeunes chercheurs&lt;/a&gt;. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZRZCaZsB4I/AAAAAAAAAIY/kj25SpUh1HA/s1600-h/t-chaillot.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 259px; height: 184px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZRZCaZsB4I/AAAAAAAAAIY/kj25SpUh1HA/s320/t-chaillot.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5013730183151880066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;. La restauration se doubla d'un véritable travail d'archéologie..., d'une &lt;a href="http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&amp;Params=f1SEC845645"&gt;archéologie qu'on qualifiera d'industrielle&lt;/a&gt; puisqu'il s'agit d'édifices bâtis en 1876-1878 et repris en 1936-1937. Elégant et précis, le DVD proposé avec l'ouvrage restitue agréablement l'impression visuelle que procura le palais de Trocadéro aux visiteurs de l'Exposition universelle de 1878, présente ce que la restauration a permis de comprendre, et comment l'actuelle &lt;a href="http://www.citechaillot.fr/"&gt;Cité de l'Architecture&lt;/a&gt; s'accomode de ce qu'il en reste.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La colline s'est refusée au politique : Ni Marie de Médicis qui pensa y bâtir une villa, ni Napoléon qui y projeta l'édification d'un néo-Versailles impérial, ni Charles X, dont le fils avait emporté le fort Trocadéro à Cadix et mis à bas le gouvernement parlementaire espagnol, et qui projeta d'y implanter projet de villa à l'italienne, puis de caserne ne parvinrent à leurs fins. Certainement, il y avait plus à dire du côté des frères Périer : Chaillot fut l'endroit de fabrication des premières pompes à feu qui irriguèrent la ville, intriguèrent et attirèrent les parisiens. Chaillot demeura de ce temps voué à la promenade, à l'eau et à l'architecture industrielle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La IIIe République, fervente adepte des Expositions, couronna la colline sans véritablement la magnifier. Davioud et Bourdais furent choisis pour répondre à une demande où se mêlèrent le désir d'épate, l'obligation de construire vite, la grammaire architecturale de Viollet-le-Duc, celle propre au genre et une colline minée de carrières. Le surcoût fit basculer le projet du temporaire vers le permanent. Pascal Orry analyse avec brio ces étranges commandes faites aux architectes, Davioud et Bourdais en 1876, Carlu en 1936 : éblouir puis entrer dans le rang; saisir le chaland puis s'effacer dans l'urbanisme ambiant. Ni le fonctionnalisme, ni les prouesses techniques ne transcendèrent l'aporie &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZRZCqZsB5I/AAAAAAAAAIg/JHm6zB2qtSQ/s1600-h/1troccpa1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZRZCqZsB5I/AAAAAAAAAIg/JHm6zB2qtSQ/s320/1troccpa1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5013730187446847378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De tous les enseignements qu'apporte l'ouvrage, je retiendrai cette succession d'échecs et de réussites, qu'analyse l'historien. Echec : celui du palais de Trocadéro non dans la maîtrise ingéniérale mais dans la conception d'un bâtiment qui prétendit tenir simultanément du bâtiment de gare, du hall d'exposition, du théâtre et de la salle de conférence - première exemple d'une synthèse qui allait se déployer en genre au XXe siècle, béton aidant. Réussite : celle du camouflage, pour ne pas dire retournement du palais Davioud en palais de Chaillot, le coup de génie de l'évidement, la transformation du "crustacé" en élancements bétonnés, plaqués de pierre, rythmés de baies vitrées, de citations grandioses et de statues dorées. Echec : celui d'une grammaire architecturale - accomplissement de la pensée de Viollet-le-Duc ? - image d'un temps qui s'est pensé tout-puissant en sa technique, et le fut jusqu'au drame, jusqu'à l'inhumain. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZRZCqZsB6I/AAAAAAAAAIo/8pf4dOebPU4/s1600-h/1gravexp37.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZRZCqZsB6I/AAAAAAAAAIo/8pf4dOebPU4/s320/1gravexp37.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5013730187446847394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Réussite : celle des Musées et du TNP, celle de Jean Vilard surtout, qui le premier transcenda le lieu et parvint à y faire souffler l'esprit. Une belle histoire assurément...!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-830191774854699642?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/830191774854699642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=830191774854699642&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/830191774854699642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/830191774854699642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/12/chaillot-la-colline.html' title='Chaillot, la colline...'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZRZCaZsB3I/AAAAAAAAAIQ/ucrvVw50pgc/s72-c/9782742763924.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-4762610979542789364</id><published>2006-12-28T02:34:00.000+01:00</published><updated>2006-12-28T03:22:25.529+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><title type='text'>Qu'est-ce qu'un objet technique ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZMkuqZsBxI/AAAAAAAAAHI/AtQzXVviXhQ/s1600-h/aboriginal-boomerang.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZMkuqZsBxI/AAAAAAAAAHI/AtQzXVviXhQ/s320/aboriginal-boomerang.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5013391194268108562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Qu'est-ce qu'un objet technique ? Question difficile &lt;a href="http://www.humanite.presse.fr/journal/1994-12-20/1994-12-20-714532"&gt;répondait Jean-Pierre Séris&lt;/a&gt;, dans son ouvrage &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La technique&lt;/span&gt;. La technique certes renvoie à l'action. Mais tout agir n'est pas un faire. La difficulté est là d'emblée : une technique ne produit donc pas nécessairement un objet matériel : elle peut produire un roman, un poème , tout ce qui, dans le sens admis à partir de la fin du XVIIe siècle en Europe, relève du chef d'oeuvre, au même titre que le grand oeuvre réalisé par l'artisan désireux de devenir maître. Sans doute y ajoutera-t-on de nos jours l'exploit sportif... &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Praxis&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Poïesis&lt;/span&gt;, ces registres majeurs de l'action humaine, requièrent des techniques pour leur mise en oeuvre (retenons le mot). Mais le résultat de cette mise en oeuvre n'est pas nécessairement un objet matériel.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qui s'en tiendrait à la matérialité de l'objet, n'obtiendrait pas pour autant la certitude. Même restreinte à signification matérielle, la notion d'objet technique est une notion fuyante. Un constat s'impose, qui n'est pas totalement pour rassurer : un objet technique est souvent lui-même un intermédiaire, qui servira à élaborer un autre objet technique. Le biais est utile. Il conduit à l'usage, qui pourra fournir la base, le fondement d'une première définition :  "sera objet technique tout objet susceptible d'entrer à titre de moyen ou de résultat, dans les requisits d'une activité technique."  Nous voilà en terrain stable, mais pour combien de temps ?  A bien y regarder, en effet, la définition renvoie nécessairement à l'objet "naturel" : le minerai, par exemple, observe Séris. Le minerai n'est pas un objet technique à proprement parler, mais il le devient quand il rentre dans la chaine de fabrication du métal. Pourtant, ce n'est pas un objet artificiel. Le minerai n'est pas fabriqué par l'homme, il est pensé par lui , matière à transformer, objet à venir. Est-ce dire que l'homme transforme en artifice tout ce qu'il touche ? "Un objet naturel n'est pas naturellement naturel, observe avec justesse Georges Canguilhem, il est objet d'expérience usuelle et de perception dans une culture." (&lt;a href="http://lyc-sevres.ac-versailles.fr/p_canguilhem.php"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Etudes d'histoire et de philosophie des sciences&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. p. 16).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'homme ne transformera pas le plomb en or, et cela quel que soit son niveau de technicité, quelle que soit sa capacité technique, son aptitude à mettre son environnement à sa disposition, à le transformer en outils de transformation, . Et ce n'est pas faute d'avoir essayé ! C'est dire que la différence entre objet naturel et objet technique ne tient pas à ce que l'un relève de la Nature et l'autre de l'artifice : quelque chose résiste de part et d'autre, que les philosophes ont tenté de définir. L'objet technique s'oppose à l'objet naturel en ce qu'il est le résultat d'une "cause efficiente ... accompagnée de la pensée d'un but auquel l'objet doit sa forme", analyse Kant dans la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Critique de la faculté de juger&lt;/span&gt;. Comprenons : l'objet tient sa forme d'un projet, d'un besoin, d'une volonté qui a entraîné sa conception, puis sa  fabrication. L'homme pense la potentialité minérale, il conçoit le bénéfice qu'il peut en retirer, mais il ne  fabrique pas le minerai, ni l'énergie nécessaire pour sa transformation - pas même lorsqu'il s'agit d'énergie nucléaire ; il utilise ce que la Nature a placé autour de lui, avec lui. Tandis qu'il conçoit (pensée d'un but) et fabrique la Centrale, la voiture, le lit, la hache, parce qu'il en a éprouvé le besoin, ou l'envie, ou la nécessité (cause efficiente).&lt;br /&gt;Nous voilà donc arrivés à un second palier de certitude : l'objet technique, est cet objet produit par la capacité humaine à penser l'artifice et à le fabriquer. Pas plus que précédemment, la stabilité ne durera toutefois : comment, à partir de cette définition, distinguer entre ce qui relève de l'art et ce qui relève de l'utilité pratique ? L'artiste transforme le monde autant que l'artisan. Et il peut résulter d'une forme née d'une cause efficiente... accompagnée de la pensée d'un but",  la production d'une oeuvre d'art, un tableau...  Cela renvoie à la communauté historique qu existait autour du chef d'oeuvre, entre la production artistique et la production artisanale. Mais laissons cette question, dont je pense qu'elle relève de l'anthropologie plus que de la philosophie. Et rejoignons Séris, qui à juste titre, évoque Aristote : "les productions de l'art sont celle dont la forme est dans l'esprit de l'artiste". ("j'appelle forme la quiddité de chaque être, substance sans la matière... &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Métaphysique&lt;/span&gt;, Z7, 1032b). Mettez un gland en terre,  et vous aurez un chêne. Mettez un lit, vous n'aurez rien... "Si l'art de construire les vaisseaux était dans le bois, il agirait comme la nature", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Physique&lt;/span&gt;, II, 8, 199b. L'objet technique est donc cet objet naturel ou artificiel, qu'un principe extérieur à lui-même a donné forme, qui ne tient pas sa forme de son être propre. "Un lit ne naît pas d'un lit... La figure d'un lit n'en est pas la nature", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Physique&lt;/span&gt;, II, I), ou :  "Supposons qu'un instrument, tel que la hache, fût un corps naturel : la quiddité de la hache serait sa substance et ce serait son âme... Mais en réalité, ce n'est qu'une hache", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Traité de l'âme&lt;/span&gt;, II, 1. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZMkvKZsB0I/AAAAAAAAAHg/OCe0cEQkjEY/s1600-h/hache.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 140px; height: 224px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZMkvKZsB0I/AAAAAAAAAHg/OCe0cEQkjEY/s320/hache.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5013391202858043202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ceci vaut, y compris lorsque l'objet artificiel dépasse ce que la Nature peut faire naturellement, lorsque la technique fait mieux que la Nature. La technique est inhérente à l'homme, non à l'objet. L'objet technique, apprécié par les philosophes, se définirait-il exclusivement  en négatif, par son inaptitude à s'auto-former ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vient alors G. Simondon. Son apport ici est d'avoir révélé, en positif, la technicité qui donne existence à l'objet, à laquelle il donne existence, aussi.   Singulièrement, Simondon ne s'est pas préoccupé de poser une définition liminaire à cet objet technique dont il fait le centre de son ouvrage, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Du mode d'existence des objets techniques&lt;/span&gt;. Pourtant, aucun commentateur n'a relevé cette apparente anomalie, observe Jean-Pierre Séris. C'est que Simondon s'intéresse d'abord à la technicité. Qu'est-ce que la technicité ? Tout à la fois l'aptitude technique propre à l'humain, et l'expression que prend cette aptitude dans les singularités d'un temps. Simondon à montré qu'elle ne s'exprime pas uniquement par la diachronie, par le mouvement ou la lignée qui donne naissance à l'objet, mais aussi dans la synchronie, par la culture qui entoure l'objet et le qualifie...Tel objet sera technique dans une société et ne le sera pas dans telle autre, ou ne le sera pas de la même manière du fait qu'il ne traduira pas et ne sera pas englobé dans la même culture.  Cela se vérifié à l'analyse de la valeur donnée à l'objet. Il n'est, en effet, de valeursans référents. Qui dit valeur, dit accord entre plusieurs, donc culture, donc système de pensée. L'objet technique pourra avoir une valeur d'usage, une  valeur esthétique, une valeur symbolique selon le système culturel qui l'environne. Mais cette valeur, reconnue dans un système, sera négligée dans un autre. L'objet prendra d'autres valeurs ou n'en prendra pas, occupera d'autres lieux symboliques, ou n'en occupera pas. En Occident,  "le boomerang n'est plus une arme, et le cerf-volant n'est qu'un jeu". Que deviennent les grues et les usines dans un pays qui se désindustrialise ? Que devient l'objet technique hors du contexte technique qui lui donne sens et valeur, lorsqu'il est coupé de ses usages et de son environnement technique ? A l'inverse, certaines techniques, telle l'électronique, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZMku6ZsBzI/AAAAAAAAAHY/q7QSgUG8ieo/s1600-h/flyer_front+7x10.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 134px; height: 172px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZMku6ZsBzI/AAAAAAAAAHY/q7QSgUG8ieo/s320/flyer_front+7x10.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5013391198563075890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;imposent leur technicité, à l'ensemble des objets "dont elles promeuvent l'usage", elle imposent à la culture leur techicité...&lt;br /&gt;Séris aborde alors de front la question qui le préoccupe : peut-on définir la technique par l'objet ? En d'autres terme, l'objet existe-t-il en dehors de la technique - de la technicité  - qui l'a fait naître ? Lui, répond par la négative : l'objet n'objective pas la technique - ce que tous les historiens et les archéologues des techniques savent, et sur quoi repose pour une part leur métier.   La technicité n'est pas contenue en soi dans l'objet. "L'objet n'est qu'un indice, un témoin muet ou un élément abstrait et mort." Ce propos, tout muséologue, tout historien des techniques, tout archéologue devrait le méditer; puis, avec Aristote, chercher le principe, l'intentionnalité, qui fait naître l'objet; et avec Simondon, traquer la technicité qui l'a fait exister.  Ce qu'il exprimait d'emblée par cette citation du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mode d'existence&lt;/span&gt;, placée en exergue :&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.cnam-champagne-ardenne.fr/culture/cahiers.htm"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZMpSaZsB2I/AAAAAAAAAHw/EKCnplcElcw/s320/cst_vaucanson54.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5013396206494943074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; "Il ne serait pas exagéré de dire que la qualité d'une simple aiguille exprime le degré de perfection de l'industrie d'une nation. Ainsi s'explique le fait qu'il existe avec assez de légitimité des jugements à la fois pratiques et techniques comme ceux qui qualifient une aiguille d' "aiguille anglaise." (&lt;a href="http://www.techno-science.net/?onglet=ouvrages&amp;ID=2020563371"&gt;G. Simondon&lt;/a&gt;).   &lt;/div&gt;Jean-Pierre Séris, &lt;a href="http://www.puf.com/Book.aspx?book_id=009194"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La technique&lt;/span&gt;,&lt;/a&gt; p. 22-31, PUF, collection Philosopher, [1994] 2000.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-4762610979542789364?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/4762610979542789364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=4762610979542789364&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/4762610979542789364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/4762610979542789364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/12/quest-ce-quun-objet-technique.html' title='Qu&apos;est-ce qu&apos;un objet technique ?'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZMkuqZsBxI/AAAAAAAAAHI/AtQzXVviXhQ/s72-c/aboriginal-boomerang.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-7216708672005506778</id><published>2006-12-25T18:53:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T19:20:07.047+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flâneries'/><title type='text'>Shooting in Nantes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARnqZsBtI/AAAAAAAAAGY/0iwqZcnEj5w/s1600-h/IMG_0993.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://http//www.nantes-tourisme.com/11352417/0/fiche___siteslieux/"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARnqZsBtI/AAAAAAAAAGY/0iwqZcnEj5w/s320/IMG_0993.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5012525758357964498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.animatlantique.net/concours/2005-Titan/sujet/"&gt;&lt;/a&gt;Ceci n'est pas une grue.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARnqZsBtI/AAAAAAAAAGY/0iwqZcnEj5w/s1600-h/IMG_0993.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.animatlantique.net/concours/2005-Titan/sujet/"&gt;&lt;/a&gt;C'est un "&lt;a href="http://www.animatlantique.net/concours/2005-Titan/sujet/"&gt;engin patrimonial&lt;/a&gt;".&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARnqZsBuI/AAAAAAAAAGg/DUa9Nk95d1U/s1600-h/IMG_0997.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 191px; height: 143px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARnqZsBuI/AAAAAAAAAGg/DUa9Nk95d1U/s320/IMG_0997.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5012525758357964514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARn6ZsBvI/AAAAAAAAAGo/8Il1kgJ0AM8/s1600-h/IMG_1006.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARn6ZsBvI/AAAAAAAAAGo/8Il1kgJ0AM8/s320/IMG_1006.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5012525762652931826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et ceci n'est pas un musée dédié au &lt;a href="http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/LISTES/merimee/patrimoine_industriel.html"&gt;patrimoine industriel&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARnqZsBuI/AAAAAAAAAGg/DUa9Nk95d1U/s1600-h/IMG_0997.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 121px; height: 90px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARnqZsBuI/AAAAAAAAAGg/DUa9Nk95d1U/s320/IMG_0997.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5012525758357964514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C'est un cabinet d'expert comptable...&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARn6ZsBwI/AAAAAAAAAGw/HXyG9_Z4-i4/s1600-h/IMG_1007.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 61px; height: 55px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARn6ZsBwI/AAAAAAAAAGw/HXyG9_Z4-i4/s320/IMG_1007.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5012525762652931842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARn6ZsBwI/AAAAAAAAAGw/HXyG9_Z4-i4/s1600-h/IMG_1007.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-7216708672005506778?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/7216708672005506778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=7216708672005506778&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/7216708672005506778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/7216708672005506778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/12/shooting-in-nantes.html' title='Shooting in Nantes'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RZARnqZsBtI/AAAAAAAAAGY/0iwqZcnEj5w/s72-c/IMG_0993.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-4044801801186706470</id><published>2006-12-25T14:24:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T18:41:44.701+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flâneries'/><title type='text'>Statu(r)es d'hiver</title><content type='html'>&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Images d'Hivers.&lt;/span&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RY_RdqZsBrI/AAAAAAAAAF0/TzKOyhFMsI0/s1600-h/Paris+by+Clioblogueuse,+hiver+20053+%282%29.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RY_RdqZsBrI/AAAAAAAAAF0/TzKOyhFMsI0/s320/Paris+by+Clioblogueuse,+hiver+20053+%282%29.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5012455217815094962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RY_SeKZsBsI/AAAAAAAAAF8/iauKOYJ8hJA/s1600-h/Paris+by+Clioblogueuse,+hiver+2005_3.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 190px; height: 254px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RY_SeKZsBsI/AAAAAAAAAF8/iauKOYJ8hJA/s320/Paris+by+Clioblogueuse,+hiver+2005_3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5012456325916657346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RY_RdqZsBqI/AAAAAAAAAFs/SkiCrw_yaPg/s1600-h/Paris+by+Clioblogueuse,+hiver+20053+%281%29.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RY_RdqZsBqI/AAAAAAAAAFs/SkiCrw_yaPg/s320/Paris+by+Clioblogueuse,+hiver+20053+%281%29.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5012455217815094946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;... l'hiver dernier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-4044801801186706470?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/4044801801186706470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=4044801801186706470&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/4044801801186706470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/4044801801186706470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/12/statures-dhiver.html' title='Statu(r)es d&apos;hiver'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RY_RdqZsBrI/AAAAAAAAAF0/TzKOyhFMsI0/s72-c/Paris+by+Clioblogueuse,+hiver+20053+%282%29.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-1487566335251327514</id><published>2006-12-17T23:32:00.000+01:00</published><updated>2007-01-06T23:15:42.348+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Expositions'/><title type='text'>Venise (l'Europe... ?) et l'Orient</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXGu6ZsA2I/AAAAAAAAAAM/Fhyysg_gVlg/s1600-h/IMA+18-12-2006+003.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXGu6ZsA2I/AAAAAAAAAAM/Fhyysg_gVlg/s320/IMA+18-12-2006+003.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5009628669772825442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J'aime franchir les portes de l'IMA et parcourir son parvis.&lt;br /&gt;Et, tout compte fait, j'accours dès qu'une exposition s'y propose&lt;br /&gt;Telle une invitation.&lt;br /&gt;Voici donc, bienvenu s'il en est,&lt;br /&gt;Venise et l'Orient, qui s'attache à l'entre-deux, s'attarde sur l'inter-face…&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXb1qZsA4I/AAAAAAAAAAc/8kijYBnOrwo/s1600-h/affiche.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXb1qZsA4I/AAAAAAAAAAc/8kijYBnOrwo/s320/affiche.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5009651875481125762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'échange Entre Orient et l'Occident&lt;br /&gt;Via la Sérénissime,&lt;br /&gt;Celle-là même, seule parmi les villes européennes à s'enfoncer,&lt;br /&gt;à la faire pour de vrai…&lt;br /&gt;Noblesse oblige....&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXb16ZsA6I/AAAAAAAAAAs/6qqfsf1WA3E/s1600-h/15907.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXb16ZsA6I/AAAAAAAAAAs/6qqfsf1WA3E/s320/15907.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5009651879776093090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;    &lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Tapis, verres, laitons et aciers ouvragés,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;livres, cuirs, tissus tableaux&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;produits des deux côtés,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;fleurissent à foison,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;témoignent d'une richesse grandiloquente, insolente,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;partagée.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;Qui emprunte à qui ? Il n'y a ici ni centre, ni périphérie,&lt;br /&gt;Suffisamment de points communs et de différences,&lt;br /&gt;Pour favoriser le commerce, et susciter l'émulation.&lt;br /&gt;Venise découvre le Coran en même temps que l'imprimerie,&lt;br /&gt;Et le publie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les artisans vénitiens enrichissent leur pratique en imitant les objets venus de Syrie, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXeNqZsA-I/AAAAAAAAABM/0oLYQjxbTFY/s1600-h/expo-venise-oeimg-05.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 219px; height: 149px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXeNqZsA-I/AAAAAAAAABM/0oLYQjxbTFY/s320/expo-venise-oeimg-05.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5009654486821241826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;d'Iran, d'Egypte et d'ailleurs encore dans l'Empire Ottoman.&lt;br /&gt;Venise achète les tapis,&lt;br /&gt;et Gentile Bellini &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;dresse portrait du Sultan.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXcuqZsA8I/AAAAAAAAAA8/MtfXTZUoE-8/s1600-h/venise04bis.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXcuqZsA8I/AAAAAAAAAA8/MtfXTZUoE-8/s320/venise04bis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5009652854733669314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le XVIe siècle fut l'apogée de ce moment d'échanges fructueux,&lt;br /&gt;pour le commerce et la culture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: &amp;quot;Arial Narrow&amp;quot;; font-size: 11pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L'exposition est agréablement présentée,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;et l'étroitesse du lieu quelque peu dépassée, avec cette idée originale et réussie de donner à voir par transparence le dos des pièces - tel le turc enchaîné-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;et le regard des visiteurs en train de les regarder.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais je n'ai pu, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;chemin faisant, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; m'empêcher de rêver à une autre scénographie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0in;font-family:arial;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p face="arial" style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une scénographie qui aurait proposé des cartels aisément consultables&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p face="arial" style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une scénographie qui aurait rendu inutiles ces détestables audiophones, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;objets postmodernes s'il en est… avec lequel, chacun dans sa coquille ne regarde que ce qu'il entend et bouscule l'autre dont il oublie la présence. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: arial;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une scénographie qui aurait fait de Venise autre chose qu'un isolat,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: arial;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une scénographie enfin, qui, au-delà du fantasme esthétique, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Aurait interrogé l'œuvre véritablement,&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;    &lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et rappelé son économie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Car quoi : la beauté&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;n'aurait-elle pour seule raison &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: arial; font-size: 16.5pt;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXGvKZsA3I/AAAAAAAAAAU/8F4aihp9sOQ/s1600-h/IMA+18-12-2006+007.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXGvKZsA3I/AAAAAAAAAAU/8F4aihp9sOQ/s320/IMA+18-12-2006+007.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5009628674067792754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;que la raison des commanditaires ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Point aveugle 1&lt;/span&gt; : Soliman le Magnifique avait appris l'orfèvrerie... tout comme son père.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Point aveugle 2&lt;/span&gt; : la place des &lt;a href="http://www.tetedeturc.com/home/article.php?id_article=542"&gt;juifs&lt;/a&gt;, comme artisans, comme banquiers, comme intermédiaires...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: arial; font-size: 16.5pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: arial; font-size: 16.5pt;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-1487566335251327514?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.imarabe.org/temp/expo/venise-orient.html' title='Venise (l&apos;Europe... ?) et l&apos;Orient'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/1487566335251327514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=1487566335251327514&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/1487566335251327514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/1487566335251327514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/12/venise-leurope-et-lorient.html' title='Venise (l&apos;Europe... ?) et l&apos;Orient'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bwGoetXMdZo/RYXGu6ZsA2I/AAAAAAAAAAM/Fhyysg_gVlg/s72-c/IMA+18-12-2006+003.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-115957448650113340</id><published>2006-09-30T01:04:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T14:55:29.110+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Visites'/><title type='text'>Techno Center, World Center ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/vue-aerienne.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/vue-aerienne.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pourquoi, sortant du Technocentre de Renault,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;net, propre, beau "comme un campus américain"&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;calme dans son nid de verdure &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;et ses étangs peuplés de carpes&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;rouges comme des Clios après la pluie, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pourquoi nous retrouvant dans l'enfer d'une circulation immobile, bruyante, et polluée en fin de journée sur l'A 86, sur le périphérique, à Boulogne-Billancourt, sur les voies sur berge,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;ai-je ressenti un malaise ?  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'accueil pourtant avait été sympathique, chaleureux même, de ce bus de chercheurs venus du monde entier pour discuter de la mobilité, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et la visite instructive et agréable…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:verdana;font-size:10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Est-ce parce qu'en négatif de ce lieu de travail agréable, bien conçu,  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;s'inscrivait dans ma tête d'enseignant-chercheur responsable d'une équipe dite "HS", par le CNRS, entendez "Hommes et Société", le prix des chaises, tables, bureaux, lampes… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Tout ce qui nous manque,&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;la pauvreté des locaux dont nous disposons… ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le pas serait-il franchi ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La production de voitures, d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ipods&lt;/span&gt; ou de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;laptops&lt;/span&gt; a-t-elle définitivement pris le pas sur la production de savoir ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/ruche1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/ruche1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le malaise est-il venu de ce qu'en contrepoint violent&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de ce lieu conçu comme une ville,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;en une forme nouvelle d'auto-suffisance&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;soft&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;clean&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;s'inscrivait&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p face="Verdana" size="10pt" style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;le stress de la circulation, le temps perdu, les paysages gachés, le risque d'accident ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p face="Verdana" size="10pt" style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de ce que se rejoignaient brutalement les deux visages du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Janus &lt;/span&gt;automobile ?&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/20021220.OBS0412.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/20021220.OBS0412.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p face="Verdana" size="10pt" style="margin: 0in;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p face="Verdana" size="10pt" style="margin: 0in;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p face="Verdana" size="10pt" style="margin: 0in;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ou parce que le "technocentre" se pense monde, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;omphalos&lt;/span&gt;,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qu'il met en œuvre cette somme d'intelligence et d'esthétique pour quatre roues,un moteur des sièges, un volant, un tableau de bord et un châssis ?&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J'en suis sortie avec ce sentiment fâcheux&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;que la machine oligopole use de la créativité humaine - et qu'elle l'use - à et pour ingérer nos cultures, nos tics, nos mode de pensées, nos goûts, nos dégoûts, qu'elle les digére et les rumine en bon mammifère jusqu'à les rejeter sous forme de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;supercars&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.autoimage.cz/renault/Renault_Scenic_II_2003_015.jpg&amp;imgrefurl=http://www.autoimage.cz/renault/scenicII.htm&amp;amp;amp;amp;amp;h=1200&amp;w=1600&amp;amp;sz=148&amp;hl=fr&amp;amp;sig2=EbSRucA7iWvE7wIJRi6xgA&amp;start=30&amp;amp;amp;amp;amp;tbnid=uuwtGmDqP0vLVM:&amp;tbnh=113&amp;amp;tbnw=150&amp;ei=AKwdRZT4Fb-8wgGt7PjKCQ&amp;amp;prev=/images%3Fq%3Drenault%2Bsc%25C3%25A9nic%26start%3D20%26ndsp%3D20%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26sa%3DN"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/Renault_Scenic_II_2003_015.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;boites de coca, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;PDA, mp3 et autres cellulaires...,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p face="verdana" size="10pt" style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;qu'elle porte l'anodin au pinacle, en galvaudant l'esthétique…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;(à condition bien sûr de faire vite... &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;et que cela casse rapidement...!)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le &lt;/span&gt;&lt;a href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.bris.ac.uk/researchreview/2005/1118400783/main_graphic_1&amp;imgrefurl=http://www.bris.ac.uk/researchreview/2005/1118400783&amp;amp;amp;amp;amp;h=140&amp;w=200&amp;amp;sz=5&amp;hl=fr&amp;amp;sig2=qdj2gRL3OS1PxRYbX_QNaw&amp;start=35&amp;amp;tbnid=8xzS0482t_kaAM:&amp;tbnh=73&amp;amp;amp;amp;amp;tbnw=104&amp;ei=jqQdRYe2CqPgwQGBwZiZCQ&amp;amp;prev=/images%3Fq%3Da%2Bnous%2Bla%2Blibert%25C3%25A9%26start%3D20%26ndsp%3D20%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26sa%3DN"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;design &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;serait-il l'ultime &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.euroncap.com/downloads/media/phase_13/renault_scenic_2003.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/renault_scenic_2003.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;mensonge de nos sociétés ?&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://yakusa77.free.fr/voiture%2520accident%25E9%2520002.jpg&amp;imgrefurl=http://yakusa77.free.fr/voitures%2520accidente.html&amp;amp;amp;amp;amp;h=1280&amp;w=960&amp;amp;sz=388&amp;hl=fr&amp;amp;sig2=5Dhc9zO0USgdMvCT3Ly2kA&amp;start=50&amp;amp;amp;amp;amp;tbnid=iY0_GeIObeA6eM:&amp;tbnh=150&amp;amp;tbnw=113&amp;ei=p6sdRbCdH8HWwgGvr4DpCQ&amp;amp;prev=/images%3Fq%3Daccidents%2Bde%2Bvoiture%26start%3D40%26ndsp%3D20%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26sa%3DN"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 186px; height: 243px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/voiture%20accident%EF%BF%BD002.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-115957448650113340?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://management.journaldunet.com/diaporama/renault-technocentre/1.shtml' title='Techno Center, World Center ?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/115957448650113340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=115957448650113340&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/115957448650113340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/115957448650113340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/09/techno-center-world-center.html' title='Techno Center, World Center ?'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-115852512732076093</id><published>2006-09-17T21:15:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T14:39:46.146+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><title type='text'>Des sociétés... techniques, choquées, distraites...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Walter%20Benjamin%20003.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/Walter%20Benjamin%20003.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Le texte est court, joliment mis en page par les éditions Allia et j'ai souvenir de l'avoir acheté à la boutique de la BNF. &lt;a href="http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Walter_Benjamin"&gt;Walter Benjamin&lt;/a&gt; l'a réécrit quatre fois, entre 1936 et 1939. Cette édition est l'ultime et sa traduction en 1959 fut l'œuvre de &lt;a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/fiche.php?diffusion_id=28746"&gt;Maurice de Gandillac&lt;/a&gt;. "…   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt; &lt;/p&gt;      &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Tout part de Paul Valéry : "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;L'étonnant accroissement de nos moyens, la souplesse et la précision qu'ils atteignent, les idées et les habitudes qu'ils introduisent, nous assurent des changements prochains et très profonds dans l'antique industrie du Beau. […] Ni la matière, ni l'espace, ni le temps ne sont depuis vingt ans ce qu'ils étaient depuis toujours. Il faut s'attendre que de si grandes nouveautés transforment toute la technique des arts, agissent par là sur l'invention elle-même, aillent peut-être jusqu'à modifier merveilleusement la notion même de l'art&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;.", (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;"La conquête de l'ubiquité", &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;Pièces sur l'art&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;, Paris, 1934 [Paris, Gallimard, La Pléïade, t.II, 1960, p. 1284]).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et Benjamin de proposer une rapide histoire de la reproductibilité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il observe avec justesse que la réplique est fondement de l'art, je dirais plutôt le fondement de l'activité humaine.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Sans cette capacité des hommes à refaire ce qu'ils ont déjà fait, il ne saurait, il ne pourrait y avoir d'apprentissage. L'artiste ne se forme-t-il pas en copiant?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Reproduire donc, pour produire. Copier pour s'émanciper. Mais reproduire, copier manuellement. Mettre la main à l'œuvre, en somme. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cette aptitude fondamentale à la reproduction &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/miro-joan-ballarina-ii-1925-5300078.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/miro-joan-ballarina-ii-1925-5300078.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;s'est pratiquée diversement selon les époques. Car les civilisations sont tributaires de la technique : pour reproduire, les Grecs n'avaient à leur disposition que la fonte et l'empreinte, et les seules œuvres d'art reproduites en série furent les bronzes, les terres cuites, les monnaies. Avec la gravure sur bois est née la reproduction du dessin. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Moyen-Age y ajoutera la gravure sur cuivre, au burin et à l'eau-forte&lt;/span&gt;". Puis avec l'imprimerie, vint la reproduction technique de l'écriture. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais plus que sur l'imprimerie, c'est sur la lithographie que Walter Benjamin s'appesantit. Il voit en elle une étape capitale dans l'histoire de la reproductibilité technique de l'œuvre d'art. Avec la lithographique, l'art graphique put non seulement produire en masse, mais produire en masse rapidement des gravures nouvelles. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La nouvelle technique ouvrait la porte à la photographie, elle en contenait l'idée. Et "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;si la lithographie contenait virtuellement le journal illustré, la photographie contenait virtuellement le cinéma&lt;/span&gt;". Inéluctablement, la reproduction manuelle s'effaça devant la reproduction technique. En 1934, Valéry prophétisait à peine notre quotidien&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Paris_avril2006%20019.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/Paris_avril2006%20019.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Comme l'eau, comme le gaz, comme le courant électrique viennent de loin, dans nos demeures, répondre à nos besoins moyennant un effort quasi-nul, ainsi serons-nous alimentés d'images visuelles ou auditives, naissant et s'évanouissant au moindre geste, presque à un signe&lt;/span&gt;."&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;(p.12) &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p face="Verdana" size="10pt" style="margin: 0in;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Reproduire le      réel pourvu que l'on ait les moyens techniques en main…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:times new roman;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ces photos dont le      &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Business model&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; de l'informatique      s'est dépêché de nous proposer la mise en ligne gratuite, seraient-elles      des œuvres d'art ? Non, si l'on suit l'analyse de Walter Benjamin.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p   style="margin: 0in;font-family:times new roman;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Car, ce qui signe l'œuvre, c'est son &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;hic et nunc&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, c'est-à-dire&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"l'unicité […] là où elle se trouve"&lt;/span&gt; (p. 13) &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cette unicité est le fondement de son authenticité parce que c'est cette existence unique qui ,seule, subit, le travail de l'histoire : altérations physico-chimiques, possesseurs successifs. Une œuvre d'art ne peut être à la fois originale et reproduite. A l'inverse, ce qui signe la reproduction, la reproduction technique tout particulièrement, c'est son indépendance vis-à-vis de l'original : l'agrandissement : d'une part, parce que le gros plan, le ralenti donnent à voir des traits, des touches, invisibles à l'œil nu; d'autre part, parce que la reproduction technique peut se "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;transporter […] dans des situations où l'original lui-même ne saurait jamais se trouver"&lt;/span&gt;  (p. 15) : c'est ainsi qu'une cathédrale entre dans un bureau, et que le mélomane écoute dans son appartement, dans le train ou l'avion, un récital exécuté en plein-air. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Quand je photographie un coucher de soleil sur l'Océan et que je mets cette photographie sur le net, je ne fais donc que produire une image, elle-même reproduction de la réalité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:times new roman;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il n'en demeure pas moins que la notion d'oeuvre d'art s'est modifiée.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.nallegheny.k12.pa.us/academics/art/Painting/stillife/100Cans.html"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 192px; height: 264px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/warhol_100_cans.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:times new roman;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La reproduction technique a provoqué sa dépréciation, l'évanescence de la notion d'authenticité, le dépérissement de son aura. "&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;On pourrait dire, da façon presque générale, que la technique de reproduction détache l'objet du domaine de la tradition. En multipliant les exemplaires, elle substitue à son occurrence unique son existence en série. Et en permettant à la reproduction de s'offrir au récepteur dans la situation où il se trouve, elle actualise l'objet reproduit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;."&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;(p. 17) Il en résulte un ébranlement de la tradition. Car "&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;ce qui fait l'authenticité d'une chose est tout ce qu'elle contient de transmissible de par son origine, de sa durée matérielle à son pouvoir de témoignage historique"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;. Abel Gance anticipe avec enthousiasme cette vaste liquidation de l'authenticité : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Shakespeare, Rembrandt, Beethoven feront du cinéma. […] Toutes les légendes, toute la mythologie et tous les mythes, tous les fondateurs de religion et toutes les religions elles-mêmes […] attendent leur résurrection lumineuse, et les héros se bousculent à nos portes pour entrer"&lt;/span&gt;. (Abel Gance, "Le temps de l'image est venu", &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;L'art cinématographique II&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, Paris, F. Alcan, 1927, p. 94-96, p. 18) &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p   style="margin: 0in; text-align: justify;font-family:times new roman;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La photographie et le cinéma&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- j'y ajouterai personnellement la pratique automobile - ont transformé le caractère général de l'art, en même temps qu'ils ont modifié la perception du monde. Rien aujourd'hui ne contredit l'analyse faite en 1936 par le philosophe : la valeur d'exposition est devenue la valeur principale - habilement utilisée par les techniciens du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;marketing &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;dont l'incitation "à mettre ligne nos photos" sous-tend sans ambages&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;l'incitation à consommer l'informatique sous toutes ses formes. Inciter à exposer pour inciter à acheter l'outil qui permet de le faire… En regard, inévitablement, la relation d'expert à expert a remplacé la relation artiste/public. Certes, le cinéma - et sa variante télévisuelle -&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;sont indispensables dans nos sociétés.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Le film est la forme d'art qui correspond à la vie de plus en plus dangereuse à laquelle doit faire face l'homme d'aujourd'hui. Le besoin de s'exposer à des effets de chocs est une adaptation des hommes aux périls qui le menacent"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;. (p. 73) Mais l'intégration dans un dispositif qui, justement, dispose de lui, a privé l'acteur de l'évaluation de sa prestation par la confrontation directe avec le public, le contraignant à se placer en expert de lui-même. En face, que reste-t-il du public ? Faire œuvre d'image, faire œuvre de texte est plus que jamais à la portée de tous : "&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;il n'existe guère aujourd'hui d'Européen qui, tant qu'il garde un pied dans le processus du travail, ne soit assuré en principe de pouvoir trouver, quand il le veut, un tribune pour raconter son expérience professionnelle, pour exposer ses doléances, pour publier un reportage ou un autre texte du même genre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;." (p.48) L'on sait soixante-dix ans plus tard que la reproduction technique, après avoir bouleversé les fonctions de l'art, bouleverse les fonctions de la presse&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ainsi&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;va &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p   style="margin: 0in;font-family:times new roman;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Expert contre demi-expert donc. Ou presque réciproquement. Mais les modifications induites sont plus profondes encore. Que reste-t-il du réel, médiatisé jusqu'en son tréfonds ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:times new roman;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La caméra pénètre la trame du donné à l'instar du microscope. La sensation est là d'aller "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au cœur même du réel, de la façon la plus intensive&lt;/span&gt;". Sensation utile, profitable ô combien, à l'industrie du jeu électronique, l'industrie de l'&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;entertainment&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, l'industrie de la distraction. Que vaut, en regard, le spectacle - direct, non médiatisé - de la Nature ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:arial;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;Regard distrait, écoute distraite, mais plongée, immersion totale dans le jeu. La distraction sous toutes ses formes est devenue une modalité majeure du comportement social. Pire : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au moyen de la distraction qu'il est à même de nous offrir, l'art établit à notre insu le degré auquel notre aperception est capable de répondre aux tâches nouvelles.&lt;/span&gt;" (p. 73). &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/WB.1940.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/WB.1940.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Titre original : "Das Kunstwerk in Zeitalter seiner technischen Reproduzierbarkeit"&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Traduction Maurice de Gandillac, revue par Rainer Rochlitz, Editions Allia, Paris, 2006&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Extrait de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Œuvre &lt;/span&gt;III&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;NB. Le texte a connu quatre éditions différentes. On en trouvera une &lt;a href="http://classiques.uqac.ca/classiques/benjamin_walter/benjamin_walter.html"&gt;ici &lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-115852512732076093?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/115852512732076093/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=115852512732076093&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/115852512732076093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/115852512732076093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/09/des-socits-techniques-choques.html' title='Des sociétés... techniques, choquées, distraites...'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-115810284867096881</id><published>2006-09-13T00:48:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T14:40:35.711+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Expositions'/><title type='text'>Lumières en berne... 1</title><content type='html'>&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;Longtemps, les historiens ont considéré que leur rôle était de s'en prendre au mythe, de l'éradiquer, et de le remplacer par la "réalité". Cela se traduisait par des titres de type "De …à", par exemple :&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;"Bonaparte, du mythe à la réalité"; "la chevalerie, du mythe à la réalité", etc. (les titres indiqués sont purement illustratifs, et ne correspondent à aucune publication particulière).&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;Cette sorte d'approche, dont on perçoit la volonté de rationalisation et l'arrière-plan positiviste - qu'est-ce en effet que ce "fait" censé remplacer l'imagination ?- a cours encore. Il suffit pour s'en convaincre d'interroger &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Google &lt;/span&gt;à ce propos. Mais ce n'est plus chez les historiens. Ceux-ci, en effet, ont compris que le mythe était partie intégrante de la réalité humaine, qu'à ce titre, il pouvait intervenir dans l'histoire de peuples, civilisations ou sociétés. Par conséquent, ils ont appris à travailler sur les "représentations", sur les images et configurations mentales, ces héritages de pensée qui agissent sur les hommes en société, et les font agir. Ils ont appris aussi, à force de recherche, que l'histoire certes pouvait approcher la réalité historique, mais qu'elle ne pouvait l'atteindre véritablement. Nul ne peut savoir ce que fut vraiment le passé… Les temps enfuis gardent à jamais leur mystère, et engendrent, côte à côté, la science et la légende, l'Histoire, fantasmes, mémoire, oubli…&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ainsi : Kamelot tient du mythe, les célébrations du 11 novembre, ou du 8 mai, relèvent de la remémoration - littéralement : de la remise en mémoire.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pour comprendre, rappelons ceci : le mythe, aux yeux des anthropologues, n'est pas n'importe quel récit fantasmé. Il n'est pas n'importe quel fantasme inspiré par le passé, il est un récit des origines, ce récit qu'un groupe humain, une société, place au fondement de son existence; ce récit dans lequel ce groupe, cette société se reconnaît, et dont il considère qu'il le fonde, en droit, en fait, en rêve et en désir, ce récit qui légitime son existence collective et ses actes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:arial;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Or, parce que c'est son métier, il revient à l'historien d'analyser ces moments où la célébration du passé, sa résurgence, son rappel etc., prend forme d'une "texture mythique", ou peut-être même bascule vers le mythe, de mesurer l'évolution historique de ces représentations, leur puissance agissante aussi, voire leur déclin.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0in;font-family:arial;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Précisément, j&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;e me demande dans quelle mesure nous ne sommes pas dans un moment de "mythification" des Lumières, de cette brève période de l'histoire européenne qui s'est déroulée au XVIIIe siècle, disons de la publication des &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Lettres persanes&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; à la &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, brève au regard de l'immensité historique, capitale néanmoins pour les sociétés européennes, du fait qu'elle s'est achevée par la Révolution française, l'abolition des privilèges, la proclamation de l'égalité des hommes en droit, la proclamation de Droits inaliénables : la liberté, la sûreté, la propriété et la résistance à l'oppression, la liberté de penser, la liberté de religion…, la séparation des pouvoirs, et le rôle fondamental imparti à l'Etat de protéger les droits inaliénables et sacrés, non du citoyen, mais de tout être humain…&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:arial;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Bref tout ce qui fonde nos sociétés. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:arial;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Or, c'est là que le bât blesse. Il se pourrait bien en effet, qu'au nom de cette nécessité qui nous fait face, de réactiver le Contrat social, alors que nul ne peut désormais plaider l'ignorance, nous soyons à un moment de "mythification" des Lumières. .. Alors que nous aurions besoin de compréhension. Deux manifestations (on dit en fait aujourd'hui, deux évènements) de ces mois derniers tendent à m'y faire penser : l'exposition &lt;a href="http://expositions.bnf.fr/lumieres/expo/salle1/index.htm"&gt;Lumières !&lt;/a&gt; Présentée par la BNF, à la fin du printemps; le soi-disant "cours public" donné par Michel Onfray, que nous a infligé France-Culture, chaque soir à l'heure du repas, tout l'été… Celle-là sympathique, celui-ci affligeant, celle-là idyllique, celui-ci dénigrant, avec ce point commun que l'on était dans les deux cas, dans l'image d'Epinal… l'une sur fond bleu, l'autre sur fond noir. Mais ni embellisement, ni dénigrement ne font une remémoration. Ils tissent un autre récit... celui de l'acculturation. &lt;/span&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/640/HubertRobert_Accident.jpg"&gt;&lt;img style="" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/HubertRobert_Accident.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:arial;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p style="margin: 0in; font-family: arial; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-115810284867096881?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/115810284867096881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=115810284867096881&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/115810284867096881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/115810284867096881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/09/lumires-en-berne-1.html' title='Lumières en berne... 1'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-115240170398050305</id><published>2006-07-09T01:14:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T14:39:17.961+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Expositions'/><title type='text'>Pauvre Madame du Châtelet</title><content type='html'>&lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;A la BNF - entendez le site désormais &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;princeps&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, celui des quatre livres marquant les coins d'une improbable place - j'ai cherché vainement Madame du Châtelet.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Madame%20du%20Chatelet.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/Madame%20du%20Chatelet.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p   style="margin: 0in;font-family:Verdana;font-size:10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'ai cherché, désireuse de voir cette évocation des Lumières qui s'étendait jusqu'aux femmes,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p face="Verdana" size="10pt" style="margin: 0in;"&gt;- Mais non, me dit l'aménité adminstrative, vous ne trouverez pas, c'est à Richelieu. &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Déjà peu emballée de cette Expo-Lumières que je venais de visiter, qui était censée rappeler au monde combien ce temps de l'Occident fut grand, riche, profond &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;(je reviendrai sur ce temps où l'on claqua tant…)&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;La rélégation me déçut… &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;j'y allais néanmoins, décidée à voir de quoi il retournait.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Car, le personnage m'intriguait. J'avais envie d'en savoir plus.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Météor filant, je rêvais…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Après tout, il faut bien que tourisme se passe et qu'il rapporte; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;À la BNF, la culture-poncif : un touriste, cela ne se déçoit pas, cela se conforte, cela se bichonne… &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;A Richelieu, la perle de pensée, l'étonnement rare, l'énigme analysée… &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in;"&gt; &lt;/p&gt;    &lt;p style="margin: 0in;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Une petite heure plus tard, je dus de nouveau vider mon sac, franchir le portique façon aéroport, &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;traverser le joli vestibule que nous hantions pour nos recherches il y a peu encore, &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;monter les escaliers, &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;passer le tourniquet façon RATP, décalé dans le contexte, &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Franchir le seuil&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Et recevoir le choc.&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pauvre Madame du Châtelet… &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Madame%20du%20Chatelet.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/Madame%20du%20Chatelet.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;J'attendais qu'on m'explique l'originalité de sa pensée, de son œuvre; j'attendais qu'on m'explique pourquoi seule une personne seulement s'était risquée à la traduction de Newton ??? Et pourquoi cela avait été une femme… &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Pourquoi pas un homme, d'Alembert, par exemple - je ne parle pas de Voltaire- ou tel autre grand Académicien de la classe de physique ???? &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Voltaire avait voué&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Cette femme à l'intelligence &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;et aux pompons. (texte du premier cartel)&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Nous en restâmes aux pompons… &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;aux robes, aux fanfreluches, au mari,&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Aux amants, à leurs écrits, à ses états d'âmes&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;À la vraie femme, quoi, à la vraie vie&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Avec au bout, il est vrai, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Traité sur le bonheur&lt;/span&gt;...&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Merci chère BNF de m'avoir somme toute rappelée à mes devoirs.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;d'avoir convoqué l'histoire: &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3485.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/DSCN3485.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Où nous égarons-nous,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;nous autres femmes intellectuelles ???? &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;C'est promis : je garde précieusement ma garde-robe&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Mes recettes de cuisine, mes tentatives de tricots, &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Mon vélo d'appartement, &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Et la manière dont j'ai langé mes enfants…&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;puisque c'est ce que la postérité retiendra.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Quant à l'Histoire des Techniques,&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Comme on le dit chez moi&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;"Quoi, une femme, s'occuper de ça ???"&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Pauvre, pauvre Madame du Châtelet.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3486.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/DSCN3486.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un peu plus loin, à la même heure,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;dans les jardins du Palais-Royal, &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/dap/dap/html/arman.htm"&gt;Arman &lt;/a&gt;râlait…&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3482.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 268px; height: 195px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/DSCN3482.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p style="margin: 0in;"&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in;"&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p style="margin: 0in;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;a href="http://www.clionautes.org/article.php3?id_article=999"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;a href="http://www.clionautes.org/article.php3?id_article=999"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Liens sur Madame du Châtelet : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;a href="http://www.clionautes.org/article.php3?id_article=999"&gt;http://www.clionautes.org/article.php3?id_article=999&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;a href="http://expositions.bnf.fr/lumieres/pedago/fiche_2.pdf"&gt;http://expositions.bnf.fr/lumieres/pedago/fiche_2.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;a href="http://expositions.bnf.fr/lumieres/pedago/fiche_2.pdf"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;a href="http://expositions.bnf.fr/lumieres/pedago/fiche_2.pdf"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et sur Arman : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0in;"&gt; &lt;/p&gt;    &lt;p style="margin: 0in; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;a href="http://www.ac-amiens.fr/etablissements/0601178e/rvluso/breve.php3?id_breve=202"&gt;http://www.ac-amiens.fr/etablissements/0601178e/rvluso/breve.php3?id_breve=202&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-115240170398050305?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.bnf.fr/pages/cultpubl/exposition_506.ht' title='Pauvre Madame du Châtelet'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/115240170398050305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=115240170398050305&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/115240170398050305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/115240170398050305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/07/pauvre-madame-du-chtelet.html' title='Pauvre Madame du Châtelet'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-115006854404279727</id><published>2006-06-12T00:46:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T15:00:13.380+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Le sexe des Techniques</title><content type='html'>Dieu est un homme, c'est connu.&lt;br /&gt;Qu'à cela ne tienne...&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.shell.com/home/Framework?siteId=eandp-en&amp;FC2=/eandp-en/html/iwgen/major_projects/sakhalin_project/zzz_lhn.html&amp;amp;FC3=/eandp-en/html/iwgen/major_projects/sakhalin_project/major_project_sakhalin_190805.html"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 293px; height: 384px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/400/Shell_Womengineering_Page_1_Image_0001.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L'ingénieur parangon,&lt;br /&gt;l'ingénieur éponyme,&lt;br /&gt;placé là pour crédibiliser le développement durable,&lt;br /&gt;pour relever le gant du paradoxe&lt;br /&gt;est une &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;femme.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Fin d'une &lt;a href="http://rocbo.chez-alice.fr/Max/culture/bezier/bezier.htm"&gt;culture &lt;/a&gt;?&lt;br /&gt;Fin d'un &lt;a href="http://latts.cnrs.fr/site/ouv_fiche.php?IdOuvrage=86&amp;IdObjet=7"&gt;monde &lt;/a&gt;?&lt;br /&gt;(publicité publiée par Shell dans le &lt;a style="font-style: italic;" href="http://news.ft.com/home/europe"&gt;Financial Times&lt;/a&gt;, June 8, 2006)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-115006854404279727?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://calenda.revues.org/nouvelle1708.html' title='Le sexe des Techniques'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/115006854404279727/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=115006854404279727&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/115006854404279727'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/115006854404279727'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/06/le-sexe-des-techniques.html' title='Le sexe des Techniques'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114962946465433045</id><published>2006-06-06T21:57:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T15:00:55.320+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Da Fantomas Code</title><content type='html'>Entre 1904 et 1911, un feuilleton fit fureur&lt;br /&gt;à Paris et en province,&lt;br /&gt;En province et à Paris,&lt;br /&gt;Surtout à Paris.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/1_4_50_m_apaches_le_petit_journal_1907.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/1_4_50_m_apaches_le_petit_journal_1907.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'engouement était général.&lt;br /&gt;Les grands et les petits,&lt;br /&gt;les femmes et les hommes,&lt;br /&gt;les pauvres et les riches,&lt;br /&gt;les intellectuels et ceux qui ne l'étaient pas&lt;br /&gt;les &lt;a href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.galerie-arts.com/boutique/contents/media/t_gris_fantomas.jpg&amp;imgrefurl=http://www.galerie-arts.com/boutique/contents/fr/d13.html&amp;amp;amp;amp;amp;h=82&amp;w=100&amp;amp;sz=4&amp;tbnid=WOY8oOWMRbrHcM:&amp;amp;amp;amp;amp;tbnh=63&amp;tbnw=77&amp;amp;hl=fr&amp;ei=eu6FRJSeA7HmwQGrx-TSDQ&amp;amp;sig2=QG9Gia4WekW1-D2PLaHcvg&amp;start=8&amp;amp;prev=/images%3Fq%3DFant%25C3%25B4mas,%2Bjournal%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26newwindow%3D1%26safe%3Dactive%26sa%3DN"&gt;artistes &lt;/a&gt;et ceux qui ne l'étaient pas, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/t_gris_fantomas.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 127px; height: 102px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/t_gris_fantomas.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tous lisaient, tous attendaient la suite&lt;br /&gt;Tous palpitaient...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'arrachait chaque épisode,&lt;br /&gt;On attendait la suite...&lt;br /&gt;Le héros était chanté, loué, redouté...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le héros ?? &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fantômas&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/fantomas_1g.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/fantomas_1g.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Oh, pas celui ridiculisé par Louis de Funès&lt;br /&gt;trois quart de siècle plus tard &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/FANTOMAS-05.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 275px; height: 238px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/FANTOMAS-05.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fantômas...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le vrai, le bandit masqué,&lt;br /&gt;le héros noir,&lt;br /&gt;le prince de la nuit,&lt;br /&gt;le Génie du Crime&lt;br /&gt;plus noir que noir,&lt;br /&gt;vif comme l'éclair,&lt;br /&gt;méchant  - mais non cynique,&lt;br /&gt;unique causalité des maux du monde:&lt;br /&gt;déraillement des trains&lt;br /&gt;peste en Chine,&lt;br /&gt;terreur au Casino de Monte-Carlo&lt;br /&gt;meurtre chez les Grands &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/fantomassal_2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/fantomassal_2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/fantomassal_1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/fantomassal_1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;naufrage de paquebots,&lt;br /&gt;insécurité dans le métro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fantômas était partout, Fantômas était tout,&lt;br /&gt;Fantômas était l'explication de tout.&lt;br /&gt;Sa présence, son action provoquait tous les malheurs du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En face, pour le combattre, il y avait Juve et Fandor,&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Fant-C-1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/Fant-C-1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Juve le commissaire, figure du père,&lt;br /&gt;Fandor, le journaliste, figure du fils,&lt;br /&gt;Fan/dor antonyme de Fan/tomas.&lt;br /&gt;Skywalker contre DarkVador, déjà...&lt;br /&gt;Mais peut-on combattre tous les maux du monde ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lutte &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fant%C3%B4mas"&gt;cessa &lt;/a&gt;en 1913,&lt;br /&gt;juste avant le début de la Grande Guerre...&lt;br /&gt;Elle reprit dans les &lt;a href="http://www.genovalibri.it/fantomas/fantomas.htm"&gt;années 20&lt;/a&gt;,&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/azzurri_2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/azzurri_2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;se poursuivit dans les années 30, les années 50, 60&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/fantomas.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/fantomas.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;... jusqu'à l'orée des années 80 ...&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/fantomas_3.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/fantomas_3.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fantômas fut le premier grand roman populaire du XXe siècle.&lt;br /&gt;En apparence, une apologie du crime, puisque les bons courent inutilement après le méchant&lt;br /&gt;En réalité, une morale rassurante, car le Méchant s'en prend d'abord aux Méchants&lt;br /&gt;En filigrame, un zeste de culpabilisation : quand il déraille les trains, naufrage les paquebots, s'en prend-il à l'innocence ?&lt;br /&gt;En arrière-plan, un très grand savoir-faire, celui d'Allain et Souvestre, qui cultivaient l'effroi et rendaient leur récit crédible en mêlant habilement réalité et imaginaire, évènements vécus et rumeurs, décors véritables et personnages fictifs.&lt;br /&gt;Tel est, en effet, le ressort fondamental du roman populaire : travailler à la charnière du réel et de son interprétation fantasmée, pour exciter les sens et faire vendre...&lt;br /&gt;... Comme aujourd'hui un certain Da ???? Code...&lt;br /&gt;Sauf qu'aujourd'hui, la presse s'en étonne&lt;br /&gt;et se demande si c'est vrai...&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/fantomas.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/fantomas.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114962946465433045?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://rhei.revues.org/document63.html' title='Da Fantomas Code'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114962946465433045/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114962946465433045&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114962946465433045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114962946465433045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/06/da-fantomas-code.html' title='Da Fantomas Code'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114580387780989003</id><published>2006-04-23T15:53:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T14:41:20.069+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><title type='text'>La chambre des tisseurs. Louviers, Cité drapière, 1680-1840</title><content type='html'>Il n’est d’Histoire, à mon sens, sans travail de terrain. S’il veut cerner  l’implicite contenu dans les sources sur lesquelles il travaille, l’historien n’a d’autres choix que d’établir un lien avec la matérialité passée. Le contemporanéieste bénéficie des photographies, des archives sonores, des archives cinématrographiques ; il reste à l’historien des temps plus anciens, les tableaux, les gravures, les images, la musique ; plus loin encore, il bénéficie s’il lui sied, de l’archéologie, de la statuaire, des monuments, d’épigraphie ; il lui reste aussi, s’il sait bien les lire, le bâti, du parcellaire, les réseaux viaires et hydrauliques.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/4moulins01.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/4moulins01.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Faire de la ville son terrain d’archives… Observer, décrire les rues, les maisons, les canaux d’amené et de décharge, les prairies, en lever les plans, et les interpréter. Comprendre les paysages pour mieux interpréter le passé – et réciproquement. De ce point de vue, le travail de Jean-Michel Chaplain, vieux maintenant de trente ans, n’a pas vieilli d’une ligne. L’ouvrage est élégant comme tous ceux de la collection « &lt;a href="http://www.champ-vallon.com/Pagescollections/Milieux.html"&gt;&lt;span style="text-decoration: none; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Milieux &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;» que publie Champ Vallon. &lt;i style=""&gt;La chambre des tisseurs&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;recrée le &lt;a href="http://perso.wanadoo.fr/sedlouviers/patrimoine/confreal/confreal.htm"&gt;Louviers &lt;/a&gt;de l’économie textile. L’optique est clairement définie : « Reconstituer le contexte matériel de l’activité productive ; saisir le lien que les acteurs concernés entretenaient avec le contexte ; tenter de suivre, sur un temps long l’évolution de ce rapport » (p. 267). &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Lisez cet ouvrage si vous vous demandez comment ce pays-ci – le nôtre- s’est industrialisé, si vous vous demandez comment la première industrialisation a pu s’effectuer, entre 1680 et 1880, sans connaître le « décollage » que pensait avoir modélisé WW &lt;a href="http://www.bized.ac.uk/virtual/dc/copper/theory/th9.htm"&gt;Rostow&lt;/a&gt;. Car Louviers change sans changer. Le drap supplante la toile à la charnière des XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, le coton bouscule le drap dans les années 1800, et les toiliers s’y font ; et les drapiers s’adaptent. Louviers s’industrialise sans croître, Louviers se développe au prix de deux exodes, l’un attendu, qu’on évoque toujours jusqu’à trop le considérer, de la campagne vers la ville, l’autre, auquel on pense rarement et que pourtant beaucoup ont vécu ou vivent actuellement, de la ville vers sa périphérie (le mot « banlieue » apparaît dans les textes locaux vers 1825). L’économie s’adapte non sans crises, au prix de « petits cycles » de cycles intermédiaires, discrets certes, mais essentiels à la continuité de l’accumulation, indispensables à l’introduction de l’innovation : cycle du coton, entre 1804 et 1811, qui donne aux drapiers l’idée de la mécanisation ; cycle de la siamoise, dans les années 1820, cette étoffe mélangée, chaîne de lin, trame de coton, « dont la fabrication est proche techniquement et socialement, des étoffes de lin » (n. 34, p. 157) qui ouvre aux toiliers la porte du coton. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Mule-jenny.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/Mule-jenny.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;« Le milieu industriel a su tantôt insuffler la métamorphose de lui-même tantôt l’aspirer au sein de ses structures. » (p. 73). Voilà ce qui reste à étudier dans notre histoire économique, ce sur quoi historiens et économistes ne sont pas assez penchés. Chaplain montre combien le développement industriel s’effectua dans le ténu de l’adaptation, comment la routine fit le lit de l’innovation. La tradition productive fournit les moyens d’innover.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;L’ouvrage est un &lt;i style=""&gt;hapax&lt;/i&gt; cependant : quoiqu’il fût excellent, il n’a pas fait école. On attend encore des équivalents pour ces petites cités productives qui émaillent notre tissu urbain, qui ont irrigué l’économie, et dont nombre d’entre elles ont désormais le label de « &lt;a href="http://www.rochefort-en-terre.com/perso-1725412.htm"&gt;petites cités de caractère&lt;/a&gt; ». A quand la publication d'études historiques avisées, et pas seulement mémorielles, touristiques, voire érudites, sur &lt;a href="http://www.editionsgueniot.fr/patrimoine.htm"&gt;Troyes&lt;/a&gt;, Elbeuf, &lt;a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/thiers/index1.htm"&gt;Thiers&lt;/a&gt;, Fougères, &lt;a href="http://www.cg14.fr/culture/patrimoine/decouverte/industriel/"&gt;Lisieux&lt;/a&gt;, Laon, &lt;a href="http://ville-vierzon.fr/Pages/decouvrir/pages/visites/pages/patrim-indus/patri-indus.html"&gt;Vierzon&lt;/a&gt;, etc., des approches qui fassent se rejoindre dans la longue durée : histoire des techniques, démographie, étude du parcellaire, des réseaux viaires, des voies d'eau, du social pour ces villes moyennes qui furent - et restent ?- le fondement du tissu économique. Des études qui permettaient pas seulement de louer la beauté d'un lieu ou de rappeler le souvenir d'une production disparue, mais qui aideraient à comprendre le développement des petites unités productives dans la durée, leur capacité d'adaptation, d'insertion, d'absorption aussi, qui aideraient à historiciser la flexibilité ? L’absence tient à l’histoire institutionnelle de la discipline historique pour une part : urbaniste, polytechnicien, l’auteur n’est pas un « institutionnel », entendez un historien « patenté », muni de tous les sacrements universitaires, susceptible donc de faire école. Mais, là n’est point la cause principale. L’ouvrage date de 1984, et il fut l’un des premiers en France, à se réclamer de l’archéologie industrielle, de cette approche historique qui opéra en tournant dans l’histoire de l’industrie, en incitant les chercheurs à ne pas se contenter des sources de papiers, à franchir les murs des usines - au moment où bien souvent d’ailleurs, celles-ci plongeaient dans le silence d’après fermeture. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/louviers-moulin002a2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/louviers-moulin002a2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Or, l’archéologie industrielle pensa fugacement qu’elle devait s’intéresser à toute l’économie productive. Puis rapidement, elle vira au patrimoine industriel, et le patrimoine industriel s’installa dans le monumental, se passionna pour les « &lt;a href="http://www.let.archi.fr/bibliotheque-fiches/eae096.html"&gt;châteaux de l’industrie&lt;/a&gt; ». Sans doute était-ce nécessaire. Mais les livres d’images qui en résultèrent réifièrent dans la &lt;a href="http://www.urban-resources.net/pages/patindus_deroux.html"&gt;beauté glacée de la photographie&lt;/a&gt;, les « hauts lieux » de l’industrie. Aux dépens du reste..., ce dont tout un chacun convient aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Redécouvrir &lt;i style=""&gt;La chambre des tisseurs&lt;/i&gt; n'est pas inutile pour modifier la prise de vue et emprunter d'autres chemins...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quelques jolis sites  sur le patrimoine industriel &lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;a href="http://perso.wanadoo.fr/pone.lateb/sommaire%20noisiel.htm"&gt;Noisiel, les chocolats Menier et beaucoup d'autres choses...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;a href="http://www.cg01.fr/collectionsbonnetjujurieux/projet.html"&gt;Les soieries Bonnet dans l'Ain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;a href="http://www.cg01.fr/collectionsbonnetjujurieux/projet.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.patrimoine-et-memoire.com/etudes/"&gt;Patrimoine et mémoire d'entreprises&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;a href="http://www.cg01.fr/collectionsbonnetjujurieux/projet.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.cilac.com/BDD/article.php3?id_article=99"&gt;Cilac&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;a href="http://www.cg01.fr/collectionsbonnetjujurieux/projet.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.crdp-reims.fr/cddp51/artsculture/dossiers/patrimoine/08doc.pdf"&gt;Les tuileries de Pargny-sur-Sceaux&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;a href="http://perso.wanadoo.fr/pone.lateb/sommaire%20noisiel.htm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;a href="http://perso.wanadoo.fr/pone.lateb/sommaire%20noisiel.htm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114580387780989003?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.champ-vallon.com/Pages/PagesMilieux/Chaplain.html' title='La chambre des tisseurs. Louviers, Cité drapière, 1680-1840'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114580387780989003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114580387780989003&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114580387780989003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114580387780989003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/04/la-chambre-des-tisseurs-louviers-cit.html' title='La chambre des tisseurs. Louviers, Cité drapière, 1680-1840'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114548448671335572</id><published>2006-04-20T00:05:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T14:36:54.483+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flâneries'/><title type='text'>Sphynge in Paris</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3469.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/400/DSCN3469.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hôtel de Sully&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114548448671335572?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114548448671335572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114548448671335572&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114548448671335572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114548448671335572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/04/sphynge-in-paris.html' title='Sphynge in Paris'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114548412974975003</id><published>2006-04-19T23:39:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T14:37:47.630+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flâneries'/><title type='text'>Les faux magasins parisiens</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3474.1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 441px; height: 330px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/400/DSCN3474.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114548412974975003?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114548412974975003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114548412974975003&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114548412974975003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114548412974975003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/04/les-faux-magasins-parisiens.html' title='Les faux magasins parisiens'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114527172228722849</id><published>2006-04-17T12:31:00.000+02:00</published><updated>2007-01-06T23:41:03.188+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Fahrenheit 451...enfin ?</title><content type='html'>Ce que je déteste dans le phénomène "blog", c'est cet état des lieux auquel il condamne, auquel il nous renvoie en permanence, tant la prise de parole y est crue. Impossible de se voiler la face... Pour tant de commentaires insignifiants, affligeants, voire atterrants, combien de hauteur de vues, combien de discussions, au sens où l'entendait Gabriel Tarde ?&lt;br /&gt;A lire certaines pages du &lt;a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/2006/03/rumeur_contre_r.html"&gt;blog d'Assouline&lt;/a&gt;, je me dis décidément que oui, j'ai bien fait d'arrêter de lire Le Monde. Merci Médiévizmes, de ce &lt;a href="http://http//www.medievizmes.net/"&gt;rappel déontologique&lt;/a&gt;, qui vaut pour l'Historien, et qui, autrefois, en ces temps pas si lointains où la presse existait, je veux dire : en ces temps où la presse présentait des opinions, les défendait, les combattait, valait pour le Journaliste.&lt;br /&gt;Ce qui fait recette aujourd'hui ? Le mépris et la dérision, pas même le cynisme...&lt;br /&gt;Alors que valent les sources, que valent les lieux qui les abritent ? Une colonne, une photo, un Palais fût-il de Tokyo, n'importe quel monument, et pourquoi pas un blog, ne suffisent-ils pas pour constituer des  "lieux de mémoire", porteurs de bonne conscience  ?&lt;br /&gt;Pourquoi, dans ce cas, conserver des lieux et des métiers d'Histoire ?&lt;br /&gt;A qui bon ?&lt;br /&gt;Feu les Archives Nationales, donc... On en a pris la voie...&lt;br /&gt;Et bientôt feu l'Ecole des Chartes, feu La Sorbonne, feu leurs bibliothèques ... &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/fahrenheit_451.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/fahrenheit_451.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On en prend le chemin..&lt;br /&gt;Après encore, feu l'EHESS... Feu l'Université...&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/F_451.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/F_451.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Encore un effort citoyen intellectuel, Fahrenheit 451 n'est pas loin...&lt;br /&gt;Quant à moi, je souhaite longue vie aux hommes-livres !!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114527172228722849?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114527172228722849/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114527172228722849&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114527172228722849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114527172228722849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/04/fahrenheit-451enfin.html' title='Fahrenheit 451...enfin ?'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114520820582014376</id><published>2006-04-16T18:20:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T14:47:39.987+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Expositions'/><title type='text'>Notre Histoire...</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Au &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.palaisdetokyo.com/index.php?npage=notrehistoire/"&gt;Palais de Tokyo&lt;/a&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;côté pile,&lt;br /&gt;"Notre Histoire" (?) pour six euros, &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.palaisdetokyo.com/index.php?npage=notrehistoire/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3447.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/DSCN3447.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3432.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/DSCN3432.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3434.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/DSCN3434.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3437.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/DSCN3437.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3439.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/DSCN3439.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3444.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/DSCN3444.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3440.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/DSCN3440.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3450.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/DSCN3450.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3451.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/DSCN3451.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Côté face, c'est gratuit...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3455.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/DSCN3455.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3460.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/DSCN3460.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mais nettement moins "bobo"... !!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114520820582014376?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114520820582014376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114520820582014376&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114520820582014376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114520820582014376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/04/notre-histoire.html' title='Notre Histoire...'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114504788792208786</id><published>2006-04-14T22:32:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T14:56:16.549+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Visites'/><title type='text'>Chez Moreau</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3422.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/DSCN3422.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un escalier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;..... deux inachevés...&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3423.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/DSCN3423.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3421.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 271px; height: 217px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/DSCN3421.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.et les poires à électricité....  &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3426.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 185px; height: 217px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/DSCN3426.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;                                                    Les inachevés étonnent par la nouveauté qu'ils contiennent, en latence, leur potentialité de renouvellement. Nous sommes à ce moment, bien décrit par Pierre Francastel, dans &lt;a href="http://www.gallimard.fr/Gallimard-cgi/Appli_catal/vers_detail.pl?numero_titre=010017386"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.gallimard.fr/Gallimard-cgi/Appli_catal/vers_detail.pl?numero_titre=010017386"&gt;Art et Technique&lt;/a&gt;,  où l'usage figuratif de la couleur n'a pas encore supplanté son usage représentatif.&lt;br /&gt;Dans cette conception séculaire, quasi-anthropologique, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"il fallait posséder la couleur pour représenter la réalité de l'objet, mais cette possession valait ensuite une capacité de matérialisation."&lt;/span&gt; La couleur était l'outil de la matérialisation, non le média de la figuration.&lt;br /&gt;Le basculement, l'innovation pour tout dire, pouvait-il s'effectuer autrement que lentement ?  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Le rejet par une société humaine de tous ses liens figuratifs traditionnels implique également la rupture de tous ses liens sociaux.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; [...]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; La démarche naturelle du progrès humain exige que les nouveaux systèmes de compréhension et de figuration de l’univers se présente comme englobant les anciens sans les détruire. Il s’agit d’élargissement, d’enrichissement non de substitution brutale. Le véritable progrès exige une certaine adhérence au passé. [...].&lt;/span&gt;", (Editions Gonthier, "Médiations", (1956) 1964, p. 228-230).&lt;br /&gt;Francastel observe à l'endroit du style, un mouvement que repère l'historien des techniques à l'endroit des machines, des procédés et des objets.&lt;br /&gt;Comment, en l'occurrence, l'adhérence facilita-t-elle le passage...  ?&lt;br /&gt;Gustave Moreau entra à l'Académie des Beaux-Arts en 1888, il devint professeur en 1892, et il eut, parmi ses élèves : Albert Marquet, Henri Matisse et Georges Rouault... &lt;a href="http://www.gallimard.fr/Gallimard-cgi/Appli_catal/vers_detail.pl?numero_titre=010017386"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/DSCN3426.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114504788792208786?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.musee-moreau.fr/' title='Chez Moreau'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114504788792208786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114504788792208786&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114504788792208786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114504788792208786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/04/chez-moreau.html' title='Chez Moreau'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114487634266466977</id><published>2006-04-12T22:34:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T14:56:42.317+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Visites'/><title type='text'>Le temps dans la glace</title><content type='html'>Promenade philosophique au Musée Cognacq-Jay, dans un XVIIIe siècle peuplé de tables, de tapis, de bibelots, de portraits poudrés, de dorures laitonnées et d'engrenages... &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Horloge-XVIIIeCJ1.3.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/Horloge-XVIIIeCJ1.2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;« [...] L’Horlogerie étant la science du mouvement, cet art exige que ceux qui le professent connoissent les lois du mouvement des corps ; qu’ils soient bons géomètres, méchaniciens et physiciens ; qu’ils possèdent le calcul, &amp; soient nés non-seulement avec le génie propre à saisir l’esprit des principes, mais encore avec les talents de les appliquer.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Je n’entends donc pas ici par l’Horlogerie, ainsi qu’on le fait communément, le métier d’exécuter machinalement des montres &amp; des pendules comme on les a vû faire &amp;amp; sans savoir sur quoi cela est fondé ; &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Horloge-XVIIIeCJ2dos2.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/Horloge-XVIIIeCJ2dos2.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ce sont les fonctions du manœuvre : mais disposer d’après les principes, d’après les lois du mouvment, en employant les moyens les plus simples &amp; les plus solides : c’est l’ouvrage de l’homme de génie. Lors donc que l’on voudra former un artiste horloger qui puisse devenir célèbre ; il faut premierement sonder sa disposition naturelle, &amp; lui apprendre ensuite le méchanique &amp;amp;c.&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;[...]  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Je ne prétends pas qu’on doive négliger la main d’œuvre au contraire : mais persuadé qu’elle ne doit être qu’en sous-ordre, &amp; que l’homme qui exécute ne doit marcher qu’après l’homme qui imagine, je souhaite qu’on apprécie le mérite de la main &amp;amp; celui du génie chacun à sa valeur ; &amp; je crois être d’autant plus en droit de le dire, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Horloge-XVIIIeCJ2dos1.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/Horloge-XVIIIeCJ2dos1.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;que je ne crains pas que l’on me soupçonne de dépriser ce que je ne possede pas. J’ai fait mes preuves en montres &amp; en pendules, &amp;amp; en des parties très difficiles : en tout cas, je puis convaincre les plus incrédules par les faits. [...] » &lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Horloge-XVIIIeCJ2face2.jpg"&gt;&lt;img style="width: 161px; height: 218px;" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/Horloge-XVIIIeCJ2face2.jpg" border="0" height="254" width="198" /&gt;&lt;/a&gt;Article « Horlogerie » rédigé par J. B. Le Roy et F. Berthoud, horloger, &lt;i style=""&gt;Encyclopédie de Diderot et d’Alembert&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Horloge-XVIIIeCJ2cot%3F%3F.1.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114487634266466977?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.v1.paris.fr/musees/cognacq_jay/' title='Le temps dans la glace'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114487634266466977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114487634266466977&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114487634266466977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114487634266466977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/04/le-temps-dans-la-glace.html' title='Le temps dans la glace'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114444851351803078</id><published>2006-04-07T23:36:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T14:59:46.196+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Techno- Logies (1)</title><content type='html'>&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Image de l'ordre technique...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.imeche.org.uk/gallery/choosecard.asp?picSubject=F#anchor"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 289px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/400/liverpool.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:85%;"  &gt;&lt;strong&gt;Phoenix safe works, Liverpool, letterhead showing rail and horse-drawn goods, 1872.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;                              &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:78%;"  &gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de son désordre...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/explosion_boiler.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/explosion_boiler.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:85%;"  &gt;&lt;strong&gt;Boiler explosion in a Manchester factory, July 1867.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;                              &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:78%;"  &gt;&lt;em&gt;[Boiler Insurance Company Report/Longridge (1868)]&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:78%;"  &gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:78%;"  &gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;Longtemps, l'accident du travail fut imputé à l'ouvrier. Longtemps on considéra que l'accident était le fruit de sa faute, de son erreur, de son inatention, de sa maladresse... à moins qu'il ne prouve qu'il y avait faute de son patron...&lt;br /&gt;La multiplication des explosions des machines à vapeur, dans la seconde moitié du XIXe siècle, interrogea juristes et députés.&lt;br /&gt;Comment incriminer l'ouvrier ?&lt;br /&gt;Le Droit évolua vers une notion essentielle, celle différente de la "faute", de responsabilité globale de l'entrepreneur, de responsabilité inhérente à l'entreprise, par le risque qu'elle faisait courir à l'ouvrier, en le mettant en relation avec les machines.&lt;br /&gt;Ce faisant, les juristes ouvraient la porte au Droit social, distinct en nature du Droit privé (le droit commun, le droit des particuliers) et du Droit public (le droit "exhorbitant" relatif à la puissance publique). Ils ouvraient aussi la porte à la théorie de l'institution et à la "&lt;a href="http://www2.blogger.com/latts.cnrs.fr/site/tele/rep1/hauriou.doc?PHPSESSID=56cab4a7495b241bdfce204188ac25eb"&gt;représentation du service public comme modalité particulière de la puissance publique&lt;/a&gt;". &lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les entrepreneurs prirent l'habitude de se protéger en souscrivant à des assurances. Les plus éclairés (ou les moins désireux de voir la puissance publique s'immiscer dans leur affaires, un  vieux fantasme patronal)  s'étaient auparavant engagés dans des Comités de surveillance des machines à vapeur ( ex. : fondation en 1866  de l'&lt;a href="http://www.sim.asso.fr/historiq.html"&gt;Association   Alsacienne des Propriétaires d'Appareils à Vapeur&lt;/a&gt;) .&lt;br /&gt;Et les ouvriers (ou leurs veuves, ou leurs enfants) purent enfin être indemnisés . &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Pouring_hot-metal.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/Pouring_hot-metal.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(Indispensable sur ce sujet : François Ewald, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Histoire de l'Etat providence. Les origines de la solidarité&lt;/span&gt;, Grasset 1986, Rééd. Livre de Poche, "Biblio. Essais", 1996)&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:78%;"  &gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114444851351803078?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.imeche.org.uk/gallery/choosecard.asp?picSubject=F#anchor' title='Techno- Logies (1)'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114444851351803078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114444851351803078&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114444851351803078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114444851351803078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/04/techno-logies-1.html' title='Techno- Logies (1)'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114375864341341808</id><published>2006-03-31T00:38:00.000+02:00</published><updated>2006-12-25T15:01:42.958+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Plus de français pour les brevets ?</title><content type='html'>Quelques mots qui paraîtront exotiques, en ces temps de remuage de la démocratie, mais j'y tiens.&lt;br /&gt;Anecdote ? Pas vraiment... Symptôme ? Sûrement.&lt;br /&gt;Pour connaître l'affaire, il faut lire le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nouvel Economiste&lt;/span&gt;, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Nouvel-Economiste.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 65px; height: 89px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/Nouvel-Economiste.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;qui, entre nous, vaut bien &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Libération.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Transportons-nous donc dans la 31ème année, N° 1337, jeudi 16 mars 2006, page 7, section Economie &amp; Mondialisation, rubrique Géopolitique.&lt;br /&gt;L'article est de Pascal Lorot. Il s'intitule : Alerte, langue française.&lt;br /&gt;Que dit le chapeau ?&lt;br /&gt;"Un amendement, heureusement retiré, a failli imposer l'anglais comme langue unique des brevets. Il faut stopper ces dérives".&lt;br /&gt;Déjà je vous entends goguenarder, à demi-distrait, et sourire du patriotisme économique, ou vitupérer le déclinisme.&lt;br /&gt;Alerte, pourtant. L'adoption par nos élites du vieux slogan : "du passé, faisons table rase" n'est pas sans danger.&lt;br /&gt;L'auteur part d'un constat : de plus en plus d'entreprises françaises imposent à leurs salariés, l'usage de l'anglais, comme langue courante... Pourquoi pas, commente-t-il, si le pragmatisme commande de parler "globbish" comme tout un chacun dans le monde.&lt;br /&gt;Mais il y a des lignes jaunes à ne pas franchir.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://i1.trekearth.com/photos/4894/lignes_jaunes.jpg&amp;imgrefurl=http://www.trekearth.com/gallery/North_America/Canada/photo84100.htm&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;h=650&amp;w=780&amp;amp;sz=136&amp;tbnid=SYbejdDvOQh9zM:&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;tbnh=117&amp;tbnw=141&amp;amp;hl=fr&amp;start=25&amp;amp;prev=/images%3Fq%3D%2522lignes%2Bjaunes%2522%26start%3D20%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official_s%26sa%3DN"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/lignes_jaunes.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Et l'Assemblée nationale a failli en franchir une. Lors de la discussion de la loi sur la recherche, elle a failli voter un amendement visant à ratifier le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_Londres_%28brevet%29"&gt;protocole de Londres&lt;/a&gt;, qui prétend rien moins qu'imposer l'Anglais comme langue unique de rédaction des brevets, en arguant de la rationalité économique.&lt;br /&gt;Quelle importance, direz-vous ?? Aucune, si vous avez pris l'habitude de jeter sans les lire les modes d'emploi rédigés en franglais, sauce traducteur automatique...&lt;br /&gt;Mais pour les PME et TPE qui représentent, je le rappelle, 80% de notre tissu industriel, les conséquences d'une telle décision seraient à terme dramatiques :&lt;br /&gt;1) le coût financier de dépôt d'un brevet est déjà élevé. Adopter le protocole de Londres serait l'accroître du coût de la traduction (qui a voulu payer de ses deniers un traducteur pour ses articles scientifiques, me comprendra...);&lt;br /&gt;2) le coût technique serait plus élevé encore, du fait de la perte de maîtrise de l'expression. L'échange technique, qui tient à la fois et depuis longtemps, bien avant l'invention du brevet, de la transmission et de la protection, s'appuie autant sur la langue que sur le dessin.  Ecrire un brevet, c'est maîtriser son discours, c'est jauger ce qui doit se dire et ce qui peut se taire, c'est évaluer ce qu'on dévoile sans totalement le dévoiler, bref c'est protéger en écrivant et en taisant par le choix des termes et des expressions. Les entrepreneurs au XIXe siècle recouraient à des cabinets d'&lt;a href="http://calenda.revues.org/nouvelle2362.html"&gt;ingénieurs &lt;/a&gt;spécialisés dans cette sorte de rhétorique. Les cabinets Armangaud et Flachat furent parmi les plus célèbres, mais il y en eut &lt;a href="http://www.numilog.com/fiche_livre.asp?id_livre=7290&amp;id_theme=&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;format=3&amp;id_collec=&amp;amp;rubzone=STD"&gt;beaucoup d'autres&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Si de tels cabinets venaient à se mettre en place dans la foulée du protocole de Londres, ils se peupleraient automatiquement de ressortissants de langue anglaise. Cela signifie qu'interdire la rédaction des brevets en français, ou en espagnols, ou en portugais, ou en allemand, ou en russe..., et d'une manière générale, en langue vernaculaire, c'est à terme :&lt;br /&gt;1) acculturer les domaines de production concernés;&lt;br /&gt;2) leur interdire l'accès à leurs propres archives, donc à leur passé technique, à leur propre mémoire technologique. Or, contrairement à ce qu'on pense trop facilement de nos jours (je veux dire : ce que le marketing nous fait penser) innover, ou tout simplement concevoir nécessite de recourir au passé. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.inpi.fr/front/show_rub.php?rub_id=414"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 102px; height: 154px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/guidearchivesINPI.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Car le passé est un réservoir d'idées. Y puiser accroît la faculté de rebondir, favorise la &lt;a href="http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Resilience"&gt;résilience&lt;/a&gt;. Et ce qui vaut pour les individus, vaut pour les sociétés.&lt;br /&gt;Contraindre la rédaction des brevets d'industrie en anglais, c'est encore :&lt;br /&gt;3) appauvrir l'accès des pays non anglophones à la technique;&lt;br /&gt;4) et par contre coup, appauvrir l'accès de tous...&lt;br /&gt;L'on sait, en effet, par l'histoire des techniques, que le  dynamisme, la créativité s'épanouissent dans l'échange, la traduction, l'interprétation. Merci donc à Pascal Lorot de nous avoir informés.  &lt;span&gt;&lt;br /&gt;Et libre à nous d'en apprécier l'enjeu.   &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;... Think different&lt;/span&gt;??&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www2.blogger.com/www.corkscrewnet.com/.../Books/BookKohler.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/BookKohler.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114375864341341808?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114375864341341808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114375864341341808&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114375864341341808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114375864341341808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/03/plus-de-franais-pour-les-brevets.html' title='Plus de français pour les brevets ?'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114246354485485088</id><published>2006-03-15T23:53:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T14:46:57.937+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><title type='text'>Cas de confiance. A qui se fier ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/wlife2.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/wlife2.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/wlife1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/wlife1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/wlife2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/wlife2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A qui se fier ? &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/WondLife.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 198px; height: 153px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/WondLife.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Cette question, Hélène Vérin l’emprunte à un article de Caillé paru dans la revue du MAUSS, 1994 : « A qui se fier ? Confiance, interaction et théorie de jeux », qui interrogeait en substance : «comment expliquer que cette dimension de l’être-ensemble n’ait pas fait plus tôt l’objet d’un traitement explicite, synthétique, systématique et transdisciplinaire ? » et répondait: «  la question ne se posait pas dans le cadre des deux grands modèles explicatifs qui ont dominé les sciences sociales, l’individualisme méthodologique et les divers holismes. C’est l’interactionnisme qui permet de la poser. » Pur essentialisme, objecte Hélène Vérin, puisque cela revient à poser la &lt;span style=""&gt; question &lt;/span&gt;«  non pas dans les raisons qui amènent la question à se poser, mais dans le domaine qui permet de la poser ».&lt;span class="quiz"&gt;&lt;span style="color:red;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Et d’ajouter : « la question de la confiance n’était pas une question, parce qu’elle n’était pas &lt;span style="font-style: italic;"&gt;en&lt;/span&gt; question. »   &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Mais elle accorde à Caillé que la question de la confiance renvoie à la question de l’identité. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et prend pour preuve, la mendicité dans le métro. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Lorsqu’il en appelle à leur générosité des passagers, le mendiant (terme qui ne s’emploie plus) signifie ceci aux passagers : il faut que &lt;b style=""&gt;vous&lt;/b&gt; (les voyageurs) puissiez considérer qu’&lt;b style=""&gt;eux (les mendiants)&lt;/b&gt; se considèrent comme des personnes. « Si vous voulez&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;conserver la confiance publique et continuer à agir selon votre intérêt, alors vous devez m’aider à demeurer une personne. » Non sans une menace sous-jacente exprimée avec subtilité : « je suis (reste) bien une personne puisque je vous fais don de la possibilité d’être donateur (puisque je vous mets en dette) et donc je considère que vous vous considérez comme des personnes. ». En définitive, la question posée ici est la question de l’identité &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/m%3F%3Ftro%20AM.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 239px; height: 179px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/m%3F%3Ftro%20AM.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;: « qui suis-je ?»&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Chacun sait, entend, comprend au ton de la péroraison, la fragilité de la limite entre la menace d’une subversion de la tranquillité publique, la menace d’une irruption de la violence, le principe partagé de l’intérêt bien compris et celui du don partagé. Mieux, pour le donateur, se considérer comme une personne, c’est balancer, c’est admettre qu’il ne sait pas s’il agit par intérêt immédiat, par intérêt à long terme, parce qu’il doit racheter par une aumône sa tranquillité, par agacement, par faiblesse, ou&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;par pure générosité. La seule façon de répondre à cette question,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de répondre au « qui suis-je ? », sauf à se trouver prisonnier, c’est-à-dire assigné unilatéralement à un sort précis, dans un endroit donné, c’est de poser cette autre :  «où suis-je qui ? ». Ce qui suppose des « où ? », c'est-à-dire des cadres. La question centrale est là : qui ne dispose pas d’un jeu suffisant de cadres pour se positionner, ne peut faire émerger en lui la confiance, ni en retour, inspirer confiance. « Ce qui paraît être à l’origine de la confiance, ce n’est pas la nécessité de recourir à un espace particulier : celui de la reproduction de la grande société ; c’est la possibilité pour pouvoir agir, de circuler d’un espace à l’autre tout en demeurant un acteur de ses propres actes». La confiance publique reposerait sur le maintien de découpage en espaces hétérogènes, sur la multiplicité de cadres.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Maurice Halbwachs, dans son ouvrage sur &lt;st1:personname productid="la Mémoire" st="on"&gt;la &lt;a href="http://www.uqac.ca/class/classiques/Halbwachs_maurice/halbwachs.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mémoire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;a href="http://www.uqac.ca/class/classiques/Halbwachs_maurice/halbwachs.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; collective&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, insistait lui aussi sur la nécessité d’une multiplicité de cadres pour que s’instaure une mémoire de groupe, une mémoire publique en somme et que se constitue la conscience d'être de l'individu. Le fait serait-il anthropologique ? Il est historique, en tout cas, et peut s’analyser tel. La confiance, c'est la possibilité de passer d’un cadre de relation à un autre. Pour qu’elle s’établisse, il faut que coexistent de tels cadres, de tels espaces, et que soit clairement posée leur hétérogénéité, leur différence de nature (exemple en politique : droite/gauche…). A l’inverse, refuser à une communauté d’hommes, à un groupe social, à une classe d’âge, l’accès à des cadres hétérogènes (la banlieue, partir faire du ski, entrer à l’Université, le travail en entreprises, voter, etc.), c’est lui interdire la confiance. Confiance en soi,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;confiance dans le voisin, confiance dans &lt;st1:personname productid="la Nation" st="on"&gt;la  Nation&lt;/st1:personname&gt;, etc.. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Le dilemme, c’est que la confiance s’instaure à ce point précis où s’instaure l’hésitation entre agir en connaissances de cause et agir sans savoir quel en est vraiment le motif ni les résultats. « Ce qui nous invite à explorer l’idée suivante : cette marge d’incertitude, cette impossibilité d’assigner décidément un motif discernable et aussi remarquons-le, un effet présumé à l’action est précisément au fondement du lien social, est la source de la confiance prise absolument». Le modèle de la mendicité dans le métro fait donc apparaître trois niveaux de constitution de la confiance : celui de la place assignée, du miroir ; celui des passages d’un cadre à l’autre ; celui de l’incertitude, de la constante mise en question. Mais est-il de bonne politique sans acceptation et gestion de l’incertitude ?&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/it%27sawonderfullifepeople.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 240px; height: 181px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/it%27sawonderfullifepeople.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;L'auteur, ensuite analyse ce qui apparaît de la confiance dans le roman courtois, chez Montaigne, Ignace de Loyola, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/ILoyola.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 138px; height: 233px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/ILoyola.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;et dans le film « La vie est belle »&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;(&lt;a href="http://www.filmsite.org/itsa.html"&gt;&lt;i style=""&gt;It’s a Wonderful Life&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, de Franck Capra, sorti en 1946 ; mais cela vaudrait certainement aussi pour &lt;i style=""&gt;La vita e bella&lt;/i&gt; de Roberto Benigni). Et conclut : « la question que l'on pourrait se poser est celle de l’apparition dans les sciences sociales, de ces fabulettes, de ces scénarios épurés qui sont des expériences de pensée où la question de la confiance devient la pierre de touche de la validité de l’hypothèse théorique, voire de l’abstraction théorique. Elles révèlent l’insuffisance de toute détermination unilatérale de l’individu par l’intérêt dit rationnel. Ce que notre détour peut faire voir aussi, c’est que le seul recours à la notion positive de personne ou de don partagé dans la confiance est insuffisant ou peut-être dangereux. Que ce qui demeure énigmatique dans la solution par le « nous avons plusieurs&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;vies » est la condition de possibilité du passage de l’intérêt à la confiance. Que ce qui demeure incompréhensible ou contradictoire ou insupportable c’est que nous puissions être à la fois calculateurs et confiants et que l’intérêt égoïste le plus indifférent au lien social puisse faire « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la cousture de notre liaison&lt;/span&gt; », comme l’écrit Montaigne qui finit par se réfugier dans une sorte de psychologie différentielle, alors très en vogue.» Autrement dit, la confiance comme question renvoie à une anthropologie. « Il faudrait cependant faire un pas de plus dans ce que j’ai ébauché : dégager d’autres schème de rétablissement de la confiance. J’ai essayé de montrer comment fonctionne le plus archaïque et le plus vivace peut-être, celui qui s’incarne dans le déroulement linéaire de la narration d’une quête… ». &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Affaire à suivre, donc. Espérons-le, du moins… &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/confiance.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 145px; height: 231px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/confiance.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;«  Jalons pour une histoire de la confiance » in &lt;a href="http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;amp;no=7681"&gt;Laufer, R. et M. Orillard (dir.), La confiance en question, L’Harmattan, coll. Logiques sociales, 2000, p. 37-57&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114246354485485088?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.numilog.com/package/extraits_pdf/e2626.pdf' title='Cas de confiance. A qui se fier ?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114246354485485088/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114246354485485088&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114246354485485088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114246354485485088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/03/cas-de-confiance-qui-se-fier.html' title='Cas de confiance. A qui se fier ?'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114220746368836839</id><published>2006-03-13T00:45:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T14:44:42.072+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flâneries'/><title type='text'>Les voyageurs de troisième classe</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/093rdcla.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/400/093rdcla.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hommes, femmes, enfants...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bnpparibas.com/fr/actualite/mecenat.asp?Code=NAID-6CHHG3"&gt;Daumier&lt;/a&gt;, tout simplement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114220746368836839?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114220746368836839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114220746368836839&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114220746368836839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114220746368836839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/03/les-voyageurs-de-troisime-classe.html' title='Les voyageurs de troisième classe'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114219846307130052</id><published>2006-03-12T21:48:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T15:02:36.884+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Blogologie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/temps-modernes.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/temps-modernes.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Merci à France-Culture d'avoir présenté ce tout jeune blog ! La "&lt;a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/presentation"&gt;Nouvelle Fabrique de l'Histoire&lt;/a&gt;" est une belle émission, alerte et intelligente, comme cette radio sait les faire et les produire. J'ai souvenir encore des excellents "Cabinets de curiosités"&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/cabinet.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 233px; height: 177px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/cabinet.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;, et de l'Agora de Gilles Lapouge, qui furent de beaux moments, tout comme l'est d'ailleurs "&lt;a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/rde/index.php"&gt;Rue des Entrepreneurs&lt;/a&gt;", sur France Inter...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et comme une présentation vaut bien une introspection... J'en ai profité pour me demander ce que m'avait apporté de "bloguer".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Un premier plaisir d'abord : celui d'un travail d'écriture dégagé des contraintes académiques. Je dis "travail" car pour chacun de ces textes, j'écris j'entre dans le mode "previewe, je reviens, je modifie, j'ajuste, j'ajuste le sens aux mots, les mots au sens; j'hésite et je décide. Bref,  chaque ligne est travaillée autant que pour un article ou un livre. Mais l'écriture est autre, dégagée de l'obligation de s'exprimer dans le domaine strict de compétences, dégagée aussi des contraintes rhétoriques et éditoriales, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/medium_carcan.3.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 106px; height: 112px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/medium_carcan.3.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;dont il faut bien convenir qu'elles sont des plus en plus lourdes. Ah ! la dictature du correcteur... celui qui compte mieux que vous, et réduit votre vocabulaire à la version abrégée du Robert...  Mais qui vous fait courrir après tous les prénoms des personnages historiques que vous avez eu le malheur de citer...&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Un autre plaisir ensuite, commun, je crois, à toute personne qui blogue , celui de la relation texte-image, de la relation texte - mise en page (pas toujours facile à maîtriser sur "blogger", mais bon...). Le plaisir d'agrémenter et de créer un lien, d'instiller du sens d'une autre manière, de suggérer, de jouer avec l'analogie, dont la puissance de démonstration est grande, de cette puissance que possède le roman et la poésie et que les sciences "humaines" (dites-moi ce que sont les "sciences inhumaines"?) se refusent. Rien de tel que le quantitatif pour prouver, pour garantir et donner de la certitude, n'est-ce pas ?&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Une compréhension plus fine de la relation à l'immédiateté. Parmi les colères qui m'agite, il y a que la presse a cessé d'exister, que les médias sont devenus des outils à réagir, des excitateurs d'affect et non une matière à penser, un révélateur d'opinion. Et voilà, que dans les premières semaines, je me suis prise à chercher incessamment"sur quoi bloguer". Erreur fatale. Du coup, j'ai compris combien il était difficile d'éviter la &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=2924567715;"&gt;frénésie &lt;/a&gt;à qui pensait exclusivement dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tempo &lt;/span&gt;de &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/temps-modernes.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 149px; height: 110px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/temps-modernes.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; l'évènement.  Serions-nous passés de la société d'abondance à la société d'incontinence ? Incontinence affective, verbale, visuelle, motrice, vestimentaire... J'ai décidé de pratiquer l'éloignement, le détour.  Et je n'en blogue que mieux.   &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114219846307130052?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114219846307130052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114219846307130052&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114219846307130052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114219846307130052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/03/blogologie.html' title='Blogologie'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-114038804939870583</id><published>2006-02-19T23:18:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T14:45:17.429+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flâneries'/><title type='text'>Sysley et les scieurs</title><content type='html'>&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Les scieurs de long&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Sysley4.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/400/Sysley4.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vus par Sysley, 1876&lt;br /&gt;Cueilli au Petit-Palais (avec reflet...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Ouvrier à la scierie Dubot&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/ouvrier_dans_scierie_dubot_HM.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/400/ouvrier_dans_scierie_dubot_HM.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;vu par le "pays des Combrailles", de nos jours&lt;br /&gt;Cueilli sur le web...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-114038804939870583?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/114038804939870583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=114038804939870583&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114038804939870583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/114038804939870583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/02/sysley-et-les-scieurs.html' title='Sysley et les scieurs'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-113916959107617218</id><published>2006-02-05T20:48:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T15:03:32.476+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flâneries'/><title type='text'>Bleu, Blanc, Jaune again...</title><content type='html'>&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a href="http://monclioblog.blogspot.com/2006_01_01_monclioblog_archive.html"&gt;Contre-épreuve&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;...&lt;/span&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/PTT2.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/PTT2.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Plume avait raison :&lt;br /&gt;Urbi et Orbi...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/PTT1.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/PTT1.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;....&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; chacun de sa maison.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-113916959107617218?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/113916959107617218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=113916959107617218&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113916959107617218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113916959107617218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/02/bleu-blanc-jaune-again.html' title='Bleu, Blanc, Jaune again...'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-113901206954929029</id><published>2006-02-04T01:09:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T14:46:15.336+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><title type='text'>Nice Work dans les 80s ?</title><content type='html'>Ne me demandez pas pourquoi les éditeurs ont appelé ce livre "Jeu de société". Ou plutôt si : demandez-le. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nice Work&lt;/span&gt;, son vrai titre, donne en Français : "Chouette boulot" ou "Joli travail"... Difficile à assumer en pleine crise, en 1990, pour un éditeur même quand l'auteur est David Lodge!&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Lodge4.1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/Lodge4.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Découverte en complément : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nice Work&lt;/span&gt;, publié en 1988 a été traduit presque aussitôt en Français, tandis qu'il a fallu attendre sept ans pour avoir arriver &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Small Word&lt;/span&gt;, "Un tout petit monde", sorti en Grande-Bretagne en... 1984.  Bug éditorial ?? Les deux ouvrages n'ont pas eu la même fortune...&lt;br /&gt;L'auteur ! L'auteur.... &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Lodge-portrait.2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/Lodge-portrait.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Savez-vous qu'en demandant "Philippe Swallow" sur Google, l'un des personnages principaux de la trilogie, vous obtenez presque autant de réponses qu'en demandant David Lodge ? Pas sur Google-image bien sûr, vérification sans doute de l'adage Robyn Penrose (l'universitaire)-Derrida : "Il n'y a pas de hors-texte".&lt;br /&gt;Mais là j'objecte, et tant pis pour Derrida : s'il n'y avait pas de hors-texte, il n'y aurait pas d'historiens... dont le travail est moins de fixer la morale du monde que de comprendre son passé. Et lorsque de mots, il ne reste que le texte, lorsque l'historien a peu d'images et pas de parole... il mesure le poids du manque. Comment analyser l'absence, comment décrypter ce qui ne passe plus, parce que c'est passé, parce que cela ne fait plus évidence, parce que l'évident s'est déplacée...?&lt;br /&gt;Le postulat de l'histoire, tard venu il est vrai, et le fruit de l'approche scientifique, c'est qu'il n'est d'énoncé sans hors-texte, sans implicite. Il n'est d'énoncé sans un non-dit qui permette l'échange et le favorise, qui lui procure richesse et économie, lui confère son dynamisme, ses accords, ententes, malentendus, rebonds, son inventivité. Passons...&lt;br /&gt;Laissons aussi ceux qui aimerait que l'histoire, tel l'inconscient, ne soit qu'un langage... (Un historique ?) Cela ferait d'eux des grammairiens...&lt;br /&gt;Ah, la grammaire des faits... Doux fantasme. ..&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Mais je m'égare. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/artisan.3.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/artisan.2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span&gt;Retour vers &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nice Work&lt;/span&gt; donc.&lt;br /&gt;Lectrice, j'ai suivi avec plaisir Lodge dans son humour, cette manière incomparable qu'il a de mener ses personnages, de tenir l'intrigue.&lt;br /&gt;Historienne, j'ai aimé ce "roman vrai". Lodge en effet, joue a entremêler deux sociétés, deux mondes qui s'ignorent, voire se méprisent cordialement, même en Grande-Bretagne, l'Entreprise et l'Université : voilà pour le roman. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Lodge4.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/Lodge4.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il décrit avec précision leurs difficultés. Des difficultés analogues dans leurs effets : restrictions budgétaires, travail au moins disant, rationalisation, chômage, surtravail; identiques dans leurs causes : crise économique, déclin : voilà pour la réalité.&lt;br /&gt;Son respect est grand, des faits, des personnages, du lecteur. Sans jamais céder au pessimisme, encore moins au cynisme, il brocarde plaisamment et avec justesse les discours "déconstructivistes", "derridiens" des universitaires, le pragmatisme à courte vue des directeurs d'usine, se moque élégamment des travers culturels de chacun, au bureau, à l'usine, dans les séminaires de recherche, au bureau.&lt;br /&gt;Cette mise en scène allègre et triste à la fois, des années 1980, décennie du naufrage de la grande industrie européenne, donne à voir l'ambiguité de ce qu'on appelle le patrimoine industriel...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: 36pt; margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;"Il n'y a rien de plus sinistre qu'une usine fermée. Vic Wilcox &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;(l'industriel, nda)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt; en sait quelque chose, lu qui autrefois, a eu à superviser la fermeture de l'une d'entre elles. Une usine trouve son énergie dans son activité même, dans la pulsation et la plainte de ses machines, dans le fracas du métal, dans le flux et le reflux de ses ouvriers qui prennent la relève, dans le sifflement des freins pneumatiques et le grognement des locomotives diesels qui reçoivent à un bout leurs wagons pleins de matières premières et expédient à l'autre bout les produits finis. Quand on arrête tout cela, quand la place est vide et silencieuse, tout ce qui reste c'est un immense &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;hangar &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span 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et déprimant. 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&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Enfin, il faut espérer que ça n'arrivera jamais chez Pringle, comme on dit. Il faut espérer."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:10;" &gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt; 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poche, p. 37)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: 36pt; margin-left: 36pt; text-align: left;"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Et cette description incomparable et drôle du complexe technique de la bouilloire &lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/bouilloire1.1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/bouilloire1.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;vaut définition assurément :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt; 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class="MsoNormal" style="margin-right: 36pt; margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:10;" &gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;"La ménagère, quand elle allume sa bouilloire électrique pour se faire une autre tasse de thé, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:10;" &gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;ne se soucie pas des innombrables opérations complexes qui ont rendu possible cet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:10;" &gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;te opération simple : la construction et l'entretien de la centrale qui produit l'électricité, l'extraction du charbon ou du pétrole pour alimenter les générateurs, la pose de kilomètres de câbles pour transporter le courant jusque chez elle, l'extraction, la fonte et le façonnage du minerai ou de la bauxite pour faire les tôles d'acier ou d'aluminium, le découpage, l'emboutissage et la soudure du métal pour faire la coque, le bec et la poignée de la bouilloire, l'assemblage de ces parties avec des dizaines d'autres pièces - la résistance électrique, les vis, les écrous, les boulons, les rondelles, les rivets, les fils, les ressorts, le caoutchouc d'isolation, les garnitures plastiques; ensuite, l'emballage de la bouilloire, la publicité de la bouilloire, sa mise en vente chez les grossistes et les détaillants, son transport jusqu'à des entrepôts et des magasins, le calcul du prix, et la répartition de la valeur ajoutée entre toute une myriade de gens et d'agents impliqués dans sa production et sa circulation. La ménagère ne songeait jamais à tout ça en allumant sa bouilloire. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:10;" &gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Robyn non plus d'ailleurs, jusqu'à présent, et, avant d'avoir connu Vic Wilcox, il ne lui serait jamais venu à l'idée d'y penser.. Mais qu'est-ce que ça changeait d'y penser ? C'était une autre affaire. Il était difficile de dire si le système qui produisait la bouilloire était un miracle d'ingéniosité et de coopération humaines ou une perte d'énergie humaine et naturelle. Est-ce que nous serions plus heureux si nous faisions bouillir notre eau dans un pot suspendu au-dessus d'un feu de bois ? Ou bien la facilité avec laquelle on faisait tout cela en appuyant sur un bouton libérait-elle les hommes et plus spécialement les femmes de tout travail servile et leur permettait-elle de devenir des critiques littéraires ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/bouilloire2.1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/bouilloire2.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;" &gt;Une formule, tirée des &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Temps difficiles&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;et qu'elle avait tendance à citer dans ses cours avec un brin d'ironie, mais qu'elle commençait à prendre avec plus d'indulgence ces temps derniers, lui vient à l'esprit : "Quel embrouillamini, tout ça". Elle renonça à résoudre l'énigme et accepta l'autre tasse de café que lui tendait son hôtesse.&lt;/span&gt;" (Rivages Poche, p. 287-288)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;    Cela dit, lecteur, si tu cherches en la création littéraire un aliment à ta capacité d'invectiver, passe ton chemin.&lt;br /&gt;Mais si tu penses en historien du "goujatisme", ce "néo-déconstructionnisme" qui fait du cynisme goujat la forme la plus achevée de la création littéraire, en même temps qu'un étendard de la séduction, tu y trouveras de quoi alimenter ta recherche des origines. Je ne suivrai pas Jean-Louis Harouel (Club de l'Horloge) dans la dénonciation très droitière qu'il fait du rôle joué par le nihilisme intellectuel des années 80-90. L'historien a mieux à faire qu'à jouer les idéologues. Déjouer justement, pour armer et construire. &lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;La grande crise qui frappa la fin du XIXe siècle, la crise des années 1890, enfanta la xénophobie, la violence civile puis la guerre. Mais d'elle, naquirent aussi la sociologie et le droit social. L'oeuvre de David Lodge montre combien les années 80 furent celles de "l'embrouillamini".&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/bouilloire2.1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/bouilloire2.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-113901206954929029?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/113901206954929029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=113901206954929029&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113901206954929029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113901206954929029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/02/nice-work-dans-les-80s_04.html' title='Nice Work dans les 80s ?'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-113794628940850095</id><published>2006-01-22T17:10:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T14:42:57.851+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Expositions'/><title type='text'>Rouge Balzac, Noir Lennon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/pc-picasso-balzac-2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/pc-picasso-balzac-2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/af_Lennon.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/af_Lennon.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/pc-picasso-balzac-1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/pc-picasso-balzac-1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Prenez un dimanche après-midi,&lt;br /&gt;de préférence gris,&lt;br /&gt;de préférence à Paris.&lt;br /&gt;Ajoutez-y deux ballades.&lt;br /&gt;Entrez.&lt;br /&gt;A Passy, observez un immeuble Perret&lt;br /&gt;dont le béton s'effrite et livre ses tringles d'acier.&lt;br /&gt;A La Villette, franchissez le vide silencieux de l'eau encanalisée.&lt;br /&gt;Faites la queue, payez,&lt;br /&gt;Balzac travaillait la nuit pour échapper au bruit des voisins.&lt;br /&gt;Lennon ? Vous verrez sa guitare, visiterez son studio,&lt;br /&gt;sa vie affichée au fil des pas, au fil des vidéos, des diapos,&lt;br /&gt;et des fausses cabines téléphoniques,&lt;br /&gt;on vous expliquera les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;seventies,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;de la révolte aux disputes,&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; vous l'entendrez chanter,&lt;br /&gt;et vous jetterez un mot dans l'arbre aux idées.&lt;br /&gt;Culte ? Non. Mais une mise en scène qui use des mêmes procédés&lt;br /&gt;Basculez. "De la plume à l'écran. Balzac en trois D".&lt;br /&gt;Jeu de glaces et de vidéos dans la maison feutrée,&lt;br /&gt;Beauté des phrases qui décrivent un XIXe siècle sordide et sévère, la misère en recherche de dignité de classes moyennes  au sort mal assuré, dont le destin pouvait basculer avec brutalité. Et la mécanique des médias : "peut-on présenter   une histoire d’amour au cinéma avec une héroïne ayant « la   tête énorme, le front masculin », le nez « un peu trop   fort », le velouté de la peau détruit par une petite vérole   ?" interroge l'exposition.&lt;br /&gt;"L'infidélité est-elle inévitable pour passer du monde romanesque à la troisième dimension?"&lt;br /&gt;Puis vous vous étonnerez du pouvoir que donne la 3D de suivre l'auteur lorsqu'il vivait par la pensée dans la Pension Vauquer...&lt;br /&gt;L'actualité d'une oeuvre, conclut l'exposition, réside dans sa capacité à inspirer de nouvelles créations....&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/pc-picasso-balzac-8.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 101px; height: 142px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/pc-picasso-balzac-8.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/pc-picasso-balzac-6.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 103px; height: 143px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/pc-picasso-balzac-6.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/af_Lennon.1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 101px; height: 149px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/af_Lennon.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-113794628940850095?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.v2asp.paris.fr/musees/balzac/historique_expositions/3D/3D3.htm' title='Rouge Balzac, Noir Lennon'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/113794628940850095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=113794628940850095&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113794628940850095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113794628940850095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/01/rouge-balzac-noir-lennon.html' title='Rouge Balzac, Noir Lennon'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-113745758228459948</id><published>2006-01-17T01:17:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T14:38:35.568+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flâneries'/><title type='text'>Bleu, Blanc, Jaune</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/BAL2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/400/BAL2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/BAL1.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/BAL1.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ces fractures anciennes,&lt;br /&gt;vieillies,&lt;br /&gt;- opérantes ?-&lt;br /&gt;dont les objets gardent traces...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/BAL2.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/BAL2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-113745758228459948?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/113745758228459948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=113745758228459948&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113745758228459948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113745758228459948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/01/bleu-blanc-jaune.html' title='Bleu, Blanc, Jaune'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-113726781311550578</id><published>2006-01-14T20:43:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T14:48:12.112+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colères'/><title type='text'>Identité : la mise en carte...</title><content type='html'>&lt;i style=""&gt;&lt;u&gt;Dimanche, chez elle&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;C'était pour sa 4ème carte d'identité.&lt;br /&gt;Celle d'une nouvelle décennie, la carte d'identité de ses cinquante ans.Cela aurait pu se fêter : une nouvelle mairie, elle venait de déménager, un nouvelle vie, elle venait d'emménager, une nouvelle carte, cette petite carte en plastique bleue que ses enfants avaient déjà, quelque chose d'un peu neuf, au lieu de la petite page cartonnée de couleur jaunâtre qui l'avait accompagnée depuis son enfance,&lt;br /&gt;cette petite page cartonnée revêtue d'un timbre fiscal, avec au dos, les changements d'adresse que personne ne remplissait jamais, et sur la page centrale, la mention de son nom, de sa taille, 1m69, de la couleur de ses yeux, bleus, noirs, marrons, gris, pers, la mention de ses signes distinctifs : néant, rien, copie conforme de l’humain indistinct, sauf la photo à gauche en bas, la signature ratée au milieu, et les lignes de l'index posées en négatif en bas à droite.&lt;br /&gt;Bref, la carte d'identité.&lt;i style=""&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;u&gt;Lundi, mairie &lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Au rez-de-chaussée, elle pousse la porte, entre dans le bureau. Soulagement : Il n’y a pas trop de monde. Patience, c’est son tour. Sourire. Elle explique. La jeune femme lui tend le formulaire. Elle, heureuse :&lt;br /&gt;- Je vais le remplir tout de suite, je crois que j'ai tout.&lt;br /&gt;- Vous avez vos photos ?&lt;br /&gt;- Oui&lt;br /&gt;- Votre justificatif de domicile ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Le livret de famille de vos parents ??&lt;br /&gt;Silence stupéfait. Pire : effondrement. Trente années d'existence dûment assumée effacées d'un coup. La voilà mise en minorité, ramenée à un statut d'enfant, elle majeure depuis quatre décennies... Elle qui s'est mariée, qui a eu des enfants, qui les a élevés, qui les a aidés à entrer dans la vie professionnelle, dans la vie tout court, qui en a fait des citoyens; elle qui a exercé plusieurs métiers; qui a voté, revoté, voté, revoté; qui a assumé des responsabilités, qui en assume encore... là voilà, comme à ses quatorze ans, comme lorsqu'elle passait le BEPC sommée de fournir le livret de famille de ses parents ! Elle éloigne péniblement cette sensation blessante &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et s'oblige à rester calme.&lt;br /&gt;- Là, j'avoue que non. Et il m’est impossible de l’avoir.&lt;br /&gt;- Alors, il faut un acte de naissance.&lt;br /&gt;Tout est dit. Elle ramasse ses affaires, prend le formulaire, et rentre chez elle, confusément en colère.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;u&gt;Le samedi matin, chez elle&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Une lettre, une case, une case, une lettre : elle remplit le formulaire avec attention. Comme toujours, elle a peur de se tromper, de faire un raté.&lt;br /&gt;Elle relit les explications. Il est demandé de fournir « son livret de famille revu » ou « un acte de naissance » ou « le livret de famille des parents ». Soulagement : la fonctionnaire s'est trompée, sûrement. Comme les deux dernières fois, comme toujours, elle peut comparer puisqu’il lui reste un vieux formulaire, une vieille demande délaissée, le livret de famille suffit, c'est certain.  Donc, elle peut y aller. Et pour plus de sécurité, elle prend avec elle sa carte bleu/blanc/rouge de fonctionnaire, et son certificat de nationalité.   &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;u&gt;Le samedi matin, mairie&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Déterminée, elle entre dans le bureau du fond, celui auquel on accède lorsque les formulaires sont remplis. Très bien : la salle est vide. C'est son tour, elle prend place, donne tous ses papiers...&lt;br /&gt;Et se fait ramasser...&lt;br /&gt;- Mais cela ne va pas. Où est votre acte de naissance ?&lt;br /&gt;- Il n'y en a pas besoin, voyons. Vous avez  mon livret de famille.&lt;br /&gt;&lt;!--[endif]--&gt;- Ça ne suffit pas. Il me faut un papier avec le lieu de naissance de votre mère.&lt;br /&gt;&lt;!--[endif]--&gt;- Mais vous avez mon certificat de nationalité, avec l’acte de naissance de mon père.&lt;br /&gt;- Que voulez-vous que j'en fasse ? Je n’en ai pas besoin. Ce qu’il me faut c’est le lieu de naissance de votre mère.&lt;br /&gt;Là, elle craque.&lt;br /&gt;- Ecoutez : j'en suis à ma quatrième carte d’identité.&lt;br /&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Oui, mais maintenant, c’est une carte d’identité sécurisée. Donc, on vérifie tout.&lt;br /&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Mais alors, qu’est-ce qu’on me demandera dans dix ans, pour ma cinquième carte ? L’acte de naissance de mes grands-parents ?&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Personne jamais ne s’est plaint de cela. Vous êtes la seule. Regardez le jeune homme à côté. Il ne dit rien.&lt;br /&gt;Non, le jeune homme à côté ne dit rien. Le scandale qu’elle est en train de faire,  l’amuse.&lt;br /&gt;Elle finit par céder, après avoir longuement protesté, invoqué jusqu'à la constitution, s’excuse, remercie la fonctionnaire. Et repart son dossier sous le bras, branche l’ADSL et, par internet, demande deux actes de naissance, l'un pour sa nouvelle carte d'identité, l'autre pour faire compléter son livret de famille, y porter le lieu de naissance de son père et de sa mère.&lt;br /&gt;PLus tard, elle repensera aux caméras qui, dans le bureau, placidement, filmaient la scène…&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                       &lt;i style=""&gt;&lt;u&gt;Quelques semaines après&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;u&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Courrier un matin : ce sont les actes de naissance. Elle les glisse dans son dossier, prend le tout, et repart, vaille que vaille, décidée à ne plus rien dire. De nouveau la mairie, de nouveau le bureau, la porte, les chaises, pas grand monde, on l’appelle, numéro ?? Elle se lève, donne son dossier.&lt;br /&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Ah oui, mais dites, il n’est pas question de vous appeler Anne-F.&lt;br /&gt;Effondrement, de nouveau. Plus profond encore. Comme une atteinte à l'essentiel. Elle en tremble.&lt;br /&gt;- Pourquoi cela ?&lt;br /&gt;- Parce qu’il est marqué sur l’acte de naissance Anne, F. Donc, Anne-F, c’est une erreur…&lt;br /&gt;- Ecoutez, cela fait 54 ans que je m’appelle ainsi. C’est mon prénom. Le prénom que m'ont donné mes parents. Qu’est-ce qu’il faut que je vous amène pour vous le prouver mon acte de baptême ???&lt;br /&gt;- La nouvelle carte, cela sert à rectifier. C’est tout. C'est comme ça. Votre carte sera là à partir du 10 janvier. Vous donnerez ce papier pour la récupérer.&lt;br /&gt;On lui tend un papier avec son nom et son prénom, enfin son prénom administratif, son prénom rectifié… Elle sort ulcérée, tremblante, étonnée aussi de se sentir à ce point dépossédée de ce qu’elle a de plus profond, du droit de ses parents à la nommer...&lt;br /&gt;A peine calmée, elle passe à l'autre bureau, non plus celui de la police, mais celui de l'état-civil, prend son numéro, patiente, sonnerie, numéro??, c'est le sien.&lt;br /&gt;- Bonjour, je viens pour faire rectifier mon livret de famille.&lt;br /&gt;Elle tend son livret de famille et son acte de naissance.&lt;br /&gt;- Qu'est-ce que vous voulez que je fasse avec ça ?&lt;br /&gt;- Que vous y mentionniez le lieu de naissance de mon père et de ma mère.&lt;br /&gt;- Mais ça ne se fait pas. ça ne se marque pas sur le livret de famille...&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Epilogue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce n'était pas à Prague, à l'époque de Kafka.&lt;br /&gt;Ce n'était pas en l'Allemagne dans les années 1930...&lt;br /&gt;C'est dans ce beau pays,&lt;br /&gt;notre République, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Res publica&lt;/span&gt;,&lt;br /&gt;qu'on appelle si facilement état français.&lt;br /&gt;état français... comme Vichy...&lt;br /&gt;A la majuscule près.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-113726781311550578?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/113726781311550578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=113726781311550578&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113726781311550578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113726781311550578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/01/identit-la-mise-en-carte.html' title='Identité : la mise en carte...'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-113726774668471662</id><published>2006-01-14T20:41:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T14:52:47.351+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><title type='text'>Les Grecs croyaient-il au progrès ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/L%27invention_de_l%27histoire-politique.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/L%27invention_de_l%27histoire-politique.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On trouvera dans l'ouvrage récent de Jacqueline de Romilly, &lt;i style=""&gt;L'invention de l'histoire politique&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt; chez Thucydide&lt;/i&gt;, un excellent article sur l'idée de progrès chez les Grecs. La langue est superbe, et l’argumentation nuancée autant que rigoureuse, qui envisage successivement l’idée de progrès au V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, l’idée de progrès dans l’œuvre de Thucydide, Thucydide et la crise de l’idée de progrès. L’historien, en son œuvre, reflète "une sorte d’aventure intellectuelle qui serait celle du V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle."&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D’emblée, l’auteur fixe les limites de son étude. Les Grecs, précise-t-elle, "n'ont jamais senti le temps comme une perspective ascendante ouverte aux créations humaines. Le monde était pour eux essentiellement stable". Et s'ils parlaient d'évolution, c’était en termes de décadence. Décadence, depuis cet âge d’or décrit par Hésiode, "le premier des textes littéraires relatifs à l’histoire de l’humanité". Un thème qui a jalonné la pensée ancienne, de Platon à Virgile.  A une exception près : le V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;font-size:85%;" &gt;&lt;blockquote&gt;« Le V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle change tout, remue tout ; et l'écho de ces découvertes se fait sentir chez presque tous ses représentants…Peut-être est-ce l'élan de la victoire remportée sur les Mèdes, et la joie d'une cité dont la puissance s'épanouit. En tout cas la littérature athénienne au Ve siècle, s'émerveille tout à coup devant les richesses étonnantes de la civilisation humaine. Il y a, éparses chez les auteurs, de nombreuses notations relatives aux inventions et aux inventeurs de tout ce qui constitue la civilisation : il y a aussi l'idée de ces inventions formant un tout, une suite. Et par contrecoup, mesurant le progrès accompli, les auteurs n'ont pas de couleurs trop noires pour évoquer les premiers âges humains. » (p. 42)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;L’idée de progrès au V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/ico%204.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/ico%204.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au Ve siècle, le thème émerge de la misère des temps anciens, des temps décrits en termes de confusion de bestialité et de vie disséminée. La présence de développement similaire chez un peu tous les penseurs, démontre l'existence d'un courant de pensée et d'une mode. Ainsi, l'auteur du traité hippocratique sur l'&lt;i style=""&gt;Ancienne médecine&lt;/i&gt; qui pourtant refusait les innovations de nombreux médecins contemporains, parle constamment de recherches, d'inventions, de découvertes : "la façon de vivre actuelle, on ne l'a découverte et élaborée selon moi, que dans un longue période de temps." (p. 45)&lt;br /&gt;Un tel renversement de pensée n’est pas né de rien. On connaît le Prométhée. Le modernisme de la tirade d'Eschyle sur les inventions "est si extraordinaire qu'il a été parmi les raisons invoquées contre l'authenticité de la pièce. Toutes les inventions de la civilisation surgissent au cours de cette longue tirade, où se répète le mot &lt;i style=""&gt;technè&lt;/i&gt;, qui fournit la conclusion." (p. 43)&lt;br /&gt;S'agit-il de progrès ? Pas exactement. D’une part, la plupart des textes évoquent les diverses inventions sans les situer dans une suite chronologique. La civilisation représente simplement une acquisition heureuse et s'oppose à l'état de misère initiale. D’autre part, la question à résoudre fut d'expliquer comment l'homme passa au stade de la civilisation. Effet du don divin ? De Prométhée ? De l'homme seul ? Les éléments d'une doctrine cohérente reliant de façon logique et rigoureuse la misère initiale et les progrès pratiques se dégagent chez les auteurs « plus philosophes ». Protagoras, le premier, questionna : Aux temps anciens, les hommes étaient "comme des bêtes". D’où vient qu’ils n’en étaient pas  et : comment sont-ils passés d’un état d’infériorité à un état de supériorité ? Anaxagore, déjà, expliquait la supériorité de l'homme sur les animaux par la possession de l'expérience, de la mémoire, de l'habileté et de la &lt;i style=""&gt;technè&lt;/i&gt;. En cela, sans doute, il influença Protagoras. (p. 50)&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/ico%205.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/ico%205.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La version présentée par Diodore y ajoute l’aiguillon du besoin : "Dans l'ensemble le besoin a été pour les hommes l'instigateur de tout". (p. 52) Les hommes se réunissent « instruits par l'intérêt et à cause de la crainte. Les cités, le langage, les techniques : tout naît ainsi. Parmi les auteurs de ce siècle ont su gérer ou préparer la théorie selon laquelle tout progrès s'explique de façon rationnelle par l'action du besoin. Dans l’&lt;i style=""&gt;Ancienne Médecine&lt;/i&gt;, l’auteur du traité pose un principe similaire : "En fait, c’est la nécessité elle-même qui a fait que les hommes ont cherché et découvert la médecine". Et Platon, "qui n'a guère de tendresse ni pour le progrès technique ni pour les explications matérialistes, adopte néanmoins au livre II de &lt;st1:personname productid="la R￩publique" st="on"&gt;la &lt;i style=""&gt;République&lt;/i&gt;&lt;/st1:personname&gt; une interprétation matérialiste de la naissance des cités qu'il attribue intégralement à l'effet du besoin." (p. 53-54)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;L’idée de progrès chez Thucydide&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Thucydide témoigne de ce courant de pensée matérialiste, en même temps qu’il témoigne de la manière dont cette pensée évolua. Jacqueline de Romilly compare de ce point de vue l’&lt;i style=""&gt;Archéologie&lt;/i&gt; et &lt;st1:personname productid="la Guerre" st="on"&gt;la &lt;i style=""&gt;Guerre&lt;/i&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;i style=""&gt; du Péloponnèse&lt;/i&gt;. Pour l’&lt;i style=""&gt;Archéologie&lt;/i&gt;, "le problème est simple" : "la thèse soutenue par Thucydide est une affirmation claire, cohérente et sans ambages, du progrès. » Les progrès s’y succèdent sous la forme, non d’une série d’inventions successives isolées les unes des autres, mais d’une évolution continue et générale, entraînant tout, toujours dans le même sens. La confiance éclate pour une méthode nouvelle fondée sur la raison, en des termes « étrangement voisins" de ceux qu’emploie l’auteur de l’Ancienne médecine célébrant la recherche médicale et les découvertes de la médecine. Le vocabulaire est le même, et par-delà le vocabulaire, l’idéal scientifique. (p. 62)&lt;br /&gt;Le souci de démonstration qui anime l’&lt;i style=""&gt;Archéologie&lt;/i&gt; n’est pas nécessairement au premier rang des préoccupations qui animent le reste de l’œuvre. Certes, on en trouve des échos. Et la première victoire navale d’Athènes, au livre II, "éclate comme une victoire de la technique et de l’expérience." Mais c’est principalement dans la bouche des Corinthiens, qui reprochent à Sparte son conservatisme ("vos procédés datent comparé aux leurs"). Alcibiade, aussi, amalgame action et progrès : "à se tenir en repos, notre cité s’usera comme le reste, sur elle-même, de même qu’en toutes choses nos connaissances déclineront ; mais qu’à lutter sans cesse, elle accroîtra son expérience… " Chez les partisans de l’impérialisme athénien, la nécessité s’est muée en une contrainte continue et une loi d’évolution, qui donne, dans le fil de la causalité historique défendue par Thucydide, un sens nouveau à l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;anagkè&lt;/span&gt;.  (p. 65-67)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Thucydide et la crise de l’idée de progrès&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ces idées sont celles des héros mis en scène, dont Thucydide témoigne, sans les partager. Car l’historien, qui ne parle jamais de « &lt;i style=""&gt;technè politikè&lt;/i&gt; », ne croit pas au progrès moral ; et à l’instar de la plupart des auteurs du V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, y compris ceux qui parlent de progrès, jamais, il ne considère l’avenir. "Son œuvre nous montre jusqu’où un homme de cette époque pouvait mener l’idée du progrès ; mais elle nous montre aussi où se fait le retournement, dont l’effet se fera sentir dans tout le IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle." (p. Thucydide ne dit pas explicitement que le progrès se retourne contre l’homme. Il le montre. Il montre que le progrès des techniques militaires aboutit au progrès des guerres et que la guerre est un maître violent, dont les effets sur l’homme sont désastreux. Pour lui, cela relève de la nécessité, de l’&lt;i style=""&gt;anagkè&lt;/i&gt;. Ce même besoin qui stimule le progrès technique devient l’agent de la démoralisation humaine. (p. 69)&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/ico%206.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/ico%206.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Non seulement Thucydide ne suggère nulle part l’idée d’un avenir ouvert, mais encore, les faits qu’il rapporte, le vocabulaire qu’il emploie, les arguments qu’il prête à ses orateurs, tout implique résolument l’idée d’une grandeur vouée à périr, d’une grandeur suivie de décadence". (p. 76) D’aucuns, à l’instar de Moses Finley, y verront une conception cyclique de l’Histoire. Jacqueline de Romilly plaide plutôt pour le balancement qui n’inclut pas en ses fondements l’idée d’évolution. La pensée de l’historien est centrée sur l’idée d’un épanouissement exceptionnel davantage que sur celle d’une véritable progression donnant son sens à l’histoire. Ce qui explique qu’on n’y trouve ni scepticisme, ni pessimisme, mais plutôt de la nostalgie pour la grandeur passée d’Athènes.&lt;br /&gt;L’idée d’un nouvel âge d’or était en route. "Bientôt, ce regret d’un passé glorieux va se propager, remplir tout le IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle… En Thucydide, nous voyons culminer l’admiration des Athéniens pour leur propre présent, puis s’effectuer la rupture avec ce présent qui ouvre la porte au retour des anciens rêves."&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quelques repères&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La guerre du Péloponnèse, qui opposa Athènes à Sparte, commença en 431 BCE, après que Périclès ait décidé d’un plan de guerre. Elle s’acheva en 404 par la capitulation des Athéniens assiégés, et eut pour effet la dissolution de la « Ligue maritime », l’hégémonie de Sparte et la mise à mal de la démocratie athénienne. Né en 460, Thucydide disparut en 396, trois ans après la condamnation à mort de Socrate. Nommé stratège, il avait été ostracisé en 443 pour n’avoir&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pu sauver Amphipolis, alors que Périclès devenait le chef incontesté de la démocratie Athénienne. Cela décida de son œuvre d’historien&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Références&lt;/span&gt; : Romilly, Jacqueline de, "Thucydide et l'idée de progrès", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'invention de l'histoire politique&lt;/span&gt;, Editions ENS, Paris, (1966) 2005, p. 41-78. A lire en complément, du même auteur, dans le même ouvrage, "Trois interprétations d'une crise des valeurs" (1976), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;op. cit.&lt;/span&gt;, p. 167-174.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/histoiredelaguerredupeloponnese.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/histoiredelaguerredupeloponnese.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;          &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Quelques sites en relation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;a href="http://www.educnet.education.fr/musagora/jeux/jeuxfr/thucydide.htm"&gt;Thucydide et son oeuvre&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.thucydide.com/"&gt;L’histoire pour éclairer, décrypter, comprendre l’actualité&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.sauv.net/figaro040129.php"&gt;L'appel à l'aide de Jacqueline de Romilly&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;a href="http://www.j-bradford-delong.net/movable_type/2003_archives/000381.html"&gt;"Thinking about Aristotle of Stagyri and Moses Finley"&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.j-bradford-delong.net/movable_type/2003_archives/000381.html"&gt; &lt;/a&gt;(Les réflexions d'un économiste états-unien sur Aristote et Moses Finley)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ac-versailles.fr/pedagogi/anti/argo/prometh0.htm"&gt;Prométhée était révéré par les potiers athéniens&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-113726774668471662?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/113726774668471662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=113726774668471662&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113726774668471662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113726774668471662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/01/les-grecs-croyaient-il-au-progrs.html' title='Les Grecs croyaient-il au progrès ?'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-113667715453472849</id><published>2006-01-08T00:34:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T15:04:50.385+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colères'/><title type='text'>Palmes, lentilles et grosses bétises</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Les_Curie_%3F%3F_v%3F%3Flo.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/Les_Curie_%3F%3F_v%3F%3Flo.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Plaisir télévisuel&lt;/span&gt; (c'est rare...) : la soirée "Invention" sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Arte&lt;/span&gt;. Merci à Isabelle Huppert et Philippe Noiret - d'avoir prêté leur talent aux personnages de Marie Curie (prix Nobel) et de Schutz, le directeur de l'ESPC  (palmes académiques), avec le clin d'oeil de Pierre-Gille de Gennes. Le film montre avec bonheur et humour combien l'invention a besoin de référents pour frayer son chemin.&lt;br /&gt;Référents culturels, qui ouvrent à la compréhension et au rebond de pensée, analogie aidant. Ainsi cette scène remarquable où Marie Curie, énervée de ne pas comprendre ce qui se passe, accepte d'expliquer la situation à sa bonne et trouve de nouvelles idées dans les analogies que celle-ci déploie pour la suivre et l'aider. Référents institutionnels, qui ouvrent à l'invention les voies de l'acceptation. Ainsi, Pierre et Marie Curie auraient-ils pu mener à bien leurs découvertes sans le désir de leur directeur d'être reconnu par l'Académie des Sciences, sans sa position sociale ? Le cocktail, donc : joindre à l'intelligence, le désir, le goût du risque, la confiance et l'abnégation. C'est bien peu dans l'air du temps...&lt;br /&gt;Pour les travaux pratiques et la mise en perspective, on reverra ce beau documentaire sur l'invention des lentilles souples en Tchécoslovaquie .&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/lentilles.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/lentilles.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hélas, le site concocté par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Arte&lt;/span&gt; en accompagnement n'est pas à la hauteur, en dépit de l'interview de Pierre Corvol. Certes, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;design&lt;/span&gt; est réussi. Mais que dire de textes où se côtoient banalités et grosses bétises? Je cite : "&lt;span class="ArticleTexte"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En mai 1765, l’ingénieur James Watt réfléchit à la manière d’améliorer les mécanismes traditionnels à combustion pour économiser du charbon. Soudain, il a une idée de génie : tirer partie de la pression induite par la vapeur d’eau. Pourtant, la force motrice de la vapeur n’est pas exploitée avant la fin du 18e siècle, lorsqu’elle est associée au piston et au cylindre&lt;/span&gt;". Voilà un très bel exemple de mythologie moderne. Il réfléchit, soudain il trouve !! Tout le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;topos &lt;/span&gt;de l'invention...!&lt;br /&gt;Or, tout est faux, ou presque, dans ce texte. L'idée d'utiliser la vapeur pour épuiser l'eau des mines est née dans les années 1680, avec Savery. Elle a trouvé une première et fructueuse réalisation (avec piston et cylindre, autrement dit une pompe, oui oui...) dès le début du XVIIIe siècle, 1709 pense-t-on généralement, avec Newcomen, inventeur de la machine à feu, premier nom donné à la machine à vapeur... Stupeurs et engrenages!!  Watt ne fut qu'un "améliorateur".... Et ce fut moins pour économiser le charbon que pour régulariser le mouvement et l'adapter à d'autres usages que le pompage...&lt;br /&gt;Je recommande aux documentalistes d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Arte&lt;/span&gt;, de visiter l'excellent site  réalisé par des lycéens, de retour du CNAM (cf. lien) Il faudrait lire aussi   :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span class="ArticleTexte"&gt;Chris MacLeod, &lt;/span&gt;"James Watt, heroic invention, and the idea of the industrial                revolution", in M. Berg and K. Bruland (eds.), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Technological Revolutions                in Europe: Historical Perspectives&lt;/span&gt; (Edward Elgar, 1998), 96-115  (&lt;span style="font-size:78%;"&gt;http://www.bris.ac.uk/Depts/History/Staff/macleod.htm&lt;/span&gt;)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Les chemins de la nouveauté. Inventer, innover au regard de l'Histoire, CTHS, 2004 (&lt;span style="font-size:78%;"&gt;http://www.cths.fr/FICHES/Fiches_Edition/f_5/E_544.shtm&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Mais voilà, c'est à moitié en Anglais, c'est long, ça prend du temps...  Bref, c'est pas de mode.&lt;br /&gt;Alors, vive le mythe ! C'est consensuel et ça va vite...&lt;span class="ArticleTexte"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-113667715453472849?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://visite.artsetmetiers.free.fr/savery.html;' title='Palmes, lentilles et grosses bétises'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/113667715453472849/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=113667715453472849&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113667715453472849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113667715453472849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2006/01/palmes-lentilles-et-grosses-btises.html' title='Palmes, lentilles et grosses bétises'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-113606118129696813</id><published>2005-12-31T21:09:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T14:57:42.195+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Visites'/><title type='text'>Le Petit-Palais à l'oeil</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Petit-Palais_mur1_d%3F%3Ftail2.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/Petit-Palais_mur1_d%3F%3Ftail2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Forgeron2.1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/Forgeron2.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Petit-Palais_plafond2.1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/400/Petit-Palais_plafond2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cueillette, ce jour, au Petit-Palais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Les visiteurs&lt;br /&gt;traversent&lt;br /&gt;le XIXe siècle&lt;br /&gt;avec un zeste&lt;br /&gt;de désinvolture...&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Petit-Palais_mur1_d%3F%3Ftail1.1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/200/Petit-Palais_mur1_d%3F%3Ftail1.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et le XVIIIe siècle&lt;br /&gt;avec&lt;br /&gt;fascination&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/1600/Petit-Palais_paravent3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 264px; height: 190px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/Petit-Palais_paravent3.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20171969-113606118129696813?l=monclioblog.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6228' title='Le Petit-Palais à l&apos;oeil'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monclioblog.blogspot.com/feeds/113606118129696813/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20171969&amp;postID=113606118129696813&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113606118129696813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20171969/posts/default/113606118129696813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monclioblog.blogspot.com/2005/12/le-petit-palais-loeil.html' title='Le Petit-Palais à l&apos;oeil'/><author><name>Clioblogueuse</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15940804818285897045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/1954/2016/320/af2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20171969.post-113588303164063338</id><published>2005-12-29T19:48:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T14:48:59.322+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colères'/><title type='text'>Louis XIV, ce mal français...</title><content type='html'>Pour tout avouer, j'étais de mauvaise humeur en achetant  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Point&lt;/span&gt;. Quel titre, mon dieu ! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le siècle de Louis XIV. Quand la France dominait le monde&lt;/span&gt;...&lt;span style="font-style: italic;"&gt;  &lt;/span&gt;La besace à tirages était donc  plate à ce point, vidée de ses habituels : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Où va l'immobilier?&lt;/span&gt;", "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La France en faillite&lt;/span&gt;", "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le salaire des cadres&lt;/span&gt;" et autres "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Grandes Ecoles : le palmarès&lt;/span&gt;" que la rédaction en vienne à brasser les poncifs historiques ? Le monde d'alors aurait été bien surpris d'apprendre que la France le dominait... Et réciproquement, d'ailleurs...!  Tout juste, l'élite européenne aimait-elle penser dans notre langue et prisait-elle notre culture. Tout juste, Louis XIV tenta-t-il d'élargir le royaume jusqu'au Rhin, sans succès; tout juste obtint-il, péniblement et au prix de l'épuisement de son peuple, la stabilisation de nos frontières. Mais voilà, il construisit Versailles, malgré Colbert, notons-le. Versailles, symbole voulu d'un Etat puissant. Versailles, devenu haut lieu du tourisme international et récemment rénové grâce au mécenat... américain.  Juste retour des choses et poids de l'imparfait?&lt;br /&gt;Eh bien, j'avais tort : le dossier est excellent. Il est bien mené, bien illustré, et il mobilise de grands noms. La plume de François Lebrun est toujours aussi vivante, légère et efficace. L'interview d'Olivier Chaline touche juste. La mise au point sur le Code noir et l'esclavage était indispensable. Merci donc au Point. Et merci, plus encore, à l'Assemblée nationale de n'avoir point légiféré sur le rôle positif de Louis XIV. Car cela nous aurait privé d'un beau débat que le magazine pose en ces termes : la faute à Louis XIV ?&lt;br /&gt;La faute ? Quelle faute ?? Jacques Marseille répond sans ambages : Si notre pays est actuellement mal en point, c'est parce que Louis XIV a mis à mal l'esprit d'entreprise, qu'il a tué la concurrence en développant l'emploi protégé, en condamnant les élites à la gestion du service public. En bref, le Grand Roi  a assasiné le pays en
